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[PODCAST] L’élection présidentielle vue par les entrepreneurs #Presidentielle2017

Quelles sont les meilleures propositions des candidats à l’élection présidentielle française de 2017 ? Qu’en pensent les entrepreneurs et comment ces mesures impacteront l’entrepreneuriat en France ? Rémy Bigot et moi-même donnons notre avis sur ce débat !

Il s’agit d’un podcast assez particulier, comme vous pourrez le voir dans la vidéo ou le mp3 à télécharger ci-dessous. Notez que nous parlons uniquement des idées et des programmes, et pas des personnalités politiques directement.

https://www.youtube.com/watch?v=TQZZOaTTBwk

Voici ci-dessous le format mp3 de ce podcast :

Un podcast de Jérôme Hoarau, coach en soft skills, pour les Leaders Entrepreneurs.

Résumé des propositions des candidats à la présidentielle pour l’entrepreneuriat en France

Source Le Monde

François Fillon

  • De 35 à 39 heures (Mettre fin à la durée légale du travail à 35 heures et laisser chaque entreprise décider de son temps de travail par la négociation et la signature d’accords collectifs. L’accord collectif majoritaire s’imposera au contrat de travail. Les accords devront être « gagnant-gagnant » : aucun accord ne pourra se traduire par une réduction salariale, par rapport à la situation actuelle. Une durée de référence de 39 heures sera introduite pour le cas particulier des entreprises sans dispositions conventionnelles sur le temps de travail (nouvelle entreprise par exemple).)
  • Licenciement pour motif de “réorganisation” (faciliter le licenciement avec nouveau contrat de travail). (Faire disparaître la peur d’embaucher  Faciliter les recrutements dans les petites entreprises à travers une rénovation du contrat de travail (contrat de mission pour une durée limitée, contrat à causes de rupture prédéfinies…). Permettre aux entreprises qui doivent s’adapter en permanence de conforter leur compétitivité en clarifiant les règles du licenciement économique. Sécuriser la rupture du contrat en plafonnant les indemnités prud’homales. )
  • Booster l’auto-entrepreneuriat. exemples :
    1/ Créer un statut de prestataire indépendant pour les auto-entrepreneurs qui le souhaiteront. Il les protègera en minimisant ainsi les possibilités de requalification. Ce statut sera valable pour une durée de 3 ans.
    2/ Relever les niveaux de chiffres d’affaires plafonds de l’auto-entreprise à 50 000 euros pour les services et à 120 000 euros pour l’achat-revente. La franchise de TVA sera étendue jusqu’à ces plafonds.
  • Doubler les seuils sociaux (de 10 à 20 et de 50 à 100), pour faciliter l’embauche dans les petites entreprises.

Benoît Hamon :

  • Droit inconditionnel au travail à temps partiel (pour baisse du temps de travail)
  • Burn-out = maladie professionnelle
  • Taxe sur les robots (Pour répondre aux mutations du travail, je créerai une contribution sociale sur les robots. Elle alimentera un Fonds de Transition Travail (FTT), dont la mission sera de créer autant d’emplois nouveaux que ceux qui disparaîtront, et de financer la formation des salariés à ces nouveaux métiers. Les entreprises dont la robotisation s’accompagne d’une augmentation des effectifs seront dispensées de cette contribution.)
  • Moduler l’impôt pour favoriser les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices ou font le choix d’adopter un modèle d’intérêt général.
  • Etre plus sévère contre “l’ubérisation” avec la requalification en contrat de travail (Créer un statut pour les travailleurs indépendants / Pour garantir à tous le meilleur niveau de protection et lutter contre l’ubérisation débridée, je créerai un statut de l’actif. Il permettra aux travailleurs qui ne bénéficient pas aujourd’hui de la protection du Code du travail et du régime général de la Sécurité sociale d’accéder à un socle de protections et de droits fondamentaux.)
  • Création de statut de dirigeant de grande entreprise
  • Statut unique pour salarié et indépendant pour même protection sociale
  • revalorisation du SMIC de 10%

Marine Le Pen :

  • Orienter la commande publique vers des produits français – Appliquer le patriotisme économique aux produits agricoles français pour soutenir immédiatement nos paysans et nos pêcheurs, notamment au travers de la commande publique (Etat et collectivités).
  • Abaisser les cotisations sociales des TPE-PME en fusionnant l’ensemble des dispositifs  Abaisser les charges sociales des TPE-PME de façon lisible et significative en fusionnant l’ensemble des dispositifs d’allègement des charges sociales de manière dégressive. Cet allègement de charges sera conditionné au maintien de l’emploi.
  • Alléger la complexité administrative et fiscale pour les TPE-PME – Alléger la complexité administrative et fiscale pesant sur les TPE-PME : guichet unique dédié, généralisation du « titre emploi service entreprise » aux TPE, remplacement du compte pénibilité (…) par un nouveau dispositif reposant sur une évaluation personnalisée (…). Pour favoriser l’embauche, réduire le nombre des obligations administratives liées au seuil social de 50 salariés.
  • Porter le budget de la recherche à 1 % du PIB – Augmenter de 30 % le budget public de la recherche (pour le porter à 1 % du PIB). Promouvoir les secteurs stratégiques de la recherche et de l’innovation, en augmentant la déductibilité fiscale des dons.

Emmanuel Macron :

  • Faire bénéficier les indépendants des mêmes droits que le régime général – Nous supprimerons la caisse qui gère le Régime Social des Indépendants (RSI) pour l’adosser au régime général, afin que tous bénéficient de la même qualité de service et des mêmes droits. Nous réduirons nettement les charges qui pèsent sur les indépendants (professions libérales, commerçants, artisans, agriculteurs…) (…) Nous ouvrirons des droits à l’assurance-chômage aux indépendants et aux entrepreneurs afin qu’ils puissent bénéficier des mêmes droits au chômage que les salariés si leur aventure entrepreneuriale ne s’avère pas couronnée de succès.
  • Réduire les cotisations sociales des employeurs et des salariés – Nous transformerons le CICE en allègements de charges pérennes […] Nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du CICE, et jusqu’à 10 points au niveau du SMIC : les employeurs économiseront près de 1 800 euros par an et par salarié au SMIC, 2 200 euros par an pour un salarié payé 3 000 euros bruts par mois. […] Nous faciliterons l’embauche des salariés peu qualifiés, en atteignant zéro charges générales au niveau du SMIC. Nous réduirons les cotisations payées par les salariés, par les indépendants et par les fonctionnaires. […] Grâce à cette mesure, financée par une hausse de la CSG, tous les salariés verront leur salaire augmenter. Par exemple, si l’on gagne 2200 euros nets par mois, ce sera 500 euros nets supplémentaires par an.
  • Encourager la réduction des délais de paiement dans le privé et le public – Nous amplifierons encore les efforts en matière de réduction des délais de paiement, en renforçant notamment les obligations en la matière des collectivités publiques et dissuaderons les mauvais payeurs par une action ferme de l’Etat. Nous favoriserons dans le même temps le développement de tous les outils qui peuvent aider les entreprises à réduire leurs délais de paiement : de la facturation électronique à la sécurisation du crédit inter-entreprises.
  • Créer un Fonds pour l’industrie et l’innovation de 10 milliards d’euros – Nous créerons un Fonds pour l’industrie et l’innovation. Doté de 10 milliards d’euros issus des actions d’entreprises possédées de manière minoritaire par l’Etat, il servira à financer l’industrie du futur.
  • Réserver les marchés publics européens aux entreprises qui exercent en Europe  Nous réserverons l’accès aux marchés publics européens aux entreprises qui localisent au moins la moitié de leur production en Europe dans le cadre d’un Buy European Act.

Jean-Luc Mélenchon :

  • Supprimer les aides jugées antisociales et antiécologiques aux entreprises – Remettre à plat l’ensemble des aides publiques et exonérations d’impôt ou de cotisation accordées aux entreprises, évaluer leur efficacité, et revenir sur les aides antisociales et anti-écologiques.
  • Nationaliser le chantier naval STX de Saint-Nazaire – Nationaliser le chantier naval STX de Saint-Nazaire et développer la filière française de construction et déconstruction navale.
  • Adopter des mesures antidumping d’urgence sur les industries stratégiques – Adopter des mesures anti-dumping d’urgence sur les industries stratégiques (acier, photovoltaïque…), augmenter immédiatement les droits de douane pour les pays aux droits sociaux limités (travail des enfants, absence de droits syndicaux), prendre des mesures de rétorsion commerciales contre les paradis fiscaux.
  • Accorder un droit de veto suspensif aux comités d’entreprise sur les plans de licenciement – Accorder un droit de veto suspensif aux comités d’entreprise sur les plans de licenciements.
  • Créer une Sécurité sociale professionnelle (Jean-Luc Mélenchon souhaite aussi développer une sécurité sociale professionnelle. Les 820 000 contrats coopératifs prévus seraient pris en charge par cette structure, en appliquant un droit opposable à l’emploi dans lequel l’État serait employeur en dernier ressort. Le coût net en fin de mandat de cette mesure serait de 6,4 milliards d’euros. La sécurité sociale professionnelle prévoit aussi une indemnisation chômage dès le premier jour de la fin du travail, y compris pour les démissionnaire. 500 000 personnes seraient concernées en début de mandat, contre 300 000 en fin de mandat, pour un coût total de 2 milliards d’euros. Les créations d’emplois attendues feraient baisser les montants des allocations de solidarité et du RSA pour une économie de 4,4 milliards d’euros. Ces créations viendraient nourrir l’économie, selon Jean-Luc Mélenchon, qui estime que les plus pauvres, comme les sans-emploi, ne sont pas « une charge, mais un manque » pour l’activité et la société.)
  • Garantir la continuité du revenu en cas de perte d’emploi ou de retrait d’activité, dans le cadre d’une Sécurité sociale professionnelle.

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Faire des économies quand on débute son auto-entreprise

Souvenez-vous, je publiais il y a peu un article qui traitait des toutes premières difficultés que l’on rencontre en tant qu’auto-entrepreneur, notamment lorsque l’on n’a pas un sou et que l’on sort tout juste de ses études. Pour compléter cet article qui regroupe différents retours d’expérience, je vous livre mes astuces pour démarrer son auto-entreprise : et oui, il est possible de faire des économies sans pour autant renoncer à un travail de qualité !

Travaillez de chez vous ou d’un espace de coworking

Débuter une auto-entreprise sur Internet est idéal. À l’heure du digital, on tend d’ailleurs à dire que si une entreprise n’est pas présente (et référencée) sur le web, elle n’existe pas. Si vous avez un budget serré et que votre activité le permet, vous n’aurez ainsi pas besoin d’avoir une boutique avec pignon sur rue. Vous pourrez alors travailler de chez vous pour commencer. Il vous suffira juste d’un bureau, d’un Notebook que vous pourrez transporter partout avec vous, d’une bonne dose de créativité et de savoir-faire, ainsi que d’une imprimante. Pensez à définir clairement votre espace de travail pour une séparation nette en espace professionnel et privé.

Une alternative plutôt sympa, surtout si vous ne souhaitez pas toujours travailler chez vous ou que la compagnie vous manque : louer un espace de co-working, ou co-travail en français, concept très à la mode en ce moment. Pour trouver un bureau qui vous corresponde à proximité de chez vous, vous pouvez vous aider de la Carte du coworking conçue par les créateurs du site Bureaux À Partager.

Réduire ses dépenses de fournitures

Sans altérer la qualité de vos produits ou services, vous pourrez réaliser de réelles économies en réduisant le montant de vos dépenses en fournitures de bureau, qui peut pourtant paraitre anecdotique au premier abord. Une piste de plus en plus répandue pour diminuer ces coûts est de consommer vert. Ainsi, repenser l’impression, d’autant plus quand on sait que les documents papiers sont souvent imprimées inutilement, est une première étape. Cela passe tout d’abord par une réduction du nombre de pages imprimées en imprimant utilement, uniquement en recto verso, en ajustant l’échelle ou en utilisant du papier recyclé. Le papier n’est pas le seul consommable à pouvoir être réutilisé : c’est aussi le cas des cartouches rechargeables ou des cartouches reconditionnées. À titre d’exemple, une cartouche encre/couleur XL destinée à une HP OfficeJet Pro de marque coûte près de 93€, contre 32€ reconditionnée chez Inkadoo. Fini le papier recyclé grisâtre, des fabricants proposent aujourd’hui des très beaux papiers vraiment blancs et bien lisses. Du côté des enveloppes, les modèles kraft recyclés sont moins onéreux que ceux en vélin blanc… En protégeant la planète, vous préserverez donc vos finances.

Astuces pour payer moins d’impôts et obtenir des aides financières

Il existe différents moyens pour payer moins de charges et financer son projet lorsque l’on débute son activité en solo :

    • Le régime de micro-entrepreneur : par rapport au régime d’auto-entrepreneur, il a l’avantage de bénéficier d’un régime allégé et il est bien plus simple au niveau de la comptabilité.
    • Les aides financières et d’accompagnement : par exemple, le prêt à taux 0 Nacre (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise) ou l’aide du Pôle emploi Arce (Aide à la reprise et à la création d’entreprise).

Le crowdfunding ou financement participatif : pour financer votre projet et que vous avez une idée susceptible de plaire au plus grand nombre, vous pouvez passer par le crowdfunding via des plateformes telles que Kickstarter.

  • La prévoyance : restez prévoyant au niveau du budget en réalisant un business plan solide et évitez les pièges de débutants telles que les arnaques et détournements de statut.

 

L’uberisation de l’économie : une opportunité pour les entreprenants

Le phénomène Uber a fait couler beaucoup d’encre jusqu’à en faire un néologisme : « l’ubérisation ». L’ubérisation est une nouvelle manière de travailler reposant sur des services et des nouvelles technologies permettant de mettre en relation instantanément des prestataires et des clients. De nombreux medias en parlent en détail comme Le Figaro par exemple.

Beaucoup en France voient ce phénomène comme un danger pour l’économie et l’emploi. En revanche, les personnes entreprenantes (comme nous en voyons beaucoup dans notre Club des Leaders Entreprenants) voient cela comme une opportunité.

Dans cet article, je parlerai donc de pourquoi et comment tirer profit de l’ubérisation et saisir de nouvelles opportunités.

Prendre sa vie en main

La première étape pour profiter de cette nouvelle économie est d’adopter le bon état d’esprit. Si vous voyez le changement comme quelque chose de terrible et qu’il faut combattre à tout prix, vous aurez du mal à tirer parti de ces nouvelles opportunités.

En voyant ces changements comme des difficultés et des barrières, vous ne pourrez pas voir les opportunités qui s’y cachent derrière.

D’où l’importance de cultiver un état d’esprit optimiste et positif pour évoluer positivement dans un monde en évolution et de changements. Pour vous inspirer sur le sujet, voici une conférence très intéressante de Michel Poulaert (il est intervenant sur la-semaine.com) :

https://www.youtube.com/watch?v=NecEfF4wktI

Voici une équation que vous pouvez garder à l’esprit pour muscler votre soft skill optimisme :

Evènement + Réponse = Résultat.

C’est une équation proposée par Jack Canfield, célèbre expert en réussite. Un événement échappe à notre contrôle et influe sur le résultat. Mais notre réponse à cet événement est quelque chose que nous maitrisons et qui influe également sur le résultat. Donc acceptez l’événement tel qu’il est, car cela échappe à votre contrôle de tout façon. En revanche prenez en main votre réponse en réagissant positivement pour un résultat positif.

Hugo Caffarel4

Identifier et saisir les opportunités

Une fois que vous avez cultivé cet état d’esprit (et que vous continuez à le faire bien entendu), il devient possible pour vous d’identifier les opportunités cachées derrière les changements.

Lorsque vous verrez un changement dans votre domaine d’activité, plutôt que de combattre le nouveau pour sauver l’ancien, vous verrez comment faire évoluer votre pratique pour vous adapter au nouveau monde.

C’est ce que nous voyons tous les jours avec Uber dans le domaine du transport, Netflix dans le domaine de l’audiovisuel, Amazon dans le domaine du commerce, les MOOCs dans le domaine de la formation, …

Si vous n’avez pas encore vu de mouvement de changement dans ce sens dans votre industrie, vous pouvez vous inspirer de ces entreprises et, qui sait, vous pourriez devenir le Uber de votre domaine d’activité !

Exemples de nouvelles opportunités

formule de l'art d'entreprendre 17.13.06

Au delà de ces « success stories » citées précédemment, il existe d’autres opportunités permettant de créer une nouvelle activité ou de générer des revenus complémentaires. D’ailleurs, comme le disait Robin Chase, une grande partie de notre génération exercera plusieurs métiers à temps partiels pour avoir différentes sources de revenus.

Voici quelques exemples ci-dessous d’opportunités pouvant entrer dans cette autre facette de la nouvelle économie.

Les taxis motos sont en plein boom dans les grandes capitales mondiales. Afin d’apporter le service de transport privé et d’éviter les embouteillages, des entreprises comme Paris Driver proposent ce type de service. Pour vous inspirer sur cette activité, voici un lien sur les services taxi moto Paris Driver.

Toujours dans la dynamique d’activités pour des revenus complémentaires, il existe de nombreuses opportunités de travail en réseau dans des domaines variés tels que la santé, les services, le bien-être, la finance, …

Si jamais vous êtes à la recherche d’opportunités de ce type, je vous invite à me contacter via le formulaire suivant (vous devez être basé en Europe pour cela).

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L’uberisation de notre économie comme vous l’aurez compris, apporte son lot de changements et donc d’opportunités. Ces opportunités ne sont pas toujours celles que l’on croit (créer la startup qui va valoir des millions en quelques années, ou bien l’innovation technologique qui va révolutionner le monde entier). Elles peuvent être simples, accessibles et avoir un impact long terme important pour vous.

Mais plus important encore, l’uberisation du travail est une vraie opportunité pour nous de changer nos mentalités face au changement et de muscler nos soft skills liées à l’optimisme, à la créativité et à l’adaptabilité. Un régal pour les personnes entreprenantes !

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Choisir où investir dans une économie fébrile

La question de l’investissement personnel et professionnel peut arriver rapidement dans la vie d’un entrepreneur. Car lorsque les fonds deviennent plus conséquents, il n’y a aucun intérêt à les accumuler dans sa trésorerie d’entreprise ou personnelle.

Pourtant investir peu faire peur aujourd’hui dans ce contexte de fragilité et d’instabilité économiques.

Dans cet article je vous proposerai mes réflexions sur ce sujet.

Investir dans ce qui survivrait à la fin du capitalisme

Comme je l’écrivais dans mon article « Votre entreprise survivra-t-elle à la fin du capitalisme ? », nous percevons des signes de plus en plus forts d’un essoufflement de notre système économique. Bien entendu, cela ne veut pas dire « fin du monde » car nous humains avons connus bien d’autres systèmes économiques et sociaux auparavant. La question à se poser est donc la suivante : quels sont les meilleurs endroits où vous pouvez investir du temps, de l’énergie et de l’argent ?

Selon moi, ce sont ceux qui ne dépendent pas d’un système économique comme les fonds bancaires qui dépendent de l’ultra-libéralisme par exemple.

Quels sont donc ces « endroits » indépendants du système capitaliste actuel ?

Le premier endroit est vous-même. Quoiqu’il arrive, investir en soi-même est un bon investissement car vous êtes la pièce centrale de tous vos projets entrepreneuriaux. Le nerf de la guerre en entrepreneuriat n’est pas l’argent aujourd’hui selon moi, mais la santé et la performance de l’entrepreneur.

Ensuite réfléchissez aux besoins fondamentaux des humains : manger, boire, se loger, … Ces besoins sont essentiels et survivront quelque soit le système.

La difficulté en revanche est la concurrence qu’il peut y avoir. Donc à vous de prendre les bonnes décisions pour vous démarquer et faire la différence.

Mais quoiqu’il arrive, je pense qu’il est plus sûr d’investir aujourd’hui dans ces domaines là que dans des domaines dépendants du système.

Le logement : secteur indémodable

Le logement est surement l’investissement personnel le plus durable qu’il y ait aujourd’hui ; tellement durable qu’il se transmet de génération en génération. Ce que je trouve intéressant avec ce type d’investissement, c’est qu’il vous fait réfléchir au très long terme, même après votre mort.

Aujourd’hui de nombreuses mesures ont été prises pour faciliter l’investissement dans l’immobilier, et notamment la loi Pinel plus récemment. D’ailleurs ce nouveau dispositif d’incitation à l’investissement locatif a su séduire les investisseurs (+21.8% au 2è trimestre d’après les derniers chiffres du ministère du Logement), en ouvrant la possibilité de louer son logement neuf à ses ascendants ou descendants. ( sources : http://www.la-loi-pinel.com/). De quoi approfondir votre réflexion sur le sujet.

Et vous dans quels « endroits » préférez-vous investir aujourd’hui ?

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Votre entreprise survivra-t-elle à la fin du capitalisme ?

Avez-vous remarqué que notre système s’essouffle ? Que le capitalisme est à bout de souffle ?

Et si ce système dans lequel nous vivons s’effondrait, que le monde tel que nous le connaissons prenait fin pour laisser émerger un nouveau monde avec de nouveaux systèmes, quelle sera votre place ?

Dans un scénario pessimiste, cette transition se fera de manière brutale avec la fin du capitalisme. Dans une vision plus optimiste (que je préfère), développée par l’économiste Jeremy Rifkin, le capitalisme ne sera plus le seul système économique dans lequel nous vivrons. D’autres systèmes co-habiteront.

Dans tous les cas, j’ai du mal à croire que notre monde ne changera pas… De nombreuses personnes oeuvrent pour une transition vers un monde plus humain, plus doux, plus agréable, plus joyeux, plus vivant, plus connecté, plus aimant.

Un discours TED m’a fortement inspiré également sur ce thème, il s’agit de celui d’Alain Damasio « Très humain plutôt que Transhumain » :

[youtube id= »cR0T5-a6YTc » width= »700″ height= »450″]

Les messages qui ont marqué mon esprit :

Nous n’avons pas besoin de devenir plus qu’humain, mais plus humain.

Vis chaque instant comme si c’était le dernier. Vis chaque instant comme si c’était le premier.

Le pouvoir c’est faire-faire. La puissance c’est faire soi-même.

Dans ce monde plus humain qui est en train de se dessiner, quelle place allez-vous prendre ?

Etes-vous un entrepreneur indépendant du capitalisme ?

Voici une question que je me suis posée sur mon choix de vie, sur ma vocation de coach et de formateur en soft skills, leadership et entrepreneurship :

Est-ce que ce que je propose sera toujours utile et à valeur ajoutée sans le capitalisme ?

Imaginons que le système monétaire s’effondre, que la monnaie disparaît pour revenir au troc. Est-ce que je fais aura toujours une valeur dans cette situation ? Est-ce que mon entreprise sera toujours utile à la société ? Est-ce que j’aurai toujours des clients pour « acheter » mes services ?

En me posant cette question, je me suis rendu compte que quelque soit le système économique dans lequel nous vivons, une richesse ne disparaitra jamais : la richesse humaine. Les personnes seront toujours là (sauf si c’est la fin du monde et dans ce cas la question ne se pose plus 🙂 ), avec leurs compétences naturelles, humaines, transversales, leurs soft skills. Ces soft skills seront toujours utiles et indispensables, même si nous retournons à l’âge de pierre.

Il existe des métiers comme ça, qui ne disparaitront jamais comme :

– les agriculteurs et les éleveurs pour nous nourrir (ne serait pour gérer les machines si tout devient automatisé comme dans la vision du futur de Henry David Thoreau)

– les médecins, infirmiers, … pour nous soigner

– les enseignants, formateurs, … pour transmettre le savoir

– les artisans pour construire des habitations, des meubles, les entretenir, …

Les métiers du bâtiment auront également des beaux jours devant eux, car nous aurons toujours besoin de nous loger a priori. Les plombiers et les serruriers sont donc eux aussi des métiers d’avenir comme ceux présentés  sur ce site.

Votre entreprise survivra-t-elle un changement de paradigme, un changement de système ? Fait-elle partie de ces entreprises qui survivront à la fin du capitalisme (ou presque) ?

fleche du sens

Votre métier a-t-il du sens ?

Pour ma part, je suis convaincu que la direction que j’ai prise est la bonne car, comme le schéma que vous pouvez voir en haut de cet article (une trouvaille de mon confrère Julien Lucas que j’ai traduite en français) car :

– j’aime profondément ce que je fais

– il existe un vrai besoin auquel je réponds (devenir le leader entrepreneur que l’on veut être pour prendre en main sa vie)

– les personnes que j’accompagne sont satisfaites de mes coachings (que ce soit en français et en anglais)

– on me rémunère pour mon travail

Par conséquent, ce que j’entreprends n’est pas un « travail » mais :

– Une mission

– Une passion

– Une vocation

– Une profession

De quoi être heureux dans cette entreprise pleine de sens et qui aura de la valeur ajoutée même si le système s’écroule.

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