Comment manager la génération Z ?
Je vous partage les meilleures pratiques dans cette nouvelle vidéo.
PS : pensez à télécharger Soft Skills Magazine gratuitement.
Et voici la vidéo au format écrit :
Bonjour à toutes et à tous,
Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un sujet particulièrement actuel : comment manager la génération Z.
C’est un sujet intéressant, car il touche à la fois à des enjeux sociétaux et à des enjeux de management. Dans cette intervention, je vais aller à l’essentiel et partager avec vous ce que j’ai appris en me documentant, notamment à partir des travaux de Tim Elmore publiés dans la Harvard Business Review.
Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas encore, je m’appelle Jérôme. Je suis conférencier, auteur et j’interviens sur des sujets liés au management, au leadership et aux soft skills. Dans mon activité, je travaille avec des personnes de différentes générations, ce qui m’a amené à m’intéresser à cette question.
Premier point important : la génération Z ne se résume pas à une question d’âge. Bien sûr, on la situe généralement entre 1995 et 2005, mais ce qui la caractérise surtout, c’est une culture.
Cette approche est intéressante, car elle permet de sortir des catégories figées et d’ouvrir davantage à la compréhension, à l’empathie et à la collaboration.
Ce qui ressort notamment, ce sont plusieurs peurs qui influencent les comportements.
La première, c’est la peur de reproduire les erreurs des générations précédentes, notamment le fait de se sacrifier pour le travail au détriment de la vie personnelle.
La deuxième, c’est la santé mentale, qui devient une priorité. Cette génération fait des choix en fonction de ce critère.
Il y a aussi un niveau d’anxiété plus élevé, notamment lié aux évolutions technologiques, à l’intelligence artificielle et à l’accélération du rythme de travail.
Autre élément important : la peur de perdre du sens. Cette génération a besoin de comprendre pourquoi elle fait les choses, et de s’inscrire dans une activité qui a du sens.
Enfin, il y a la volonté de ne pas vivre le travail comme une source de souffrance, mais plutôt comme quelque chose de stimulant, proche d’un loisir.
Comprendre ces éléments permet de mieux adapter son management.
Cette génération préfère être connectée aux autres plutôt que contrôlée. Elle est moins sensible à la hiérarchie et attend une forme d’égalité et de reconnaissance.
Cela implique une posture plus humble de la part du manager, avec davantage d’écoute et de considération.
Elle est aussi plus mobile : si les conditions ne lui conviennent pas, elle n’hésitera pas à partir.
Dans ce contexte, une posture de coach est plus adaptée qu’une posture de commandement. Il s’agit davantage de questionner, de faire émerger les solutions, que d’imposer.
Cette génération a également besoin d’autonomie, de confiance et d’espace pour s’exprimer. Le micro-management est contre-productif.
Sur le plan des pratiques, Tim Elmore propose notamment deux outils.
Le premier concerne le recrutement, avec l’acronyme PERKS :
les préférences, les attentes, les éléments non négociables, la connexion humaine et la rémunération.
Le second concerne le feedback, avec l’acronyme ALEG :
demander, écouter, faire preuve d’empathie et guider.
Enfin, une idée à retenir : chacun est plus important que son poste, mais personne n’est plus important que la mission.
Je vous laisse avec cette réflexion.
Si vous souhaitez aller plus loin, je peux vous partager les ressources issues de la Harvard Business Review.
Et comme annoncé en début de vidéo, vous pouvez également accéder à un extrait du livre Bon manager mode d’emploi, ainsi qu’au premier module de la formation associée.
Il vous suffit de laisser un commentaire.
Merci pour votre attention, et à très bientôt.
