Comment faites-vous pour rester positif et optimiste malgré les difficultés ou quand le contexte est démoralisant ? (laissez un commentaire pour ma partager votre avis) J’ai discuté avec Ling-en Hsia sur ce sujet récemment. Nous avons parlé de mindset, de soft skills et de leadership, et tout cela de manière ancrée dans le réel et la pratique. Et si vous souhaitez continuer à développer vos soft skills, pensez à récupérer votre exemplaire gratuit de Soft Skills Magazine sur mon site Jerome-Hoarau.com.
Peut-on rester positif dans le contexte actuel ?
Jérôme Hoarau :
Salut Ling-en.
Ling-en Hsia :
Salut Jérôme.
Jérôme Hoarau :
J’allais te poser la question : comment ça va ?
Parce qu’en ce moment, on a tout pour être négatif quand on regarde l’actualité et les challenges business auxquels nous faisons face.
Est-ce que tu arrives tout de même à rester positif en ce moment ?
Ling-en Hsia :
Oui, carrément.
Je reste positif parce que j’ai déjà vécu des situations difficiles. Il y a 4 ans, j’ai failli faire faillite après une phase de croissance. J’étais passé de 60 000 € de chiffre d’affaires à 200 000 € en deux ans.
Paradoxalement, c’est là que j’ai failli faire faillite parce que je me suis enflammé : j’ai augmenté mes charges sans avoir la maturité pour.
Quand tu as vécu ce type de situation, tu deviens plus résilient.
Pour ceux qui sont entrepreneurs depuis peu, gardez en tête que ces épreuves vous forgent et vous rendent plus forts. Si ça ne vous tue pas, ça vous rend plus fort.
Pour ceux qui ont plus d’expérience, appuyez-vous sur vos réussites passées. On a tendance à négliger nos réussites et à se focaliser sur nos échecs.
Pourtant, cela fait des années que vous traversez des épreuves. En entrepreneuriat, l’épreuve est quotidienne.
Moi, je sais ce que je veux et ce que je vaux. Quand je fais face à des difficultés, je sais que je vais m’en sortir.
Ce n’est pas juste de la pensée positive, c’est basé sur mon vécu.
Et pour ceux qui débutent : bienvenue dans le club. C’est ça, l’entrepreneuriat. Et ça peut être fun.
Comment cultiver un mindset positif quand le business est difficile ?
Jérôme Hoarau :
Tu as parlé du biais de négativité. J’ajouterais aussi le biais d’habituation : on s’habitue aux succès, qui deviennent la norme, et on les apprécie moins.
Cela impacte aussi le mindset.
Et justement, pour les entrepreneurs qui sont en difficulté et qui peuvent tomber dans une forme de négativité, comment on fait pour cultiver un mindset positif quand le business est difficile ?
Ling-en Hsia :
La première chose, c’est que vous n’avez pas le choix.
Si vous êtes dans un métier intellectuel ou de service, vous devez avoir un mindset positif si vous voulez réussir.
Vos croyances vont générer des actions, et ces actions des résultats.
Si le matin vous vous dites que tout va mal, vos actions vont suivre cet état d’esprit.
Votre énergie va attirer des personnes dans le même état.
Si vous galérez, vos clients potentiels galèrent aussi. Ils n’ont pas besoin d’un prestataire démoralisé.
Maintenant, c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais il faut au moins accepter ce principe.
Ensuite, protégez-vous.
Quand on ne va pas bien, on se compare davantage, notamment sur les réseaux sociaux. On cherche parfois inconsciemment à se rassurer, mais on tombe soit sur des gens qui réussissent, soit sur du contenu négatif, ce qui renforce le malaise.
Il faut s’entourer.
On est la moyenne des cinq personnes avec qui on passe le plus de temps.
Se faire accompagner est essentiel. Un coach peut vous aider à trouver des solutions en vous.
Les solutions sont déjà en vous.
Les formations et contenus créent des déclics, mais ils ne font pas le travail à votre place.
Entourez-vous de personnes qui vous tirent vers le haut et qui vous aident à trouver vos propres réponses.
Que faire concrètement quand les choses ne fonctionnent pas ?
Jérôme Hoarau :
Peux-tu donner des conseils plus concrets pour les entrepreneurs qui vivent cette situation ?
Ling-en Hsia :
Souvent, on pense que le problème vient de la conjoncture économique. C’est un biais de confirmation.
Mais souvent, ce que j’observe, c’est que les gens ont abandonné des choses qui fonctionnaient auparavant.
Moi, quand mon business baisse, je remarque que je fais moins d’appels.
On veut optimiser, gagner du temps, mais on déconstruit ce qui marche.
Il faut conserver ce qui marche et ensuite améliorer.
Par exemple, si un blog fonctionnait, il faut identifier pourquoi :
- collaborations,
- contenu personnel,
- régularité.
Puis adapter ces éléments à un nouveau format.
Il faut aussi se reconnecter à son pourquoi.
Quand c’est difficile financièrement, on se concentre uniquement sur les factures. Mais on est entrepreneur par choix, pour une mission.
Que faire quand le mindset flanche malgré tout ?
Jérôme Hoarau :
Et si malgré tout, le mindset flanche ?
Ling-en Hsia :
Ces moments peuvent être des opportunités.
Par exemple, j’ai changé d’expert-comptable après une période difficile, ce qui m’a permis d’économiser jusqu’à 60 %.
Les difficultés poussent à agir.
Ma force, c’est de transformer les problèmes en opportunités.
Il y a toujours une opportunité derrière un problème.
Quand tout va bien, on tolère des choses inefficaces. Quand ça va mal, on fait le ménage.
On peut :
- augmenter ses prix,
- changer d’offre,
- modifier son positionnement.
Dans les moments difficiles, j’ai réalisé des ventes importantes parce que j’ai maintenu un bon mindset.
Le problème, c’est que beaucoup font dépendre leur confiance de leur trésorerie.
Il faut stabiliser sa confiance indépendamment des résultats.
Quels conseils pratiques appliquer immédiatement ?
Jérôme Hoarau :
Quels conseils pratiques donnerais-tu ?
Ling-en Hsia :
Faire un diagnostic précis.
Identifier où est le problème dans son tunnel de vente.
Souvent, on se trompe de problème.
Un exercice simple : lister tous ses prospects dans un CRM et évaluer leur potentiel.
Ensuite :
- reprendre contact,
- proposer un appel,
- proposer un audit.
Beaucoup pensent avoir un problème de trafic, alors que c’est un problème de conversion.
Exemple : envoyer un email une fois par mois ne suffit pas.
Il faut travailler avec les personnes qui vous connaissent déjà.
Il ne faut pas enjoliver, mais traiter le problème réel.
Y a-t-il autre chose à ajouter pour garder un bon mindset ?
Jérôme Hoarau :
Y a-t-il autre chose que tu souhaiterais partager ?
Ling-en Hsia :
Oui.
S’entourer est essentiel.
Je préfère être en difficulté bien entouré que bien seul.
Autre point : l’humilité.
Il faut analyser concrètement ce qui ne fonctionne pas.
Souvent, il y a de l’auto-sabotage.
On pense que c’est la conjoncture, mais beaucoup réussissent malgré elle.
Il y a aussi la notion de “thermostat” :
Si ton niveau inconscient est réglé bas, tu vas inconsciemment te saboter.
Ce n’est pas une peur de l’échec, mais souvent une peur de réussir.
Ces blocages viennent de croyances et d’expériences passées.
Il faut en prendre conscience.
Se faire accompagner aide à mieux voir.
Plus de conscience permet de mieux agir.
Conclusion
Jérôme Hoarau :
Merci beaucoup Ling-en pour ton partage.
Laissez un commentaire pour recevoir son livre Business Mindset.
Et pour aller plus loin sur les soft skills, vous pouvez consulter Soft Skills Magazine.
Merci beaucoup.
Ling-en Hsia :
Merci pour l’invitation, c’était génial. Bon courage à tout le monde.
