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Réussir l’animation de ses formations professionnelles en soft skills

Comment bien former aux soft skills ? Ophélie Erieau, formatrice et co-gérante de la SCOP Cap Savoir (organisme de formation spécialisé en soft skills), nous partage son expérience et sa vision de la formation aux compétences transversales et comportementales.

• Comment faire pour les développer durablement ?

• Comment mesurer l’impact d’une formation en soft skills ?

• Quelles sont les bonnes pratiques pour aider les apprenants à prendre conscience de leurs progrès. Elle nous raconte tout cela dans cette interview. Comme vous le verrez également, Ophélie a suivi le programme Praticien en Soft Skills et est certifiée.

PS : Pour rappel vous pouvez télécharger gratuitement Soft Skills Magazine sur ce lien : https://jerome-hoarau.com/sl/magfb

Voici la retranscription écrite de l’interview :

Jérôme Hoarau :
Bonjour à toutes et à tous. Nous sommes en direct pour parler soft skills avec aujourd’hui une invitée d’honneur, Ophélie Erieau. Bonjour Ophélie.

Ophélie Erieau :
Bonjour, bonjour à tous.

Jérôme Hoarau :
Je suis ravi de t’accueillir aujourd’hui. Tu es codirigeante de Cap Savoir, un organisme de formation en soft skills basé à Cholet. Tu proposes, avec ta coopérative, de nombreuses formations pour les entreprises. Avant d’en dire plus, j’aimerais que tu te présentes. Qui es-tu et qu’est-ce que Cap Savoir ?

Ophélie Erieau :
Je suis Ophélie, j’ai 37 ans, je suis maman de deux enfants de 7 ans et 5 ans et demi. Je suis cogérante de Cap Savoir et j’y travaille depuis 16 ans, depuis la fin de mes études.

J’ai eu la chance de suivre une licence en ingénierie des services à Cholet, associée aux techniques d’animation multisectorielle. C’est dans ce cadre que j’ai découvert la formation professionnelle et Cap Savoir. J’y ai effectué mon stage de fin d’études, puis j’ai intégré la structure.

Cap Savoir est un organisme de formation qui existe depuis 30 ans sur le territoire choletais. Nous développons les compétences transversales et comportementales pour favoriser l’épanouissement personnel en milieu professionnel.

Jérôme Hoarau :
Il y a deux éléments intéressants dans votre fonctionnement : la cogérance et le modèle coopératif. Peux-tu nous expliquer ?

Ophélie Erieau :
À l’origine, nous étions une association. En 2012, nous sommes devenus une SCOP, une société coopérative et participative.

Cela répondait à plusieurs besoins : la professionnalisation du secteur de la formation, l’évolution vers les marchés publics, et le développement vers les entreprises.

Il y avait aussi une volonté forte d’impliquer davantage les collaborateurs. Le management était déjà participatif, donc la transformation en SCOP s’est faite naturellement.

Aujourd’hui, nous sommes huit salariés, dont six associés. Chaque associé devient co-entrepreneur et co-responsable de l’entreprise.

Nous avons pris la cogérance en 2021, avec Farida, après le départ en retraite de notre directrice.

Ce modèle favorise l’engagement, la motivation et la fidélisation, car chacun comprend le sens de son travail et son impact.

Jérôme Hoarau :
Cela doit aussi représenter des défis en termes de gestion.

Ophélie Erieau :
Oui, cela demande de mobiliser l’intelligence collective.

Dans une SCOP, une personne égale une voix. Les décisions sont prises ensemble.

Cela demande des processus, mais cela apporte aussi une richesse. On n’est pas seul face aux problématiques.

Entreprendre ensemble est aussi puissant qu’entreprendre seul. Cela permet de prendre de meilleures décisions et d’avancer collectivement.

Jérôme Hoarau :
On retrouve beaucoup de soft skills dans votre fonctionnement. Pourquoi sont-elles si centrales ?

Ophélie Erieau :
Les soft skills font partie de notre ADN.

Nous ne cherchons pas seulement à transmettre des connaissances, mais à développer des compétences transversales et comportementales.

C’est ce qui permet de mesurer l’efficacité de nos formations.

Dès mes débuts, je me posais deux questions : pourquoi faire, et comment permettre aux apprenants de s’approprier et transférer les apprentissages.

Par exemple, on ne développe pas seulement la lecture ou l’écriture, mais la capacité à oser, à communiquer, à prendre la parole, à interagir avec les autres.

Cela passe par la confiance en soi, l’autonomie, la prise d’initiative.

Aujourd’hui, cette approche est appliquée à tous nos publics, qu’ils soient en difficulté ou déjà qualifiés.

Jérôme Hoarau :
Comment mesurez-vous les soft skills ?

Ophélie Erieau :
Chaque formation se termine par un retour d’expérience.

Les participants construisent un plan d’action avec des petits pas à mettre en place. Ensuite, ils reviennent pour partager les résultats.

Cela permet de mesurer concrètement les évolutions.

On observe aussi des indicateurs comme l’autonomie, la capacité à réaliser de nouvelles tâches, la qualité des relations, la cohésion d’équipe.

Les retours des managers et des clients sont également très importants.

Jérôme Hoarau :
Donc ce n’est pas si intangible que ça.

Ophélie Erieau :
Non. Si on observe les bons indicateurs, on voit rapidement les résultats.

Par exemple, en communication écrite, on peut voir des progrès techniques, mais aussi une meilleure intention, plus de fluidité, et une meilleure compréhension de l’impact de ses messages.

Les soft skills permettent d’ancrer les apprentissages et de les rendre durables.

Jérôme Hoarau :
Tu as participé au programme Praticien en soft skills. Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Ophélie Erieau :
Cela m’a permis de prendre du recul sur ma pratique.

J’ai redécouvert l’impact de la carte mentale, que j’utilise beaucoup. Cela m’a permis de renforcer certaines habitudes et d’en développer de nouvelles.

J’ai aussi observé des effets sur la concentration, la mémorisation et l’organisation.

Cela m’a permis de continuer à apprendre et d’enrichir mes pratiques, que je partage ensuite avec mon équipe.

Jérôme Hoarau :
C’est dans la transmission que l’on apprend le mieux.

Ophélie Erieau :
Oui, et aujourd’hui plus que jamais, les soft skills sont essentielles pour s’adapter à un monde qui évolue très vite.

Elles permettent de mieux travailler ensemble et de mieux s’adapter aux transformations.

Jérôme Hoarau :
Merci beaucoup Ophélie. Un mot de la fin ?

Ophélie Erieau :
Osez les soft skills. N’ayez pas peur de les développer. C’est bénéfique pour soi, pour les autres et pour son environnement.

Jérôme Hoarau :
Merci beaucoup. À très bientôt.

Ophélie Erieau :
Merci, à bientôt.

Par Jérôme HOARAU

Jérôme Hoarau auteur de best sellers (Dunod, Alisio, Diateino), conférencier international (anglais et français) et la référence francophone dans le domaine des soft skills (Jerome-Hoarau.com). Il a obtenu plusieurs titres de sport du cerveau tels que :
- Champion du monde de Mind Mapping 2018
- Champion du Royaume-Uni de Mind Mapping 2019
- Vice-champion du Royaume-Uni en Lecture Rapide 2019
Il est le co-auteur des best sellers "Bon manager Mode d'Emploi" (Diateino), "Les Gentils aussi méritent de réussir" (Alisio) et de "Soft Skills (Dunod).

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