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J’ai une idée ! Comment la protéger?

L’idée : un sujet qui est cher aux entrepreneurs étant donné que c’est le point de départ de toute aventure entrepreneuriale. Mais comme je l’explique dans mon dernier article, l’idée ne fait pas l’entrepreneur. 
Aujourd’hui je partage avec vous une tribune d’un entrepreneur que j’apprécie beaucoup sur ce sujet passionnant : l’idée, l’entrepreneur et sa peur de la partager. Bonne lecture à vous et merci à Gilles pour ce très beau billet !

Idée, entrepreneur et protection : Billet d’opinion par Gilles Grosjean, cofondateur d’Abbie&Rose

Il y a quelques temps, je proposais le billet « Entreprendre, le mythe de la grande idée » – ma conclusion était alors qu’il ne faut pas confondre « idée » et « innovation ».

Le concept « d’idée » semble toutefois rester central chez bon nombre de personnes ayant l’envie d’entreprendre – et, dans ce contexte, la question de la protection de « l’idée » revient régulièrement.

Il y a quelques mois, j’animais une table ronde sur l’entrepreneuriat et une personne ayant la volonté de créer son entreprise cherchait des conseils… elle semblait considérer que j’étais la bonne personne pour les lui donner, mais, avant de discuter, a voulu me faire signer un « engagement de confidentialité »… il s’agissait pourtant d’une discussion informelle en marge de la conférence ! J’ai évidemment refusé…

Lorsque j’anime ce genre de tables rondes, je conseille toujours aux participants de discuter de leur projet avec des personnes dont l’avis est valorisable (experts, clients potentiels, etc.), de confronter leurs idées au monde réel pour éviter d’avoir un beau concept théorique… qui s’avèrera un échec dans la réalité.

Il est certainement préférable d’éviter de discuter de son projet avec quelqu’un en qui on n’a pas confiance – j’en conviens ; mais dans ce cas, je suis bien occupé avec Abbie&Rose, merci !

Ne dit-on pas d’ailleurs que c’est dans la réalisation que se fait la différence, et non pas dans le concept de départ ? Personnellement, j’en suis convaincu. En outre, la grande majorité des personnes à qui vous parlerez n’ont qu’une seule envie : vous aider à réaliser votre projet !

Et puis, sérieusement, qui connaît quelqu’un qui a piqué l’idée de quelqu’un d’autre dans la phase de conception (parce qu’une fois lancée, tout le monde pourra la copier) ? Ok, ok – vous pensez tous à Facebook. C’est vrai, et l’exemple est plutôt marquant – mais qui peut dire que Facebook serait devenu ce que c’est s’il était resté dans les mains des frères Winklevoss ? Ce n’est d’ailleurs pas eux qui ont inventé les réseaux sociaux…

Il est certain que si votre idée inclut des éléments « brevetables » ou une recette spécifique, ils doivent être protégés, mais vous n’aurez sans doute pas à rentrer dans ces détails quand vous parlerez de votre projet pour la première fois à un partenaire potentiel, un client ou un spécialiste.

En conclusion, je continue à militer pour qu’on cesse de survaloriser le concept d’idée ! Puis, si vous avez peur que je vous pique votre idée, passez votre chemin, j’ai autre chose à faire…

 crédit photo : Thierry Mesnard de creapreZent

Les diplômes sont-ils un frein à l’entrepreneuriat ?

Une question très intéressante je trouve. Mais aujourd’hui ce ne sera pas moi qui y répondra mais Gilles Grosjean, cofondateur d’Abbie&Rose qui donne son opinion sur ce sujet. Bonne lecture à vous et n’hésitez pas à alimenter le débat dans les commentaires !

Gilles Grosjean - Abbie & RoseCette question paraît absurde dans un premier temps…

Un entrepreneur avec une tête bien faîte devrait – c’est certain – être plus à même de gérer une entreprise, non ?

Les domaines que doit être capable de maîtriser ou au moins comprendre un patron d’entreprise sont aussi complexes que variés: finance, droit, administration, etc. Et c’est encore sans parler des domaines spécifiques au secteur d’activité de son entreprise…

Je pense pourtant que la question doit être posée: nos diplômes sont-ils un frein au développement de l’entrepreneuriat en Europe? Pour accentuer cette question, prenons quelques exemples d’entrepreneurs particulièrement… comment dire… exemplaires: Steve Jobs, Richard Branson ou Xavier Niel…

Outre la réussite incontestable de ces 3 entrepreneurs, on retrouve dans leur parcourt une constante: ils n’ont pas fini leur cursus scolaire et/ou académique – pire, en particulier pour Branson, c’était un étudiant particulièrement médiocre… Peut-on pour autant dire que c’est le fait qu’ils n’aient pas de diplôme en poche explique en quelque sorte leur réussite? Je pense que le raccourci est un peu rapide…

Bien moins célèbres sont les milliers (millions?) d’entrepreneurs sans diplôme qui échouent chaque année… Entreprendre sans diplôme ne serait donc pas spécialement un gage de réussite… peut-on pour autant dire que les diplômes ne sont pas un frein à l’entrepreneuriat? Je n’en suis pas certain…

Un diplômé d’une grande école a – en quelque sorte – plus à perdre en se lançant dans l’entrepreneuriat que quelqu’un à qui de toute façon personne ne veut filer un job…  on s’approche peut-être de la réponse…

Je pense donc que le frein est psychologique, en effet nos diplômes nous aident peut-être à mieux comprendre les choses, mais ils nous aident aussi à mieux identifier les risques !

Selon moi, c’est là que les pouvoir publics ont un rôle à jouer: dédramatiser le (les) risque(s) d’entreprendre…

Pourquoi se lancer dans l’aventure entrepreneuriale ? La réponse en vidéo

Pourquoi Entreprendre ? C’est une question centrale sur ce blog. Mais si les réponses sont nombreuses, nous pouvons tout de même identifier des envies, des besoins et des désirs communs à de nombreux entrepreneurs. Voici une vidéo collaborative pour répondre à cette question : 

[youtube id= »psikokE4Owg » width= »600″ height= »350″]

Est-ce pour réaliser vos rêves ? Pour devenir plus libre ? Pour créer ? Choisir votre vie et non plus la subir ?

Quelles sont vos désirs et vos motivations profondes pour vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Merci à tous les participants :
Nicolas Pene de nicolaspene.fr
Gilles Grosjean d’abbieandrose.com
Lara Pawlicz et son équipe 2sparklearning.com
Alexandre Bortolotti de alexandreb.net
Ines Jacquemet de entreprendre-mlm.com
Johann Yang Ting de b2zen.com

Et vous, quelle est votre réponse à cette question : « Pourquoi Entreprendre ? »

Entreprendre, c’est aussi s’affranchir de ses peurs…

Voici le nouvel article de Gilles Grosjean, Partner et co-fondateur d’Abbie&Rose

Comment entreprendre malgré ses peurs ?

Bien que ce blog s’appelle ‘Pourquoi Entreprendre?’, il est parfois utile de se poser la question inverse : pourquoi ne pas entreprendre?

Reformulons la question: comment se fait-il que parmi les millions de personnes qui disent vouloir créer leur propre entreprise en Europe et dans le monde, nous ne sommes qu’une infime partie à finalement réellement franchir le cap?

La réponse est simple: parce que nous avons peur ! Peur de l’inconnu, peur du risque, peur de l’échec, peur de l’incertitude, peur du regard des autres, peur de l’effort aussi, peur de ne pas être à la hauteur, peur du changement… et peur de la réussite parfois.

Rien de bien révolutionnaire dans cette ‘découverte’ me direz-vous? Vous avez raison, si ce n’est qu’il est toujours bon de connaître son ennemi avant de vouloir le combattre… La clé est donc de bien se connaître et d’identifier ces peurs qui nous empêchent d’entreprendre… la magie de l’entrepreneuriat est alors qu’il est possible de construire son projet sur mesure, en encadrant au mieux ses peurs !

Vous avez peur de ne pas être à la hauteur pour les ventes? Trouvez un partenaire au profil plus commercial ou une société de distribution… Vous avez peur de perdre trop d’argent? Choisissez un projet qui n’en nécessite pas beaucoup… Plutôt peur de ne plus avoir de revenus pour assurer votre train de vie? Démarrez un business que vous pouvez gérer le soir, les weekends…

Tout cela est un peu théorique évidemment, « plus facile à dire qu’à faire » diront certains sans doute… mais cette prise de conscience a certainement été une étape clé dans le cheminement qui m’a permis de trouver des partenaires, de quitter mon job et de cofonder Abbie&Rose.

Je voulais donc la partager… et vu comme ça, ça paraît beaucoup plus simple, non? Entreprendre, c’est donc bien aussi s’affranchir de ses peurs…

N.B. Entreprendre reste toutefois un challenge, du coup si on a peur de l’effort ou des défis, il vaut mieux arrêter tout de suite ! 😉

Gilles Grosjean : comment il a recruté et développé son activité

Gilles Grosjean, co-fondateur de l’entreprise de mode homme Abbie&Rose (et rédacteur pour Pourquoi Entreprendre), répond aujourd’hui à une seconde interview… en vidéo cette fois-ci ! Il nous explique les évolutions réalisées depuis sa première interview que vous pouvez lire ici.

Voici la vidéo de son interview ici  :

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Un nouvel associé pour plus de compétences dans l’équipe

Gilles est un ingénieur de formation. Il aime la communication, mais ce n’est pas là où il est le plus fort. C’est la raison pour laquelle lui et ses deux autres associés ont décidé d’agrandir leur équipe en « recrutant » un quatrième associé spécialisé en communication. Un vrai bol d’air pour cet entrepreneur qui aime toucher à tout mais qui ne peux pas se permettre de tout faire s’il veut développer son affaire. Cette nouvelle personne apporte de nouvelles compétences complémentaire à celles des autres membres de l’équipe, ce qui leur permettra d’aller plus loin dans cette aventure entrepreneuriale.

Un agent commercial pour développer le business

Il en va de même pour la partie commerciale. Gilles s’en occupait auparavant, mais se trouvait donc limité dans son champs d’action (manque de temps). Un agent spécialisé rémunéré à la commission leur permettra d’avoir un vrai levier de développement commercial pour leur entreprise.

Un développement de l’activité en France

Abbie&Rose est une entreprise belge. Venir en France est donc comme une forme d’export, même si les deux pays sont très proches. Ce challenge animera en grande partie le quotidien d’entrepreneur de Gilles.