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Donnez vous les moyens de devenir ce que vous voulez être – Guillaume Richard co-fondateur de O2

Sachez ce que vous voulez être, ce que vous voulez faire, puis donnez vous les moyens pour atteindre vos objectifs.

C’est le conseil que j’ai retenu de l’interview que j’ai réalisée de Guillaume Richard, le dirigeant co-fondateur de la société O2.

O2 est une PME spécialisée dans les services à la personne (ménage, garde d’enfants et aide aux seniors). En fait, il s’agit d’une très grande PME car O2 est l’entreprise qui a créé le plus d’emplois en France depuis 2004 (une moyenne de plus de 1000 emplois nets créés par an depuis cette date d’après cet article).

Vous comprenez donc mon enthousiasme et ma fierté d’avoir pu interviewer l’un des entrepreneurs les plus importants pour la France ! Je le remercie encore pour le temps qu’il m’a accordé.

Pour information, O2 sera présent au salon des services à la personne qui aura lieu les 5, 6 et 7 décembre 2013 au Palais des Congrès de la Porte de Versailles de Paris.

Guillaume Richard : une envie d’entreprendre depuis le collège

A 13 ans, Guillaume Richard a trouvé sa vocation : il créera son entreprise quand il sera plus grand. Assez rare pour un jeune de rêver de devenir entrepreneur.

C’est un livre qui lui a créé cette vocation : Le Roi Vert de Paul-Loup Sulitzer.

le roi vert

C’est à travers cette lecture qu’il comprit comment il allait essayer de changer le monde. Ce n’est pas pour l’argent ou pour la gloire qu’il voulait le faire (même s’il pense que « les entrepreneurs sont tous un peu mégalo »). C’est parce que pour lui créer une entreprise :

  • c’était utile
  • ça avait du sens
  • c’était épanouissant

Aujourd’hui, on peut dire qu’il a réalisé son rêve d’enfant.

Pour réaliser son rêve, il entreprend des études en école de commerce (EDHEC), mais commence sa vie professionnelle en tant que contrôleur de gestion à la Française des Jeux. Il restera en poste pendant 3 ans avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

De salarié à startuper

En 1999, il pris la décision de sauter le pas vers l’accomplissement de son rêve en créant une startup Internet avec un associé. C’est alors que « At home » est née : une plateforme internet permettant aux utilisateurs de trouver un professionnel dans les services à domicile. Il s’agissait alors d’une plate-forme de mise en relation.

Or, Guillaume Richard souhaitait aller plus loin en faisant un vrai pont entre l’économie digitale et l’économie réelle. C’est de cette manière qu’il s’est rapproché de l’entreprise Unipôles qui proposait des services à domicile. Une nouvelle activité « Click and Mortar » (une entreprise ayant à la fois une activité web et une activité présentielle) prendra forme de cette fusion. Le 15 avril 2000, O2 est née, une entreprise de conception et de distribution de services à domicile.

Comme toute startup digne de ce nom, O2 avait pour vocation à lever des fonds. Ce qui était extrêmement facile à l’époque de la bulle Internet, qui avait éclatée le 14 avril 2000, soit la veille du lancement de O2.

Mince, voici la première difficulté se dressant devant cet entrepreneur. Mais les associés (ils sont 3) ne se laissent pas décourager et vont tout de même approcher des business angels… sans succès.

Ils devront « se contenter » d’un prix de 150 000 FF obtenu grâce à Vivendi. Un beau moyen de se lancer malgré le contexte difficile de l’époque.

De startuper à salarié et startuper

L’aventure de O2 continue, mais Guillaume Richard préfère avoir un emploi salarié à côté de son activité d’entrepreneur. Il travaillera ainsi de 2011 à 2004 dans une entreprise dans la presse en tant que cadre supérieur (il managera des équipes pour la distribution de la presse dans des points de relais).

C’est alors qu’il est cadre supérieur de 8h à 20h et entrepreneur à partir de 20h et les weekends.

O2 est à ce moment une entreprise de service spécialisée dans la garde d’enfants et dans le ménage.

Son aventure connaitra un tournant majeur suite à une grande décision qu’il aura prise.

De startuper à dirigeant

En 2005, O2 possédait 5 agences. Le chiffre d’affaires d’O2 s’élève alors à 790 000 euros fin 2004 et passe à 2,2 millions fin 2005.

Pour passer à la vitesse supérieure, Guillaume Richard et ses associés ont réussi à lever 140 000 euros de « love money » (famille, amis, amis des amis, …). Ce qui leur a permis d’obtenir un crédit à la banque de 125 000 euros.

Suite à cela, les choses ce sont mises à accélérer. En 2006, c’est alors 20 agences qui composent leur réseau (pas de franchises, leurs propres agences). Puis fin 2006, ils réalisent une grosse levée de fonds avec 1,5 millions d’euros en capital et 1,5 millions en emprunt bancaire.

Cette accélération vient d’une prise de décision très forte (« le déclic » selon les termes de Guillaume Richard) : celle de devenir le numéro 1 du secteur. C’est à partir de ce moment qu’ils ont mis les moyens de remplir leur objectif.

2007, 65 nouvelles agences ouvrent leurs portes en 8 mois. A la fin de l’année, O2 possède 120 agences dans toute la France (ils en sont à 12,5 millions de CA avec 2000 employés).

En 2008, ils développent un process qualité débouchant sur une certification.

2009, ils ouvrent leur activité au secteur des seniors. En 2012/2013 c’est le début de l’aventure en franchises.

Depuis Guillaume Richard est devenu un dirigeant d’entreprise, et son métier n’a aujourd’hui plus rien à voir avec ses débuts d’entrepreneur.

En tant qu’entrepreneur il devait construire une entreprise pérenne.

En tant que dirigeant, il doit savoir s’entourer des meilleurs salariés pour que l’entreprise soit la meilleure possible et reste numéro 1.

C’est un enjeu important, surtout dans le secteur du service à la personne car ce travail est « dur physiquement avec le ménage, mais dur aussi psychologiquement avec les enfants et les seniors ». Guillaume Richard continue :

« Quand vous gardez des enfants, vous devez être constamment en alerte, toujours attentif à ce qu’il se passe. C’est épuisant intellectuellement. Lorsque vous travaillez avec des personnes âgées, c’est parfois difficile car vous faites souvent face à la dépendance et à la mort. C’est pour cette raison que nous avons mis en place des dispositifs pour rendre le travail moins pénible avec un plan de carrière attractif et un process dans une journée de travail varié. Afin de réduire la pénibilité du travail, nous proposons aux employés de commencer leur journée avec les seniors, de continuer ensuite avec du ménage et enfin de terminer avec les enfants afin d’avoir une journée équilibrée. »

Comme vous me connaissez, vous vous doutez bien que je n’ai pas pu m’empêcher de poser cette question :

« Vos métiers demandent d’utiliser de nombreuses soft skills, surtout en matière de relations interpersonnelles. Est-ce le coeur de votre processus de recrutement ?« 

Voici sa réponse : Il ne faut pas résumer ce métier au savoir être. Si le savoir-être est important, ce n’est pas LE plus important. Dans le secteur des services à la personne, le savoir-faire est extrêmement important sinon vous vous exposez à des dangers. Nos employés sont formés et suivis pour avoir des méthodes précises en matière de garde d’enfants, pour qu’ils aient des outils à utiliser en cas de besoin. Voici une anecdote que j’ai vécue personnellement pour illustrer mes propos :

Alors que j’habitais encore à Paris et que nous n’avions pas encore développé l’activité de garde d’enfants, j’ai fait garder ma petite fille après la crèche par une jeune femme très douée au niveau relationnel. Mais elle n’était pas formée et je n’ai pas fait attention à cela. Mais un jour je reviens du travail et rentre chez moi. Je demande à la jeune femme comment allait ma fille. Elle me dit que ça va, mais qu’elle avait froid car elle grelotait et qu’elle l’a alors très bien couverte. Alors je lui demande si elle grelotait parce qu’elle avait froid ou parce qu’elle avait de la fièvre ? Elle me répond qu’elle ne sait pas. Je vais donc voir ma fille et elle était brulante. Je l’emmène aux urgences : 41,3 degré de fièvre. Heureusement que tout c’est bien terminé, mais cela aurait pu être dramatique. J’ai plein d’autres anecdotes de ce type pour vous montrer que dans ce secteur, le savoir-faire est primordial. On ne peut pas résumer ce métier à du savoir-être et à des compétences relationnelles. Il y a un vrai savoir faire et de vraies compétences professionnelles derrière. »

Même les connaissances théoriques ne sont pas suffisantes. La preuve, dans l’émission Patron Incognito (Undercover Boss) dans laquelle il est passé.

Je ne sais pas si vous vous rappelez de cette émission, mais j’ai pu interviewer Jean-Claude Puerto également par rapport à cette émission.

Un passage sur M6 dans « Patron Incognito »

Pour illustrer l’importance du savoir-faire dans ce métier, voici un aperçu de ce qu’a vécu Guillaume Richard en se faisant passer pour un employer lambda dans sa propre société.

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Même si sa connaissance théorique est très poussée (c’est lui qui a créé la plupart des process dans sa société), il avait visiblement du mal à suivre ses employés sur le terrain.

Pour recruter les meilleurs employés, ils réalisent des entretiens à partir de QCM, de tests, de mises en situation afin de vérifier le savoir-faire des personnes (même s’ils font des formations après).

Le conseil de Guillaume Richard pour les entrepreneurs

Son énorme conseil c’est de savoir ce que vous voulez faire et ce que vous voulez être.

Si vous voulez être le numéro 1, il faut aussi vous donner les moyens d’y arriver. Il faut une bonne adéquation entre l’objectif que vous vous êtes fixé, et les moyens que vous mettez pour y arriver.

Guillaume Richard dit : « nous n’avons pas hésité à ouvrir le capital et à embaucher des personnes meilleures que nous. Ca c’est super important, de savoir s’entourer de personnes qui ont des compétences plus importantes que vous. Pour nous développer nous avons chercher des compétences. Tout ça parce que nous avons décidé d’être le 1er sur le marché. »

« Le premier frein au développement d’une entreprise c’est l’entrepreneur lui même. Car c’est compliqué d’être à la fois la bonne personne quand on est seul, puis quand on est à 2, puis quand vous êtes à 100, 1000, … Vous passez de l’homme d’orchestre au chef d’orchestre. Il faut en avoir les capacités et en avoir le goût. »

« L’une des questions à se poser, c’est donc de savoir si vous voulez une grosse entreprise ou non. Car le problème en France c’est que quand vous êtes petit, on vous aide beaucoup. Quand vous êtes très gros, vous pouvez vous organiser pour éviter les problèmes, mais quand vous êtes au milieu, alors on ne vous aide pas et vous ne pouvez pas éviter les problèmes. »

« Au départ il faut déterminer ce que vous voulez être et en fonction de cela vous pouvez choisir le bon statut, le bon projet. Pur que tout se passe bien, le projet, les moyens et l’entrepreneur doivent être alignés. Donc quels sont vos objectifs, comment vous voyez-vous dans 20 ans ?« .

Si vous ne vous fixez pas de but, ce sera compliqué de l’atteindre

« Il faut se fixer un objectif, que son choix d’entreprendre a du sens, car décider d’être entrepreneur c’est beaucoup de sacrifices :

  • beaucoup de temps investi avec un retour sur investissement qui peut arriver très tard
  • un manque à gagner certain lorsque vous choisissez de créer votre boîte plutôt que de faire carrière dans une grande entreprise avec un bon salaire garanti »

Ce que je retiens de cette interview de Guillaume Richard en quelques mots

  • Définissez avant de faire des choix importants ce que vous voulez être (dirigeant ou entrepreneur ?)
  • Définissez un objectif clair et donnez vous les moyens de l’atteindre
  • Entourez-vous de personnes meilleures que vous pour avancer plus loin

Entreprendre en franchise dans les services à la personne

Le Salon des Services à la Personne lance sa 7ème édition du 5 au 7 Décembre 2013 au Palais des Congrès – Porte de Versailles Paris. Cette année, le salon se tourne vers les entrepreneurs en franchise dans ce secteur qu’est les services à la personne. Vous entreprenez ou voulez entreprendre dans ce milieu assez encadré par de nombreuses réglementations et constamment en évolution, vous y trouverez toutes vos réponses et bien plus encore.

Le plus grand rassemblement de franchises

Dans un unique et même endroit, vous pourrez rencontrer et échanger avec de très nombreuses structures afin de :

  •  Vous orienter dans votre parcours
  • Approfondir votre projet de création
  • Trouver la franchise adaptée à vos attentes
  • Déceler les opportunités dans ce secteur

Vous pourrez rencontrer plus de 200 exposants, dont les :

  • fédérations et groupements professionnels
  • syndicats patronaux et de salariés
  • organismes de formation et de professionnalisation
  • le CNCESU (Centre national du Chèque Emploi Service Universel)
  • la Mission des services à la personne de la DGCIS (Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services)
  • les présentations d’innovations technologiques et de services…

Ces exposants pourront vous indiquer les nouvelles tendances et règlementations ainsi que les opportunités dans ce milieu.

Plus d’une vingtaine de franchiseurs seront également présents afin que vous puissiez dénicher la franchise qui vous est adapté en échangeant avec eux directement.

Vous pourrez rencontrer notamment :

A2MICILE / ADHAP SERVICES / AGE D’OR SERVICES / APEF SERVICES – FRANCHIDOM’ /  ATOUT MENAGE / CENTRE SERVICES /  DOMICILE CLEAN / DOMIDOM / FAMILY SPHERE / FREEDOM SERVICES / GROUPE AXEO /  HEXA SERVICE /  MAISON ET SERVICES / NOUNOU PASSION / O2 / RÉSEAU VITAME / SHIVA / TOUT A DOM SERVICES / VIVA SERVICES

Ainsi que la Fédération Française de la Franchise.

Apprenez encore plus sur la franchise

De nombreuses conférences sont au programme durant ce salon. Ces séminaires auront pour but de vous orienter et de vous indiquer les différents points essentiels dans votre parcours en franchise. 

Parmi les thèmes abordés, vous pourrez trouver :

  • « Les 10 règles d’or pour bien choisir sa franchise« 
  • « Les principales étapes de la création en franchise« 
  • « Avez-vous le profil pour créer en franchise ?« 

Comment venir à ce salon ?

L’invitation est gratuite sur le site Le Salon des Services à la PersonneL’entrée est à 8 euros sur place.

Le Salon se tiendra le 5, 6 et 7 décembre de 10H à 18H au Palais des Congrès à Porte de Versailles, Pavillon 7.1, Paris.

Vous y trouverez également deux autres événement :

  • Solulo, le Salon des Résidences Séniors, Maison de Retraite et EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) 
  • Silver Economy Expo, le Salon des technologies et services pour les seniors

En bonus, voici l’interview d’Alain Bosetti, l’initiateur de ces différents salons (il explique leur genese).

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Le système de Franchise : Pourquoi ca marche ?

Les franchises font aujourd’hui partie du monde de la création d’entreprises. Mais pourquoi une telle effervescence ? Pourquoi les franchises sont une affaire qui marche ?

Parce qu’une franchise offre un cadre

Imaginez que vous souhaitez créer un restaurant type « fast-food » dans une ville de taille moyenne. Vous avez plein d’idées en tête à propos du concept :

– de la cuisine du monde à emporter et sur place

– un cadre moderne, design et minimaliste

– une identité visuelle très « XXIème siècle »

– …

Vous arrivez à visualiser le résultat final, et même la carte ! Cependant, alors que vous vous renseignez auprès de professionnels du secteur, vous vous rendez compte de toutes les difficultés pour vous lancer :

– les règles sanitaires

– les obligations légales et assurances

– créer la confiance sur un secteur très concurrentiel

– créer une image de marque

– …

Autant de soucis qui freinent votre enthousiasme et votre motivation. Que faire dans cette situation ? C’est en recherchant toutes les alternatives pour vous lancer que vous découvrez  la possibilité d’opter pour une franchise restauration . Certes, il n’existe pas de restaurant franchisé exactement comme celui que vous avez imaginé. Mais plusieurs chaines retiennent votre attention.

Même si l’investissement initial est très élevé, cela vous permet de gagner du temps pour vous lancer, notamment en profitant dès le lancement, d’une image de marque. En plus, vous avez un cadre déjà existant pour structurer votre restaurant. Oui, cela limite une certaine part de créativité, cependant le gain de temps sera significatif : les produits proposés ont déjà, a priori, été validés sur le terrain.

Changeons de point de vue maintenant, en se centrant du côté de la franchise cette fois-ci. En répondant à ce besoin, en étant un « facilitateur » pour les créateurs, la franchise apporte de la valeur ajoutée sur le marché. Mais en plus, elle bénéficie d’un déploiement de sa marque sur des territoires sur lesquels elle n’était pas présente jusque là. L’utilisation de sa marque constitue aussi une prise de risque pour la franchise car dépend du franchisé.

Parce que les franchises forment et accompagnent les entrepreneurs

Mais pour éviter que son image soit « mal utilisée », elle forme ses entrepreneurs. En plus de répondre à un des besoins les plus importants des dirigeants d’entreprise, les franchises structurent la diffusion de leur marque et limite ainsi les risques. Une pierre deux coups en somme.

Si nous reprenons notre exemple précédent, de l’entrepreneur aspirant restaurateur, nous remarquons que le porteur de projet n’est pas une personne expérimentée dans ce domaine d’activité. Le besoin de formation est important. Il pourrait apprendre par lui-même, mais cela prendrait énormément de temps et constituerait une prise de risque (« tester » dans le domaine de la restauration pourrait « coûter cher »). La franchise lui permet de profiter d’une formation initiale avant de se lancer, puis d’être accompagné tout au long de son aventure. Cette formation et cet accompagnement font partie des services proposés par une entreprise en franchise.

Parce qu’une franchise a un business model durable

L’image, le cadre, la formation et l’accompagnement sont les bases du business model d’une franchise. Elle se rémunère à travers les « commissions » et par l’apport initial du franchisé, le porteur de projet. C’es ainsi que les revenus d’une franchise reposent sur une base fixe, l’apport initial, et sur une base récurrente, les commissions. De plus, les frais d’investissement étant à la charge du franchisé, les sorties d’argent de la franchise sont peu élevées.

Attirées par cet attractif modèle d’affaires, les entreprises sont rapidement tentées de devenir elles mêmes des franchises. D’où cette forte concurrence dans de nombreux secteurs d’activité : choisir une franchise peut être un exercice long et fastidieux pour les futurs franchisés.

Mais voilà, ce business model n’est durable qu’à partir du moment où la franchise a des franchisés, et que ces franchises soient elles-mêmes durables.

Combien de franchises arrivent à réellement tirer leur épingles du jeu aujourd’hui ?

Comment lancer son entreprise sans idée innovante ?

« Et si j’avais une idée révolutionnaire, qui changerait le monde et que moi seul y ai pensé ? »

Voici un fantasme que nous sommes nombreux à partager lorsqu’il s’agit d’entreprendre. Mais pourquoi avoir une idée révolutionnaire serait « la clé du succès » ? Parce que si cela est vrai, que c’est l’idée innovante qui conditionne le futur d’une entreprise, alors nous serions très peu d’entrepreneurs aujourd’hui. Gilles Grosjean l’explique très bien dans son article sur le mythe de la grande idée.

D’ailleurs, je suis sûr que vous connaissez des personnes avec de grandes idées innovantes mais qui n’ont pas réussi à lui donner vie ou à la faire survivre.

bernard werber idee

« Les idées sont comme les êtres vivants. Elles naissent, elles croissent, elles prolifèrent, elles sont confrontées à d’autres idées et elles finissent par mourir. »
Bernard Werber

En écrivant cela, je ne « dis » pas que les idées innovantes ne servent à rien. Bien entendu, avoir une idée révolutionnaire peut être un excellent départ pour votre projet. Mais mon questionnement repose plutôt sur ces deux points :

–       Est-il est indispensable d’avoir une idée révolutionnaire (ou innovante) pour avoir un projet qui a de l’avenir ?

–       Quelles sont les autres alternatives lorsqu’on n’a pas cette fameuse idée innovante pour se lancer ?

Est-il indispensable d’avoir une idée innovante pour que son projet ait de l’avenir ?

Imaginez que seules les entreprises innovantes ont une place dans ce monde. Comment allez-vous vous nourrir ? Comment allez-vous faire réparer votre fuite d’eau ? Certains métiers, certaines entreprises ne reposent pas sur des modèles innovants. En revanche, elles existent toujours car elles répondent à des besoins. Et voilà selon moi un des ingrédients les plus importants pour entreprendre : apporter des solutions à des besoins.

Il n’est pas simple d’avoir une idée nouvelle que personne n’a déjà eu auparavant. Même Geroges Lucas, le créateur de la saga Star Wars vous confirme que les idées existent déjà :

georges lucas

« L’art n’est pas d’arriver avec des idées neuves mais d’interpréter ces idées qui nous entourent depuis toujours. »
George Lucas

Mais si vous souhaitez vraiment générer des idées, cela est possible grâce à votre créativité. Nous possédons tous cette capacité à être créatif, il s’agit d’une de vos soft skills, comme l’explique Johann Yang Ting dans cette interview :

Mais encore une fois, il n’est pas nécessaire de réinventer la roue pour se lancer. Si vous répondez à un besoin et que vous vous donnez les moyens de porter votre solution, alors vous aurez déjà accompli une bonne partie du chemin.

Quelles sont les autres alternatives lorsqu’on n’a pas cette fameuse idée innovante pour se lancer ?

Maintenant mettons de côté la créativité et la génération d’idées nouvelles pour se concentrer sur le concept, le projet.

Ce sujet a été abordé pendant ma webconférence sur « Comment créer sa boîte sans idée en partant de zéro ? ».

Plusieurs conseils ont été partagés comme entreprendre par la franchise. Il s’agit d’un sujet que nous abordons régulièrement sur Pourquoi Entreprendre car la franchise permet de se lancer à partir d’un concept qui a fait ses preuves, tout en profitant d’une structure, d’une image et de formations. Entreprendre en tant que franchisé permet d’aller plus vite dans le vif de l’entreprise. Mais cela implique également un coût et un engagement qui n’est pas négligeable. C’est pourquoi choisir sa franchise est une des étapes les plus importantes du processus. Voici quelques conseils que j’ai pu partager dans cet article pour optimiser vos choix :

Sur l’aspect financier  :

– Combien coûte le droit d’entré ? 

– Quel investissement total à faire ?

– Combien de redevance à verser au réseau ?

– De quelle formation bénéficierai-je ?

– A partir de combien de temps pourrai-je être rentable (par rapport au CA prévisionnel, aux charges et à la redevance à verser…)

 

Sur l’aspect de l’engagement :

– Quelle est la durée du contrat ?

– Quelles sont les composantes de ce contrat ?

– Quelle sera ma marge de manoeuvre ?

D’ailleurs je serais très curieux d’avoir des témoignages de personnes qui ont entrepris par la franchise.

D’autres personnes personnes se sont spécialisées dans des services aux entreprises justement, comme par exemple des sociétés pour créer une entreprise offshore.

Une autre possibilité et alternative à la franchise est entreprendre par le marketing de réseau. Les deux processus sont très proches mais chacun a ses avantages : le marketing de réseau est moins couteux alors que la franchise permet de créer une vraie entreprise beaucoup plus rapidement.

D’ailleurs, le marketing de réseau n’est pas spécialement fait pour créer une entreprise, mais plutôt pour dégager un revenu complémentaire.

Voici un tableau comparatif que propose Inès Jacquemet entre la franchise et le marketing de réseau (MLM):

Franchise MLM
Investissement de base ? Variable, mais généralement élevé (60 000€ en moyenne) Faible (set de démarrage : 100-300€)
Local commercial ? Oui Non
Stock ? Oui Non obligatoire
Royalties à payer à sa société partenaire ou franchiseur ? Oui Non
Statut juridique ? SARL / EURL VDI, puis SARL/EURL si l’activité se développe suffisamment
Cahier des charges imposé par la société partenaire ou franchiseur ? (hors contraintes réglementaires) Oui : règles d’implantation et organisationnelles Non : liberté totale dans sa manière d’exercer
Développement du réseau à la responsabilité du franchisé ou du partenaire MLM ? Non Oui
Transmission du savoir-faire, duplicabilité du modèle d’affaire / assistance de la part du réseau ? Oui : transmission d’un concept marketing éprouvé, rôdé, clair et précis. En principe oui… Mais dans les faits, cela dépend du réseau qu’on intègre. La duplication est souvent bien moins efficace qu’en franchise.

Entreprendre ne repose pas sur votre idée, mais sur votre volonté et sur vos choix. Il existe une myriade de possibilités pour répondre aux besoins et en faire une entreprise…

Voulez-vous vous lancer dans le MLM ? J’ai une opportunité à vous présenter :

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Devenir coach grâce à la franchise : le coaching en franchise

Le coaching est devenu un véritable marché en pleine expansion en France. Preuve qu’entreprendre en devenant coach est devenu très courant en France. Il existe même des franchises permettant de se lancer en tant que coach à partir d’une organisation déjà existante.

Selon le dernier baromètre de SFCoach (Société Française de Coaching), plus de 1500 personnes en France se déclarent en tant que coachs professionnels (chiffres de 2010). Je suis sûr que ce chiffre a bien plus augmenté aujourd’hui en 2013 lorsque je vois tous ces sites et blogs sur cette thématique.

Mais est-il si facile de devenir coach ?

D’un point de vue juridique, tout le monde pourrait se déclarer en tant que coach, même sans avoir suivi de formation au préalable (source « Devenir Coach » – Edition Larousse). Que ce soit coach en entreprise, coach de vie (particuliers) ou coach de dirigeants, tout le monde peut potentiellement exercer ce métier. Mais bien entendu, dans les faits, cela n’est pas aussi facile. Si 92% des coachs en 2010 adhèrent au code de déontologie de la profession (SFCoach), exercer ce métier demande bien plus que de l’éthique :

– de l’expérience (du savoir faire)

– un état d’esprit centré sur l’autre et détaché de soi (empathie et savoir-être)

– des compétences (soft skills, savoir faire)

Il existe des formations, mais beaucoup de coachs se sont lancés en tant qu’autodidactes. Mais se lancer en se formant par soit même ou en suivant une formation dédiée ne sont plus les uniques solutions aujourd’hui. Des franchises se sont spécialisées dans le coaching en franchise.

Devenir coach avec un franchise

Comme je vous l’expliquais dans un précédent article, choisir une franchise implique un choix lourd de conséquences. C’est pour cette raison qu’il est important de comparer les différentes offres de franchises afin d’effectuer le meilleur choix possible.

Plusieurs critères entrent en jeu :

Sur l’aspect financier  :

– Combien coûte le droit d’entré ?

– Quel investissement total à faire ?

– Combien de redevance à verser au réseau ?

– De quelle formation bénéficierai-je ?

– A partir de combien de temps pourrai-je être rentable (par rapport au CA prévisionnel, aux charges et à la redevance à verser…)

Sur l’aspect de l’engagement : 

– Quelle est la durée du contrat ?

– Quelles sont les composantes de ce contrat ?

– Quelle sera ma marge de manoeuvre ?

Et sur les offres de formation ! Surtout s’il s’agit de coaching, il est vital de vous maintenir à jour des différentes pratiques et techniques et de continuer d’évoluer et de progresser.

Souvent ces franchises proposent des offres de coaching pour les entreprises, qui est souvent la branche du coaching la plus rémunératrice, mais aussi la plus exigeante en termes de professionnalisme et de résultats.

Si entreprendre par le coaching vous intéresse, aimeriez vous que je propose un dossier complet sur cette thématique ? (laissez un commentaire ci-dessous)