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Relancer la croissance par les entrepreneurs : à quand le New Deal Entrepreneurial en France ?

La relance… Telle a été la promesse des « politiques » pour que l’économie française se porte mieux et renoue avec la croissance. Mais comment faire ?

L’entrepreneur Philippe Hayat, fondateur de l’association 100000 entrepreneurs (et auteur de « Entreprenez » et de « L’entrepreneur et l’indigné« ) , missionné par Fleur Pellerin pour l’entrepreneuriat en France, propose un rapport détaillé (que vous pouvez télécharger ici) pour relancer l’économie française par l’entrepreneuriat.

C’est ainsi qu’il propose un plan d’action concret et précis que le pouvoir exécutif et législatif pourraient mettre en place afin que notre pays sorte la tête de l’eau dans ce contexte de crise. L’apellation New Deal Entrepreneurial fait référence au plan de relance d’après guerre offert par les Etats-Unis pour que l’Europe puisse se reconstruire. L’idée serait cette fois-ci que ce soit la France qui relance l’entrepreneuriat pour se reconstruire.

« La France produit chaque année 550.000 entreprises, mais seulement 7.000 d’entre elles dépasseront 10 salariés et 1.000 en embaucheront plus de 50. Le développement de ces PME, et rien d’autre, créera de la croissance, réduira le chômage et préservera les équilibres sociaux. Il n’y a plus une minute à perdre », prévient Philippe Hayat dans l’introduction de son rapport.

6 grands  axes divisés en 13 propositions composent ce rapport :

1. Affirmer, depuis le plus haut sommet de l’Etat, un soutien assumé aux entrepreneurs et les populariser auprès du grand public.
2. Enseigner l’entrepreneuriat aux jeunes pendant leur cursus scolaire.
3. Favoriser la création d’entreprises technologiques.
4. Accompagner les entreprises de croissance dès leur naissance.
5. Motiver fiscalement les talents qui prennent le risque d’entreprendre : les entrepreneurs, leurs équipes, leurs investisseurs.
6. Faciliter l’accès des PME aux marchés de l’Etat, des grands groupes, de l’export.

« En plein examen parlementaire de la loi des finances 2013, les débats actuels sur l’entrepreneuriat se cristallisent sur la fiscalité et la vieille opposition entre le capital et le travail. Est-ce si difficile d’assumer qu’ils sont nécessaires l’un à l’autre ? Tournons-nous résolument vers les deux sujets d’avenir qui devraient être au cœur de la politique gouvernementale : comment créer les conditions d’un entrepreneuriat de croissance ? Comment ouvrir l’horizon des jeunes et les encourager à entreprendre ? Il est temps de redonner aux pays des envies de conquêtes », conclut Philippe Hayat.

 

 

Que pensez-vous de ces propositions ? Seront-elles efficaces et surtout ont-elles une chance de voir le jour concrètement ?

Par Jérôme HOARAU

Jérôme Hoarau est expert en soft skills (Jerome-Hoarau.com) et est co-organisateur du championnat de France officiel de Lecture Rapide et de Mind Mapping. Il est également compétiteur international en sport du cerveau. Il a obtenu plusieurs titres tels que :
- Champion du monde de Mind Mapping
- Champion du Royaume-Uni de Mind Mapping
- Vice-champion du Royaume-Uni en Lecture Rapide
Il est le co-auteur des livres "Soft Skills" et "Le Réflexe Soft Skills" publiés aux Editions Dunod. I
Il est le co-fondateur du site LesIntelligences.com, proposant des synthèses complètes et opérationnelles des meilleurs livre d'entrepreneuriat et de développement personnel, et co-fondateur du site PassiondApprendre.com.

3 réponses sur « Relancer la croissance par les entrepreneurs : à quand le New Deal Entrepreneurial en France ? »

Si ces propositions voient le jour je pense que ce sera une bonne chose ! Après je ne suis pas économiste donc il y a surement des choses auxquelles je n’ai pas pensées mais dans tous les cas je pense qu’il faut agir !

Intéressant ton article.

Pour moi, la première chose, c’est de faire en sorte de rapprocher les universités avec le monde de l’entreprise; et que chaque thèse de doctorat ai une problématique répondant à une entreprise et financée par cette entreprise. Le doctorant pourrait alors être encouragé à lancer sa start up à la sortie de son doctorat avec une participation minoritaire de l’entreprise en question.

Mathieu

ce sont des propositions plus concrètes et plus intelligentes que celles que j’ai plus lire jusqu’à aujourd’hui, … de la à dire que nos amis politiques les étudieront, malheureusement j’en doute !

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