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[PODCAST] L’élection présidentielle vue par les entrepreneurs #Presidentielle2017

Quelles sont les meilleures propositions des candidats à l’élection présidentielle française de 2017 ? Qu’en pensent les entrepreneurs et comment ces mesures impacteront l’entrepreneuriat en France ? Rémy Bigot et moi-même donnons notre avis sur ce débat !

Il s’agit d’un podcast assez particulier, comme vous pourrez le voir dans la vidéo ou le mp3 à télécharger ci-dessous. Notez que nous parlons uniquement des idées et des programmes, et pas des personnalités politiques directement.

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https://www.youtube.com/watch?v=TQZZOaTTBwk

Voici ci-dessous le format mp3 de ce podcast :

Un podcast de Jérôme Hoarau, coach en soft skills, pour les Leaders Entrepreneurs.

Résumé des propositions des candidats à la présidentielle pour l’entrepreneuriat en France

Source Le Monde

François Fillon

  • De 35 à 39 heures (Mettre fin à la durée légale du travail à 35 heures et laisser chaque entreprise décider de son temps de travail par la négociation et la signature d’accords collectifs. L’accord collectif majoritaire s’imposera au contrat de travail. Les accords devront être « gagnant-gagnant » : aucun accord ne pourra se traduire par une réduction salariale, par rapport à la situation actuelle. Une durée de référence de 39 heures sera introduite pour le cas particulier des entreprises sans dispositions conventionnelles sur le temps de travail (nouvelle entreprise par exemple).)
  • Licenciement pour motif de “réorganisation” (faciliter le licenciement avec nouveau contrat de travail). (Faire disparaître la peur d’embaucher  Faciliter les recrutements dans les petites entreprises à travers une rénovation du contrat de travail (contrat de mission pour une durée limitée, contrat à causes de rupture prédéfinies…). Permettre aux entreprises qui doivent s’adapter en permanence de conforter leur compétitivité en clarifiant les règles du licenciement économique. Sécuriser la rupture du contrat en plafonnant les indemnités prud’homales. )
  • Booster l’auto-entrepreneuriat. exemples :
    1/ Créer un statut de prestataire indépendant pour les auto-entrepreneurs qui le souhaiteront. Il les protègera en minimisant ainsi les possibilités de requalification. Ce statut sera valable pour une durée de 3 ans.
    2/ Relever les niveaux de chiffres d’affaires plafonds de l’auto-entreprise à 50 000 euros pour les services et à 120 000 euros pour l’achat-revente. La franchise de TVA sera étendue jusqu’à ces plafonds.
  • Doubler les seuils sociaux (de 10 à 20 et de 50 à 100), pour faciliter l’embauche dans les petites entreprises.

Benoît Hamon :

  • Droit inconditionnel au travail à temps partiel (pour baisse du temps de travail)
  • Burn-out = maladie professionnelle
  • Taxe sur les robots (Pour répondre aux mutations du travail, je créerai une contribution sociale sur les robots. Elle alimentera un Fonds de Transition Travail (FTT), dont la mission sera de créer autant d’emplois nouveaux que ceux qui disparaîtront, et de financer la formation des salariés à ces nouveaux métiers. Les entreprises dont la robotisation s’accompagne d’une augmentation des effectifs seront dispensées de cette contribution.)
  • Moduler l’impôt pour favoriser les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices ou font le choix d’adopter un modèle d’intérêt général.
  • Etre plus sévère contre “l’ubérisation” avec la requalification en contrat de travail (Créer un statut pour les travailleurs indépendants / Pour garantir à tous le meilleur niveau de protection et lutter contre l’ubérisation débridée, je créerai un statut de l’actif. Il permettra aux travailleurs qui ne bénéficient pas aujourd’hui de la protection du Code du travail et du régime général de la Sécurité sociale d’accéder à un socle de protections et de droits fondamentaux.)
  • Création de statut de dirigeant de grande entreprise
  • Statut unique pour salarié et indépendant pour même protection sociale
  • revalorisation du SMIC de 10%

Marine Le Pen :

  • Orienter la commande publique vers des produits français – Appliquer le patriotisme économique aux produits agricoles français pour soutenir immédiatement nos paysans et nos pêcheurs, notamment au travers de la commande publique (Etat et collectivités).
  • Abaisser les cotisations sociales des TPE-PME en fusionnant l’ensemble des dispositifs  Abaisser les charges sociales des TPE-PME de façon lisible et significative en fusionnant l’ensemble des dispositifs d’allègement des charges sociales de manière dégressive. Cet allègement de charges sera conditionné au maintien de l’emploi.
  • Alléger la complexité administrative et fiscale pour les TPE-PME – Alléger la complexité administrative et fiscale pesant sur les TPE-PME : guichet unique dédié, généralisation du « titre emploi service entreprise » aux TPE, remplacement du compte pénibilité (…) par un nouveau dispositif reposant sur une évaluation personnalisée (…). Pour favoriser l’embauche, réduire le nombre des obligations administratives liées au seuil social de 50 salariés.
  • Porter le budget de la recherche à 1 % du PIB – Augmenter de 30 % le budget public de la recherche (pour le porter à 1 % du PIB). Promouvoir les secteurs stratégiques de la recherche et de l’innovation, en augmentant la déductibilité fiscale des dons.

Emmanuel Macron :

  • Faire bénéficier les indépendants des mêmes droits que le régime général – Nous supprimerons la caisse qui gère le Régime Social des Indépendants (RSI) pour l’adosser au régime général, afin que tous bénéficient de la même qualité de service et des mêmes droits. Nous réduirons nettement les charges qui pèsent sur les indépendants (professions libérales, commerçants, artisans, agriculteurs…) (…) Nous ouvrirons des droits à l’assurance-chômage aux indépendants et aux entrepreneurs afin qu’ils puissent bénéficier des mêmes droits au chômage que les salariés si leur aventure entrepreneuriale ne s’avère pas couronnée de succès.
  • Réduire les cotisations sociales des employeurs et des salariés – Nous transformerons le CICE en allègements de charges pérennes […] Nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du CICE, et jusqu’à 10 points au niveau du SMIC : les employeurs économiseront près de 1 800 euros par an et par salarié au SMIC, 2 200 euros par an pour un salarié payé 3 000 euros bruts par mois. […] Nous faciliterons l’embauche des salariés peu qualifiés, en atteignant zéro charges générales au niveau du SMIC. Nous réduirons les cotisations payées par les salariés, par les indépendants et par les fonctionnaires. […] Grâce à cette mesure, financée par une hausse de la CSG, tous les salariés verront leur salaire augmenter. Par exemple, si l’on gagne 2200 euros nets par mois, ce sera 500 euros nets supplémentaires par an.
  • Encourager la réduction des délais de paiement dans le privé et le public – Nous amplifierons encore les efforts en matière de réduction des délais de paiement, en renforçant notamment les obligations en la matière des collectivités publiques et dissuaderons les mauvais payeurs par une action ferme de l’Etat. Nous favoriserons dans le même temps le développement de tous les outils qui peuvent aider les entreprises à réduire leurs délais de paiement : de la facturation électronique à la sécurisation du crédit inter-entreprises.
  • Créer un Fonds pour l’industrie et l’innovation de 10 milliards d’euros – Nous créerons un Fonds pour l’industrie et l’innovation. Doté de 10 milliards d’euros issus des actions d’entreprises possédées de manière minoritaire par l’Etat, il servira à financer l’industrie du futur.
  • Réserver les marchés publics européens aux entreprises qui exercent en Europe  Nous réserverons l’accès aux marchés publics européens aux entreprises qui localisent au moins la moitié de leur production en Europe dans le cadre d’un Buy European Act.

Jean-Luc Mélenchon :

  • Supprimer les aides jugées antisociales et antiécologiques aux entreprises – Remettre à plat l’ensemble des aides publiques et exonérations d’impôt ou de cotisation accordées aux entreprises, évaluer leur efficacité, et revenir sur les aides antisociales et anti-écologiques.
  • Nationaliser le chantier naval STX de Saint-Nazaire – Nationaliser le chantier naval STX de Saint-Nazaire et développer la filière française de construction et déconstruction navale.
  • Adopter des mesures antidumping d’urgence sur les industries stratégiques – Adopter des mesures anti-dumping d’urgence sur les industries stratégiques (acier, photovoltaïque…), augmenter immédiatement les droits de douane pour les pays aux droits sociaux limités (travail des enfants, absence de droits syndicaux), prendre des mesures de rétorsion commerciales contre les paradis fiscaux.
  • Accorder un droit de veto suspensif aux comités d’entreprise sur les plans de licenciement – Accorder un droit de veto suspensif aux comités d’entreprise sur les plans de licenciements.
  • Créer une Sécurité sociale professionnelle (Jean-Luc Mélenchon souhaite aussi développer une sécurité sociale professionnelle. Les 820 000 contrats coopératifs prévus seraient pris en charge par cette structure, en appliquant un droit opposable à l’emploi dans lequel l’État serait employeur en dernier ressort. Le coût net en fin de mandat de cette mesure serait de 6,4 milliards d’euros. La sécurité sociale professionnelle prévoit aussi une indemnisation chômage dès le premier jour de la fin du travail, y compris pour les démissionnaire. 500 000 personnes seraient concernées en début de mandat, contre 300 000 en fin de mandat, pour un coût total de 2 milliards d’euros. Les créations d’emplois attendues feraient baisser les montants des allocations de solidarité et du RSA pour une économie de 4,4 milliards d’euros. Ces créations viendraient nourrir l’économie, selon Jean-Luc Mélenchon, qui estime que les plus pauvres, comme les sans-emploi, ne sont pas « une charge, mais un manque » pour l’activité et la société.)
  • Garantir la continuité du revenu en cas de perte d’emploi ou de retrait d’activité, dans le cadre d’une Sécurité sociale professionnelle.

PS : Ce serait super si vous pouviez partager un commentaire sur iTunes pour me soutenir. Cela me boostera à mieux vous servir !

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Et si les entrepreneurs étaient au pouvoir ? avec Linda Labidi

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Etre entrepreneur c’est avoir un rôle dans la société, même s’il n’est pas politique. Mais cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas parler de politique.

Dans cette nouvelle interview d’entrepreneur, nous parlerons de la question suivante : Et si nous étions gouvernés par des entrepreneurs ?

Dans cette première interview sur ce sujet épicé, je vous présente Linda Labidi.

Linda LabidiLinda Labidi : journaliste et dirigeante d’entreprise

Linda LABIDI est journaliste et gérante d’une agence de production spécialisée en films institutionnels ‘LABIDI MEDIA’.

Elle est actuellement aux commandes de deux programmes ‘Business Women’ et ‘Qu’en pensent-elles’ tous deux diffusés sur Widoobiz Radio et Demain tv.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de son actualité sur facebook : Linda LABIDI

Et si notre président était un (ou une) entrepreneur(e), qu’est ce qui changerait dans notre pays ?

Si notre président était un (ou une) entrepreneur(e), il y’a fort à parier que les réformes ou nouvelles initiatives seraient économiques. Au delà des initiatives purement politiques, ce sont surtout les mœurs qui peuvent changer en faveur des chefs d’entreprises. Des patrons dont l’image est encore farouchement écornée en France.

Culturellement et à l’évidence une grande majorité ramène au même piédestal les chefs d’entreprises du CAC 40 et les jeunes entrepreneurs. La première entreprise de France, rappelons-le reste l’artisanat. Je ne suis pas certaine que ces petits patrons pour la grande majorité de petites entreprises familiales ou les jeunes Startups jouissent des mêmes privilèges.  Et tous les grands de ce monde ne sont pas à blâmer. L’ingratitude des français à l’encontre de ceux qui créent l’emploi et maintiennent la croissance me peine. Si président était un (ou une) entrepreneur(e) j’ose espérer qu’elle ou il saura faire briller l’entrepreneuriat au delà de son camp.

Comment nos politiciens pourraient s’inspirer de nos entrepreneur(e)s ?

En les consultant ! Ecouter avant d’imposer … Le code du travail français freine à lui seul des milliers voire des millions d’embauches. A trop vouloir protéger le salariat on a contribué à le paralyser. Comme souvent, le mieux peut devenir l’ennemi du bien.

Quel(le) entrepreneur(e) verrais-tu à la tête de la France ?

Je verrais un profil aguerri bien évidemment mais un profil qui envisage son entrée politique avec l’état d’esprit de transmission d’acquis plutôt que celle d’une ultime ambition.

Un dernier message à faire passer ?

Je cherche à lever 300 000€ pour mon prochain projet entrepreneurial ! Il parait que la chance sourit aux audacieux, alors je lance cette bouteille à la mer 😉

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