🔥 Comment un manager avec plus de 40 ans de carrière a transformé son management en quelques mois grâce aux soft skills J’ai eu la chance d’interviewer Jean-Paul CHANE WAI, manager aguerri, et participant du programme Praticien en Soft Skills : un manager senior, avec quatre décennies d’expérience. Et malgré toute cette expérience, en quelques mois seulement, il a complètement réinventé sa manière de manager. Plus d’écoute, plus de clarté, plus d’impact. Et surtout : une relation aux autres qui a évolué bien au-delà du cadre professionnel.
Jérôme Hoarau :
Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Jean-Paul.
Jean-Paul Chane Waï :
Bonjour Jérôme.
Jérôme Hoarau :
Je suis ravi de t’accueillir aujourd’hui. Tu es manager dans le domaine automobile à La Réunion, avec un parcours inspirant. Cela fait presque un an que nous travaillons ensemble sur les soft skills. Est-ce que tu peux te présenter pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore ?
Jean-Paul Chane Waï :
J’ai une carrière assez longue. Après plus de 30 ans dans des fonctions de direction, principalement dans de grands groupes automobiles à La Réunion et aussi dans le secteur de l’environnement, je suis aujourd’hui manager de transition et formateur.
J’ai commencé ma carrière à Lyon, où j’ai travaillé pendant 14 ans dans une société, jusqu’aux ressources humaines. Cette expérience m’a donné des bases solides en gestion du personnel et en droit social.
J’ai eu la chance d’avoir trois mentors dans cette entreprise, qui m’ont poussé à avancer, à faire des études, à progresser. Si je suis là aujourd’hui, c’est grâce à eux.
Après 14 ans, je suis revenu à La Réunion, où j’ai occupé des fonctions de secrétaire général puis de directeur automobile, avec plusieurs business units à piloter.
J’ai aussi enseigné pendant huit ans en école de commerce.
Ensuite, j’ai rejoint le secteur de l’environnement comme directeur général adjoint. J’y ai découvert un univers totalement nouveau : traitement des déchets, compostage, centres d’enfouissement.
Après six ans, j’ai quitté ce poste et je suis revenu dans l’automobile.
Je suis ensuite parti à la retraite pendant deux ans, une retraite active. J’ai accompagné une association dans le cadre du rallye automobile, avec des actions intergénérationnelles. On invitait des jeunes, des personnes âgées, on partageait des moments ensemble. C’était une belle aventure humaine.
Puis j’ai repris un poste de transition dans l’automobile. On m’avait dit trois mois. Finalement, j’y suis resté quatre ans et demi.
Aujourd’hui, je suis manager de transition, et j’ai créé ma structure JP Formacom, autour de la formation, des compétences et de la communication. J’accompagne aussi des étudiants en école de commerce.
Tout au long de mon parcours, j’ai gardé un fil conducteur : conjuguer performance économique, exigence managériale et respect profond des personnes.
Jérôme Hoarau :
On sent que tu as été très marqué par tes mentors, et aujourd’hui tu es toi-même dans cette posture.
Jean-Paul Chane Waï :
Oui, pour moi c’est un devoir. On reçoit, mais il faut aussi donner.
Jérôme Hoarau :
Pour toi, c’est quoi un bon manager ?
Jean-Paul Chane Waï :
Un bon manager, c’est d’abord quelqu’un qui rend visible le socle de l’entreprise : la vision et les valeurs.
Il donne du sens, facilite le travail des équipes.
Il n’impose pas, il écoute, il fédère, il s’adapte aux situations.
Il doit faire preuve de bienveillance, transformer les erreurs en apprentissages, encourager les équipes.
Il doit aussi être exigeant, accompagner la performance, aider chacun à progresser.
J’ai créé un acronyme : EDEC
Écoute active, Disponibilité, Empathie, Courage, Confiance.
Ces soft skills fondent le leadership.
Une équipe performante est une équipe qui ose dire ses peurs et ses besoins, et qui privilégie la confiance et la relation.
Un bon manager est un leader qui rassure, fédère et donne du sens, tout en tenant le cap de la performance.
Jérôme Hoarau :
Quelle différence fais-tu entre un manager et un manager de transition ?
Jean-Paul Chane Waï :
Le manager de transition sait qu’il est là pour une période limitée.
Il doit rapidement comprendre l’entreprise, écouter, analyser, agir.
Il doit sécuriser les équipes, mettre en place une dynamique et transmettre dans de bonnes conditions.
Il a une certaine liberté, mais aussi une exigence forte d’efficacité.
Jérôme Hoarau :
Pourquoi les soft skills sont-elles indispensables pour un manager ?
Jean-Paul Chane Waï :
Les soft skills sont la clé du management moderne.
Elles conditionnent la qualité de la relation, la gestion des conflits, la communication.
Elles permettent de comprendre les équipes, de s’adapter, de gérer les émotions.
Elles rendent le manager crédible et inspirant.
Dans un environnement complexe, ce sont les soft skills qui font la différence.
Les compétences techniques sont nécessaires, mais elles ne suffisent plus.
Les soft skills permettent aussi d’améliorer la performance, de réduire les malentendus et de mieux répondre aux situations.
Jérôme Hoarau :
Qu’est-ce que la formation en soft skills t’a apporté ?
Jean-Paul Chane Waï :
Ce programme a été un tournant pour moi.
Il m’a permis d’aller plus loin dans ma posture managériale et pédagogique.
J’ai mieux compris mes réactions, renforcé mon écoute, ma gestion des émotions, ma communication.
Grâce aux outils comme le mind mapping, les masterminds ou le mentorat collectif, j’ai pu travailler en profondeur.
Aujourd’hui, je me sens plus aligné, plus à l’aise pour accompagner les équipes.
Je combine mieux exigence et bienveillance.
Si je devais résumer : ce programme m’a donné une nouvelle manière d’être présent aux autres.
Et je dirais à quelqu’un : si tu veux progresser professionnellement et humainement, travailler tes soft skills est l’un des plus beaux cadeaux que tu peux te faire.
Jérôme Hoarau :
Merci beaucoup Jean-Paul.
