Aurélien Amaz : fondateur de La Ruche Qui Dit Oui De Maalbeek

Dans cette nouvelle interview d’entrepreneur, j’ai le plaisir de vous présenter Aurélien Amaz, un ami qui vient de lancer « La Ruche Qui Dit Oui De Maalbeek ».

Vous découvrirez un concept très vertueux pour la société :

  • moins de déchets,
  • moins de transport d’aliments donc moins de CO2 rejeté,
  • plus de lien social entre les producteurs et les consommateurs,
  • une meilleure équité économique.

Je suis sûr que ce concept intéressera plusieurs d’entre vous. Bonne lecture et merci Aurélien pour tes réponses.

Qu’est-ce qu’une « Ruche qui dit Oui » ?

Beaucoup d’européens souhaitent consommer des produits alimentaires sains, locaux et si possible certifiés bio. Surtout, ils souhaitent faire leurs courses auprès de producteurs qu’ils connaissent et en qui ils ont confiance.

La Ruche qui dit Oui est un réseau qui répond à cette attente. Il y a déjà plus de 800 ruches en Europe. Ici, vous trouverez la carte des ruches https://laruchequiditoui.fr/fr/assemblies#6/48.636/4.947

Pourquoi c’est un concept vertueux pour notre société ?

17AurelienAmazC’est un concept vertueux pour notre société car les consom’acteurs ont l’opportunité chaque semaine de retrouver les meilleurs aliments de leur région: légumes, fruits, viandes, volailles, produits laitiers de vaches et de chèvres, pains, biscuits, herbes aromatiques, soupes et même savons.

Ici, on soutient l’agriculture et l’artisanat local. Les produits viennent de moins de 100 km dans ma ruche. Moins de transports, moins d’émissions CO2 et surtout on favorise le dynamisme économique de la région.

L’objectif est aussi de diminuer la quantité de déchets qui part à l’incinération ! 30% de nos déchets sont des déchets organiques. Plutôt que de les incinérer (ce qui pollue et coûte très cher), je propose aux clients de les ramener à la ruche. Les clients ramènent leurs déchets organiques en même temps qu’ils font leur course. Une fois les ventes terminées, le maraîcher récupère tous les déchets organiques. Il les composte sur sa ferme puis les utilise comme amendement (engrais) naturel !

C’est vertueux au niveau environnemental. Qu-en est-il au niveau social?

Chaque vente, au-delà de l’aspect alimentaire, est un moment convivial d’échanges entre voisins notamment autour de la nourriture.

Les producteurs sont présents lors de la distribution des produits. Ils sont là pour répondre aux questions des citadins et pour les sensibiliser. Ils peuvent aussi donner des idées de recettes. Nous sommes dans un lieu d’échanges, un vrai centre culturel au sein du centre culturel GC De Maalbeek !

N’étant pas issu du monde agricole, comment as-tu fait pour réussir à te lancer dans ce projet?

Je suis curieux et j’adore poser des questions ! J’ai été 4 mois en wwoofing (world wild on organic farm) c’est-à-dire chez un paysan maraîcher. Avec lui, j’ai énormément appris sur le monde agricole. L’expérience a été incroyable, il y a un manuscrit à écrire ! Ensuite, j’ai visité presque 100 fermes. Il y a, selon moi, un gros enjeu autour de la viande notamment. Au fur-et-à-mesure de mes visites, j’ai élaboré 7 critères selon moi indispensables pour pouvoir intégrer ma ruche :

  1. production certifiée AB,
  2. autonomie fourragère (c’est-à-dire que le producteur produit lui-même l’alimentation qu’il donne à ses bêtes),
  3. mise en avant de certaines céréales type triticale, avoine et pois qui respectent la vie du sol,
  4. jeune veau allaité au lait maternel,
  5. cycle maitrisé depuis la naissance (les bêtes sont nées à la ferme),
  6. 100% naturel sans intrant chimique/ eau/conservateur,
  7. bêtes en extérieur de mars à octobre.

Qu’est ce qui t’a permis de convaincre tous ces agriculteurs et partenaires à te suivre dans cette aventure ?

Je pense que c’est une question de feeling d’abord. La confiance s’installe rapidement.

Ensuite, il y a aussi la qualité du partenariat. En effet, le producteur a une visibilité financière. Il est payé le lendemain des ventes par virement et non à 60 jours comme c’est le cas dans le commerce dans une relation classique fournisseur-distributeur. De plus, 84% du prix final hors taxe revient au producteur ! A titre de comparaison, les producteurs de lait qui utilisent les canaux classiques de distribution ont manifesté en grand nombre il y a quelques semaines. Pourquoi ? Parce qu’ils reçoivent 15 centimes d’euros pour une bouteille vendue plus de 1 euros. Le ratio est chez eux tout simplement renversé avec moins de 15% du prix final pour le producteur.

Aurais-tu un dernier conseil à partager aux entrepreneurs qui nous lisent ?

Etre entrepreneur, c’est être au début un peu seul dans tous ces challenges. Il est nécessaire d’être bien entouré pour préserver sa fougue et son enthousiasme sur le long-terme. La famille et les amis sont de très bons conseils. J’ai aussi fait de belles rencontres depuis le début de cette aventure.

Comment te retrouver ?

21AurelienAmazSi vous souhaitez commander en ligne, visualiser le catalogue, mieux connaître les producteurs, c’est possible grâce au lien suivant  -> https://laruchequiditoui.fr/fr/assemblies/7536 .

Pour nous suivre en « live » 24/24, 7/7, liker la page facebook et admirer nos superbes photos, c’est par ici -> https://www.facebook.com/RuchequiditouiDeMaalbeek .

PS : si vous souhaitez me motiver à continuer à alimenter ce site, vous m’aiderez beaucoup en partageant cet article sur les réseaux sociaux grâce aux boutons ci-dessous.

 

 

 

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