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Quiz : Quel type d’entrepreneur êtes-vous ?

L’art d’entreprendre est très varié, et c’est ce qui est existant dans ce type d’aventure !

Aujourd’hui je vous propose de répondre à un petit quiz pour voir quel type d’entrepreneur vous êtes. Bien entendu il ne s’agit pas de mettre des personnes dans des cases, mais un petit exercice ludique pour apprendre à mieux se connaître.
Je l’ai fait volontairement court pour que cela ne vous prenne pas de temps.

J’espère que ça vous plaira ! N’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux quel type d’entrepreneur vous êtes.

Le quiz : Découvrez quel type d’entrepreneur vous êtes

 

Etes-vous fonceur, artiste ou changemaker ?

Entrepreneur fonceur :

Vous êtes accroc à l’action !

Vous aimez transformer les idées en résultats concrets. Etant une personne de terrain, vous n’hésitez pas à sortir de votre zone de confort pour relever de nouveaux défis.

Votre énergie d’action inspire les personnes autour de vous.

Entrepreneur artiste :

Vous écoutez votre cœur. Vous aimez ce que vous faites et vous faites ce que vous aimez. Cela vous rend particulièrement créatif et inspiré dans vos projets. L’artiste en vous arrive à concrétisez des projets viables et innovants. Votre créativité débordante vous permet d’être différent et de vous démarquer par rapport aux autres.

Entrepreneur changemaker :

Vous changez le monde. C’est ce qui vous fait vibrer, vous fait lever le matin pour relever des défis « impossibles » (qui veut dire « un possible » pour vous bien entendu). Vous entreprenez pour améliorer le monde, pour contribuer à une meilleure humanité. Cela vous rend particulièrement visionnaire et engagé. Rien ne peut vous arrêter.

Discutons-en sur les réseaux sociaux !

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Ou sur twitter en me mettant en copie (@jero974).

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Les bienfaits de déléguer et de sous-traiter pour les entrepreneurs

Les entrepreneurs sont souvent des entrepreneurs autodidactes : ils aiment apprendre, développer des compétences et faire eux-mêmes ce qui doit être fait.

Il existe plusieurs vertus à cela telles que :

  • maitriser toute la chaine de production dans son entreprise,
  • développer des compétences entrepreneuriales et des soft skills.

Cependant, tout faire soi-même implique deux énormes inconvénients :

  • c’est très chronophage et demande beaucoup d’énergie,
  • ça alourdit le poids de la responsabilité.

Dans quel cas mieux vaut-il déléguer ou sous-traiter ? Qu’est ce que cela vous apportera ?

Dans ce nouvel article, je partagerai avec vous mon retour d’expérience sur la question.

Déléguer et sous-traiter pour se concentrer sur la valeur ajoutée

C’est un des principes fondamentaux du mangement : notre temps est limité, il faut donc bien le gérer. Or, voici les éléments indispensables d’une bonne gestion des priorités et des tâches :

  • identifier les tâches à valeur ajoutée,
  • identifier celles qui n’en ont aucune voire une très faible (à s’en débarrasser),
  • identifier les tâches indispensables mais dont vous manquez de compétences ou de motivation pour les effectuer (à déléguer).

Comme vous vous en doutez, sous-traiter consiste à se reposer sur un prestataire pour effectuer une tâche qu’on ne souhaite pas effectuer soi-même.

Voici les bénéfices de cette pratique :

  • gain de temps,
  • partenariats avec d’autres sociétés et contribuer à votre réseau,
  • travailler avec des personnes plus compétentes que vous et gagner en qualité.

L’exemple typique pour illustrer cela : la comptabilité. Je ne connais pas d’entrepreneurs aimant les taches comptables (à part les comptables). Surtout chez les startupers. Or, la comptabilité entre dans le cadre de tâches très importantes mais peu motivantes et ne générant pas directement de chiffre d’affaires. D’où l’intérêt d’opter pour l’externalisation de sa comptabilité, comme vous pouvez le voir ici.

Même si cela génère des coûts, vous pouvez rapidement vous rendre compte que cela peut en valoir la peine si vous prenez conscience du temps et de la qualité de travail que vous allez gagner. Pour cela, calculez votre taux horaire (le chiffre d’affaire que vous générez par heure en moyenne), et multipliez le temps gagné par ce taux. Vous vous rendrez souvent compte que vous gagnez des sous en sous-traitant plutôt qu’en voulant faire vous même. Surtout en comptabilité, car une erreur peut vous coûter très cher.

Déléguer et sous-traiter pour se libérer l’esprit

Connaissez-vous le point commun entre des entrainements de Bootcamping et la sous-traitance ?

Le Bootcamping  sont des entrainements issus du processus de recrutement militaire très intense et stimulant. J’en fais depuis plusieurs semaines maintenant.

Mais au-delà des bénéfices physiques, le Bootcamping, l’athlétisme et les sports de combat m’ont apporté un enseignement : se reposer sur un coach permet de se soulager du poids de la responsabilité qui peut décourager.

Dans ces sessions d’entrainements, je « sous-traite » mes entrainements à un coach. Pourquoi ? Parce que j’ai l’esprit plus tranquille pour me focaliser sur l’action et mes ressentis. La responsabilité étant partagée, je me sens plus léger. Bien entendu, je ne délègue pas toute la responsabilité à l’autre personne, cela n’aurait aucun intérêt pour moi car par la même occasion je délèguerai tout mon pouvoir.

Pendant la séance, je peux compter sur quelqu’un d’autre que moi-même et cela me permet d’aller plus loin que dans mes habitudes. Cela est vrai à la fois pour la pratique sportive que dans le coaching de vie (car oui je me fais coacher en plus de coacher).

Comme je l’exprime dans la vidéo ci-dessous, j’aime accompagner les artrepreneurs à travers le développement de leur potentiel et des entrainements soft skills. Si vous vous sentez artrepreneur et que vous seriez intéressé par un accompagnement, je vous encourage à regarder la vidéo ci-dessous :

http://youtu.be/YFbUbMGXOIE

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Webconférence : devenir un entrepreneur postconventionnel

Le monde change à une vitesse folle. Les nouvelles technologies bouleversent nos manières de travailler. Les changements sociaux et sociétaux ont modifié nos façons de communiquer et d’échanger. Dans un tel monde, il est capital d’évoluer avec lui et même d’avoir un temps d’avance. C’est ce que sont les entrepreneurs postconventionnels : ils savent aller au delà de la convention pour vivre le changement plutôt que de le subir.

Afin de partager avec vous les meilleurs pratiques pour devenir un entrepreneur postconventionnel, j’organise une nouvelle webconférence gratuite le lundi 28 juillet de 19h30 à 20h30 en direct sur ce même article.

Devenir un entrepreneur pas comme les autres (au delà de la convention)

Dans cette webconférence, vous pourrez échanger en direct avec 5 entrepreneurs de divers horizons pour découvrir :

– les caractéristiques d’un entrepreneur postconventionnel

– comment cultiver cet état d’esprit

– les réflexes et outils pour sortir de la convention, de la norme

N’hésitez pas à nous poser vos questions dans les commentaires de cet article pour que nous puissions y répondre pendant le direct !

Voici la vidéo de la webconférence :

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Entrepreneuriat postconventionnel : ce qu’il faut retenir de cette webconférence

 

Les intervenants

Lourdes Gutierrez et Marco Frediani,  co-fondateurs de Le Playground que vous avez pu découvrir dans la précédente webconférence intitulée « allumer l’étincelle entrepreneuriale« . Ils forment des entrepreneurs à booster leur leadership et leur potentiel (j’ai moi-même suivi l’une de leur formation). Voici un article pour plus d’information sur ce qu’ils proposent : arc entrepreneurship (essence in action).

Pierre Le Corf, un vrai Adventurer. J’aime bien cette dénomination car elle est très représentative de son parcours : entrepreneur dès ses 12 ans, il aime créer, agir et provoquer du changement. Il a déjà pas mal d’entreprises à son actif, malgré son jeune âge. Voici l’article de son interview en vidéo.

Delphine Baudu, facilitatrice graphique chez AxelMage. Delphine ne supporte pas le statu quo ce qui fait d’elle une entrepreneure postconventionelle également.

Patrick Azières, Dirigeant de Paxia, cabinet de conseil en stratégie et en organisation RH, fondé en 2006, il est expert conseil reconnu en matière d’épargne d’entreprise et d’actionnariat salarié mondial.

Olivier Mathiot co-fondateur de PriceMinister : les entreprises en France ont besoin de simplicité et d’agilité

Olivier Mathiot est connu en tant que co-fondateur de PriceMinister aux côtés de Pierre Kosciusko-Morizet. Cependant il possède d’autres casquettes, surtout depuis que son entreprise a été rachetée par le Groupe Rakuten.

Défenseur de l’entrepreneuriat digital en France, il est l’auteur de La Gauche a mal à son entreprise (Plon),  président de l’association France Digitale, mentor entrepreneuriat pour Samsung Launching People et Business Angel. Après avoir discuté avec lui à plusieurs reprises, j’ai réussi à décrocher une interview pour partager avec vous son quotidien d’entrepreneur engagé.

Merci encore à Olivier Mathiot pour ses réponses et bonne lecture à vous !

PS : il s’agit de Frédéric Bardeau de Simplon.co sur la photo ci-dessus

Vous êtes le co-fondateur de PriceMinister, auteur du livre « La Gauche a mal à son entreprise », Business Angel, Président de France Digitale, mentor entrepreneuriat pour le concours Samsung Launching People… comment faites-vous pour faire tenir toutes ces fonctions dans votre agenda ?

C’est une très bonne question ! C’est vrai que c’est assez compliqué de tout bien faire. J’essaie d’avoir une ligne directrice autour de l’entrepreneuriat digital car c’est le bon moment pour favoriser l’écosystème des startups (entreprise technologiques à forte croissance). Tout ce que je fais va dans cette direction, ce qui est une forme d’efficacité. L’écriture de mon livre La Gauche a mal à son entreprise (Plon) est un livre adressé au gouvernement afin de le sensibiliser sur les problématiques de l’entrepreneuriat en France. Mon activité de Business Angel est alignée avec ma ligne directrice de l’entrepreneuriat digital car j’investis dans des startups en apportant non seulement des capitaux, mais aussi mon savoir faire et mon réseau.

Olivier Mathiot et Frédéric Bardeau

Olivier Mathiot et Frédéric Bardeau

Mes sujets de prédilection sont le marketing, la marque, la fidélisation client, … Ce sont ces compétences aussi que j’apporte en tant que mentor à Simplon.co pour Samsung Launching People. Je les ai accompagnés pendant 6 mois, mais l’aventure pourrait encore continuer avec eux car il se peut que j’intègrerai leur conseil de surveillance à plus long terme. Finalement ces 6 mois de mentorat en 2013 sont arrivés après les 6 mois d’écriture de l’ouvrage, ce qui fait que j’ai pu gérer mon emploi du temps de manière efficace sur ces deux dossiers (ndlr : comme le fait Olivier Mathiot, essayez de prioriser vos projets pour en avoir le moins possible en même temps)

En revanche la présidence de France Digitale me prend plus de temps, car c’est du temps que je ne peux pas maitriser étant donné qu’il dépend des annonces médiatiques et politiques (pour défendre les intérêts des entrepreneurs digitaux français).

Quels ont été les effets positifs de vos actions en faveur de l’entrepreneuriat digital en France ?

Nous avons pu remarquer que certaines décisions politiques avaient des effets néfastes sur l’entrepreneuriat digital français, alors que les décisionnaires n’en n’avaient pas pleinement conscience. Nous pouvons le voir avec une loi des finances en 2013 défavorable à l’investissement avec un niveau de taxation sur les plus values élevé. Le projet de loi des finances en 2014 est beaucoup plus favorable à ce niveau car les décideurs politiques ce sont rendus compte que les investisseurs doivent être encouragés à investir grâce aux plus-values qu’ils peuvent générer.

Cependant il reste encore beaucoup de travail à réaliser en matière de simplification du code du travail, qui est de plus en plus complexe. Comme je l’écrivais récemment sur twitter, le code du travail du travail pèse plus de 1,7 kilos aujourd’hui, et ceci n’est pas dû à un poids du papier plus important :

Dans le monde des startups, nous sommes dans un univers agile. Or le code du travail français actuel leur fait perdre leur agilité.

Ce n’est pas une question de charges sociales, mais plutôt de complexification du code du travail qui empêche les entreprises françaises de grossir aujourd’hui.

Et le choc de simplification promis par le gouvernement ?

Les dirigeants ont été nombreux à l’annoncer sans pour autant que les choses avancent concrètement. Nous restons donc très vigilants sur cette question.

Dans mon livre, je proposais même qu’on donne un bonus aux députés qui suppriment des lois, plutôt que d’en rajouter pour avoir son nom dessus.

Les petites entreprises n’arrivent pas à suivre toutes ces évolutions fiscales qui nécessiteraient un avocat pour cela (ndlr : le code du travail change beaucoup trop souvent).

Qu’est devenu votre rôle au sein de PriceMinister depuis que vous avez été racheté par le Groupe Rakuten ?

Je suis toujours à 100% sur PriceMinister. Ces activités engagées pour l’entrepreneuriat digital entrent plus dans mon temps libre comme les weekends ou les soirées. Mon rôle a évolué depuis le rachat, tout en restant très entrepreneurial . Le fait d’avoir intégré un groupe japonais est très bénéfique en termes de vision et d’innovation. Mon activité d’investisseur est aussi très utile à mon activité car les startups dans lesquelles j’investis sont des sources d’inspiration.

La complémentarité avec Pierre Kosciusko-Morizet n’a pas changée depuis le rachat par Rakuten : il s’occupe de PriceMinister Europe et moi de la partie marketing de l’entreprise. Cela permet de bien se répartir les rôles et les compétences.

Quels sont les ingrédients composant la recette d’une aventure entrepreneuriale réussie ?

L’entente entre les fondateurs : pas forcément amicale, mais elle doit être claire pour une bonne harmonie

Une complémentarité : des compétences et des territoires (ndlr : pour ne pas « se marcher dessus »)

Capacité d’écoute : savoir se parler et s’écouter pour se faire confiance dans nos territoires de compétences.

Ces points sont importants pour que les équipes fonctionnent de manière équilibrée (équilibre technique et business). Nous avons créé des systèmes de binômes pour reproduire cet esprit entrepreneurial dans les équipes, en mode projet.

La place des soft skills est très importante pour créer cette dynamique. C’est un état d’esprit qui responsabilise les gens et permet l’agilité de l’entreprise.

Le conseil d’Olivier Mathiot aux entrepreneurs

Essayez le plus possible de vous lancer en mode LEAN Startup (ndlr : vous pouvez lire mon dossier sur le startup weekend pour en savoir plus) pour tester et valider votre projet avant de démarcher des investisseurs.

Cela vous permet de démarrer sans trop nécessiter de fonds sachant que le marché de la levée de fonds est assez tendu en ce moment, même s’il y a toujours de l’argent.

L’entrepreneur est un très bon mélange entre comptabilité et créativité. Il faut qu’il maitrise sa trésorerie. D’ailleurs je privilégie les équipes possédant ces deux grandes compétences, plutôt qu’un entrepreneur qui veut tout faire.

Maitriser la trésorerie est important pour maitriser ses coût, sa croissance et donc son agilité.

Pensez absolument à l’international

Pour augmenter vos chances de lever des fonds ou de vous faire racheter, lancez-vous à l’international également. C’est pour cette raison d’ailleurs que PriceMinister a été racheté par le groupe Rakuten.

Avez-vous aimé cette interview ?

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Consulter son psy par webcam grâce à TonPsy de Yoann Hervouet

« Tu te fais suivre ? ».

Voici une phrase souvent redoutée lorsque l’on aimerait consulter un psychologue. Cependant, se faire suivre par un « psy » n’est pas encore entré dans les moeurs. Afin de démocratiser tout cela, Yoann Hervouet, co-fonda les sites TonPsy.fr et TonPsy.com afin de pouvoir profiter d’une consultation psychologique à distance, par webcam.

« TonPsy est un site de consultation psychologique en vidéo, par webcam. Concrètement, avec ce site, on n’a plus besoin de se déplacer chez son psychologue / psychanalyste : on reste chez soi bien au chaud sous la couette et on confie ses problèmes à un vieux barbichu compréhensif et plein d’humanité, une tasse de thé entre les mains, en écoutant le bruit de la pluie qui tambourine sur le toit. Ça laisse songeur, n’est-ce pas ? »

Vous allez commencer le récit de votre aventure entrepreneuriale. Si vous deviez le publier, quel serait le titre de l’ouvrage ?yoann-hervouet

« Songe d’une nuit tout court ». Pas parce que je suis fan de Shakespeare, mais parce que je travaille essentiellement la nuit. J’ai toujours été un vespéral, repoussant le moment d’aller me coucher. Je crois que c’est assez symptomatique du travail d’indépendant sur Internet en général : pas besoin de pointer au bureau le matin si l’on n’en a pas envie. Du coup, on repousse ses limites et si on est plus performant la nuit, on en profite !

Racontez-nous une anecdote qui vous a amené à entreprendre

J’ai toujours voulu faire les choses différemment. C’est d’ailleurs plus un besoin profond qu’une lubie, qu’une simple envie. Je me suis toujours demandé « pourquoi fait-on les choses ainsi et pas autrement ? ». Et si nous étions simplement écrasés par le poids de la Tradition, qui restreint notre liberté sans que nous en ayons conscience ? Je cite souvent le théorème du singe à cet effet.

singe

Petit je posais systématiquement des questions (“Dis pôpa, pourquoi le moteur est à l’avant de la voiture ?” etc.), pas par simple curiosité mais parce que j’avais envie de pouvoir dire : “ahah donc on fait ça par convention et pas par choix réfléchi !”

Globalement, j’ai toujours regorgé d’idées. Je voulais notamment lancer un site permettant de « raconter ses petits malheurs en ligne » et j’avais commencé à développer un site sur ce concept, 1 an avant que Viedemerde.fr ne voie le jour. Mais bon, je n’avais pas les moyens techniques d’aller aussi vite qu’eux.

Une aventure n’est pas sans péripéties et rebondissements. Quels ont été les difficultés ou problèmes auxquels vous avez fait face ?

Développer TonPsy sans apports financiers majeurs a été clairement dommageable, car qui dit absence de fonds dit publicité limitée. Il aurait certainement été plus confortable de recevoir l’aide d’un financier joufflu et bedonnant, pour cracher les dollars. L’autre avantage, c’est que de temps à autre, il aurait lâché deux ou trois “Go get it son” encourageants, les yeux pétillants de malice, entre deux bouffées de cigare.

Quelles décisions avez-vous prises ? Comment avez-vous résolu ces problèmes ?

Nous avons la chance d’avoir une équipe polyvalente, nous avons donc pu réaliser 99% des tâches (création de la plateforme, travail sur l’ergonomie du site, référencement naturel …) en interne, sans sous-traiter. Evidemment, à défaut de demander un compte en banque bien garni, cela demande un investissement en temps conséquent.

Concernant la communication, nous avons lancé quelques dispositifs de marketing viral pour drainer un maximum de trafic avec peu de moyens. Sans masse critique de départ, c’est toujours un peu hasardeux, mais nous comptons bien ressusciter ces stratégies une fois que TonPsy sera mondialement connu… A ce moment-là, les gens crieront notre nom dans la rue, se feront tatouer des “I love TonPsy” sur la fesse gauche, iront en “weekend-thérapie” plutôt que d’aller au ski ou à la plage, et les psys seront adulés comme des rock stars et poursuivis par des cohortes de fans hystériques. Les vendeurs de lunettes cerclées de noir, de calepins et de fausses barbes seront richissimes, et les effigies de Jésus seront remplacées par des petits Freud dans les églises.

Et maintenant, êtes-vous accompli ? Qu’est ce qui vous épanouit aujourd’hui dans votre aventure entrepreneuriale ?

Le bébé TonPsy a 1 an. Il commence à peine à marcher (“tituber dans les couloirs du Web, avec des couches culottes en version bêta” serait plus approprié). Je suis heureux de voir que nous gagnons petit à petit en popularité et en légitimité. Notre objectif : que la psychologie par webcam, et la psychologie en général, entre dans les mœurs.

Quels sont les 3 éléments indispensables aujourd’hui pour vous pour entreprendre ?

De la persévérance

Untitled

 “I have not yet begun to fight” – John Paul Jones

La persévérance, ça ne se trouve pas dans les paquets de céréales. Ca se construit au fil du temps. Il est rare qu’une startup dégage des bénéfices substantiels à moins de 2 ans d’existence ; pendant ce temps-là, il faut continuer de croire à son projet et ne pas baisser les bras !  (et continuer d’acheter des paquets de céréales, on ne sait jamais  :-P)

Des qualités humaines

Le savoir-être est aussi important que le savoir-faire, et le réseau est certainement la plus puissante des armes à votre disposition.

Ne soyez pas agréable “en apparence” seulement, parce que c’est important pour réussir : devenez-le, fondamentalement. Transformez-vous intérieurement et vous verrez que les choses positives viendront à vous naturellement.

Bien s’entoureréquipe

Faites comme Charlie : sachez bien vous entourer.

Même si vous vous appelez Léonard de Vinci, même si vous êtes extrêmement talentueux, vous ne pouvez pas tout faire tout seul. Vous avez besoin d’une équipe… Solidarité organique oblige !

Si vous n’aviez qu’un seul conseil à retenir de votre aventure entrepreneuriale, lequel serait-il ?

Continuez votre projet jusqu’au bout, tel “le Chevalier Noir” des Monty Python. On vous coupe un bras ? Continuez. On vous coupe les 2 jambes ? Pô grave. Il ne vous reste plus que le tronc pour vous battre ? Pff, c’est seulement une blessure de rien du tout, vous n’allez quand même pas arrêter alors que vous êtes en train de gagner le combat quand même ?

Yoann Hervouet