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[Interview vidéo] Michel Meunier, l’entrepreneuriat citoyen avec le CJD

Le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants)… J’ai eu la chance de cotoyer de près cette belle association pour plusieurs raisons : le concours national de la performance globale 2011, l’édito du président du CJD pour mon livre sur l’entrepreneuriat, un voyage au Maroc, …

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous présente aujourd’hui la nouvelle vidéo de l’interview de Michel Meunier, le président du CJD France. Vous vous sentirez motivé à bloc pour entreprendre votre vie après cette vidéo.

Michel Meunier du CJD en vidéo sur YesYouDo

Le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) est la plus ancienne association patronale de France. Aujourd’hui nous avons l’honneur de vous présenter Michel Meunier, président du CJD France. Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours en quelques mots ?

J’ai un parcours un peu atypique comme beaucoup d’entrepreneurs. Je quitte mes études à 18 ans. Je crée ma première entreprise à 19 ans, que je revends 15 ans plus tard à un groupe (230 emplois créés). Depuis j’ai créé deux sociétés : une société de formation, et une entreprise de sûreté aéroportuaire que je dirige toujours actuellement.

Que fait le CJD  ?

Le Centre des Jeunes Dirigeants est le plus ancien mouvement patronal de France. Le CJD a 5 grands axes d’action :

  • La réflexion en permettant au chef d’entreprise de sortir de son isolement et d’échanger avec d’autres dirigeants
  • La formation avec plus de 80 000 heures de formation dispensées pour les chefs d’entreprise pour leur développement personnel notamment (les entrepreneurs sont souvent des autodidactes)
  • L’expérimentation dans leur entreprise sur plusieurs sujets différents comme le développement durable, les ressources humaines, les relations sociales, tout ce qui touche au développement de leur entreprise
  • L’influence par le biais du magazine des Jeunes Dirigeants (magazine papier) en influençant sur l’idée de la place du dirigeant dans la société (l’économie au service de l’Homme, et la RSE – l’économie au service de la Vie)
  • Développer pour pérenniser avec divers ateliers comme des échanges avec d’autres CJD comme au Maroc (le CJD est présent dans 12 pays et permet de faciliter l’exportation et l’accompagnement des entrepreneurs)

Comment booster l’entrepreneuriat en France ?

Un sujet riche et passionnant car nous avons accompagné plus de 75000 entrepreneurs sur 74 ans. Et nous avons besoin de les accompagner sur ces 5 piliers que je viens d’évoquer surtout en période de crise. L’accompagnement le plus sensible aujourd’hui est l’accompagnement financier. En plus des 5 piliers du CJD, ce serait sur ce 6ème point que j’insisterais : l’accompagnement financier pour éviter à l’entrepreneur de devoir chercher quelques milliers d’euros dans son entourage ou dans sa famille pour pouvoir se lancer.

Toute personne peut-elle devenir entrepreneur ?

Toute personne peut devenir entrepreneur, au moins entrepreneur de sa vie en maîtrisant son destin. Faire ce que l’on a envie de faire, avec qui l’on a envie de faire. Si c’est le côté entreprise, business, c’est un peu plus difficile. Il faut avoir la fibre (je ne dis pas qu’il faut l’avoir dans l’ADN), mais ça dépend de ses moments de sa vie. Avant 1969, le CJD s’appelait le Centre des Jeunes Patrons. Aujourd’hui, 25% de nos adhérents sont des cadres dirigeants. Ce qui est intéressant, c’est qu’on se rend compte que malgré le confort et la sécurité du cadre dirigeant, à un moment de sa vie, il décide de se lancer lui aussi dans la création d’entreprise. C’est une liberté extrême car il n’y a rien de plus beau qu’entreprendre et entreprendre sa vie, c’est magique. C’est par envie de cette liberté qu’ils se lancent dans la création d’entreprise. Pour entreprendre il faut avoir cette envie. Mais malheureusement, les cursus scolaires (collège, lycée, université) , ne sont pas calibrés pour accompagner les gens à devenir entrepreneur, ni entrepreneur de leur vie et encore moins créateur d’entreprise.

Si on veut que tout le monde puisse entreprendre, il y a un vrai travail à faire. C’est ce que fait le CJD avec Entreprendre pour Apprendre en créant 600 mini-entreprises en collèges et lycées. C’est ce que l’on fait avec d’autres réseaux pour permettre aux jeunes de découvrir ce qu’est un entrepreneur, pour qu’ils puissent eux aussi créer de la richesse demain, et notre pays en a bien besoin.

Quelles sont les 3 qualités d’un bon entrepreneur ?

  • Anticiper
  • Anticiper
  • Anticiper

Dans ces périodes de crises, de difficultés pour beaucoup de chefs d’entreprise, il y a un besoin de plus en plus important de compréhension du contexte, qu’il soit macro ou micro, français, européen ou mondial. Il faut muter pour faire évoluer le système. Je pense que l’anticipation, la prise de recul, la capacité à se mettre en haut de la montagne, parfois même avoir la tête dans les étoiles permet de mieux avoir les pieds dans la glaise. Cette prise de recul permet l’innovation qui n’est pas uniquement technologique. Elle permet aussi d’avoir une vision, une stratégie qui aide à faire la différence avec les concurrents en adoptant un point de vue différent du contexte.

Peut-on mener une politique ou stratégie développement durable dans son entreprise en période de crise ?

Je ne dirais pas qu’on peut mener, mais qu’on doit mener. On doit mener des politiques de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et de développement durable car cela fait partie des nécessités de demain. On n’a pas encore pris conscience (hormis avec la norme ISO 26000) que l’on vit dans un monde fini avec des ressources finies. Nous devons intégrer cette finitude de la planète dans nos politiques et dans nos stratégies. Cela ne doit pas être un département RSE ou DD (Développement Durable) dans une entreprise. Ça doit être intégré dans la stratégie de l’entreprise, et on doit accompagner les chefs d’entreprise à changer, à muter, pour aller vers des modèles économiques nouveaux. Les modèles économiques du 20ème siècle sont dépassés. On ne peut plus produire, vendre et jeter. Il faudra aller vers des modèles d’économies circulaires, d’économies de fonctionnalités. Comme l’a fait Michelin en ne vendant plus de pneus mais en les louant au kilomètre, et d’être systématiquement propriétaire de la ressource et de manière infinie. C’est pour cela que l’on doit faire du développement durable, si nous voulons que nos petits enfants vivent dans un air respirable et avec des ressources. Il est nécessaire que les chefs d’entreprises entament une démarche que l’on appelle au CJD la Performance Globale, avec les performances :

  • économique
  • sociale (en interne, le bien-être des femmes et des hommes dans l’entreprise)
  • sociétale (la performance de l’entreprise sur son territoire avec ses parties prenantes)
  • environnementale (comment j’évite de dégrader, et si je dégrade, comment je compense)

 

La vie d’un entrepreneur n’est pas toujours évidente. Comment concilier vie pro et vie perso ?

Vaste sujet ! Et pour les membres du CJD, je rajouterais une troisième vie qui est leur engagement militant. On peut rajouter cette vie la qui est forte, intense et nécessaire à ce doux équilibre. Et comme tout équilibre, il faut doser. Et moi en 20 ans je n’ai toujours pas trouvé la solution. Et selon le moment de sa vie, on va accorder plus d’importance à sa vie professionnelle ou personnelle ou de militant. Et cela bouge au fil du temps.  Ce qu’il ne faut pas faire c’est ne pas consacrer assez de temps à son entreprise, à son engagement militant si c’est quelque chose d’intrinsèque (qui est au plus profond de nous et qui vous donne de l’énergie au quotidien), ou à sa famille au risque de la perdre. C’est à mon avis la question la plus importante dans un monde de plus en plus rapide, toujours plus digital et connecté. Cela complexifie encore plus cet équilibre car on est 24h/24h connecté et on a de plus en plus de mal à couper. C’est une très bonne question mais je suis désolé, je n’ai pas la réponse. C’est à chacun de trouver la réponse qui lui va.

Si nous n’avions qu’un conseil à suivre pour réussir, quel serait-il ?

Il faut s’appuyer sur des certitudes pour avancer. Cela permet d’avoir des bases solides. Mais également conserver beaucoup de doutes pour progresser, pour pouvoir se remettre en question et continuer d’évoluer. Avoir ce doute permet d’avoir un niveau de vigilance personnel car rien n’est jamais acquis, on peut toujours tout perdre.

Quel est ton rêve par rapport au CJD ?

Mon rêve serait que les 3 millions d’entrepreneurs en France puissent trouver un mouvement extra-ordinaire comme le CJD, dans lequel on puisse leur offrir tout ce qu’on leur offre au CJD :

– la capacité à échanger

– la capacité à sortir de l’isolement

– la capiacité à grandir

– la capacité à partager des valeurs

– la capacité à avoir une vision différente de l’entreprise dans la société

Car j’espère que les gens comprendrons que l’entreprise sert l’intérêt général et ne sert pas l’intérêt particulier, que c’est un élément qui sert la société.

Je pense que si tous les entrepreneurs français pouvaient profiter de tout cela, alors je pense que notre société serait un peu plus belle.

Un dernier mot ?

J’aime le CJD, j’aime les entreprises et j’aime les entrepreneurs.

Merci beaucoup à Michel et au CJD pour cette interview

Interview de Hassan Charraf, président du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) Maroc 2011

Comment j’ai pu interviewer un entrepreneur en vidéo au Maroc ?

C’est grâce au CJD.

Comme vu avez pu le lire, mon équipe et moi-même avons été lauréats du concours national de Performance Globale organisé par le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) France. Et le prix que nous avons gagné était un voyage au Maroc, d’une semaine, dans lequel nous avons rencontré de nombreux entrepreneurs et de nombreuses entrepreneures marocain(e)s. Par ailleurs, suite à ce concours, j’ai pu avoir la chance d’obtenir un Edito du président du Centre des Jeunes Dirigeants France, Michel Meunier, pour mon livre sur l’entrepreneuriat.

Mais revenons au Maroc.

Lors de l’élection du nouveau président du CJD Maroc, j’ai interviewé Hassan Charraf, le président CJD Maroc de 2011. Une personne très inspirante et très motivante. Vous allez le voir dans la vidéo ci-dessous :

[youtube id= »XCrBAINfiBI » width= »600″ height= »350″]

Sa phrase préférée :  » Bien dire fait rire, bien faire fait taire » ==> rien ne vaut l’action pour conquérir les coeurs et acquérir le respect et la confiance. C’est pour cela qu’il aime faire les choses en se posant la question « Pourquoi Pas ? » (l’action, la projection, la solution) en plus du « Pourquoi ? » (le questionnement, la réflexion, la compréhension, le problème). Enfin, il s’engage à conjuguer le verbe « Oser » au présent, car c’est dans le présent que l’on crée, pas dans le passé ni dans le futur.

Il réfléchit beaucoup sur l’humain, l’Homme avec un grand « F ». Pour lui l’introspection ce n’est pas le fait d’avoir des réponses bonnes, mais d’avoir de bonnes questions.

D’ailleurs son parcours professionnel est tinté de cet humanisme, car en plus d’avoir créé un cabinet spécialisé sur le sujet, il a été nommé par la commission européenne sur ces questions .

Le CJD a 10 ans au Maroc, et repose sur l’envie d’apprendre des entrepreneurs (se former, progresser, car comme tout métier ça s’apprend). C’est également un moyen de s’entraider, de réfléchir et d’influencer.

Notre voyage au Maroc avec le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD)

En 2011, avec Assia Dari, Eulalie Besch, Cindy Mbayen, Pierre-Edouard Sabary et Charles Duchesne, nous avons gagné le concours national du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants), sur la Performance Globale. D’ailleurs, voici l’article dans lequel nous détaillons plus ce concours : Nous avons gagné le concours national du centre des jeunes dirigeants. [De plus, le CJD France est devenu le partenaire de mon premier livre sur l’entrepreneuriat (voici l’Edito de Michel Meunier qu’il a proposé dans mon livre)].

Mais quels « cadeaux » nous avons pu gagner suite à cette victoire à ce concours vous demandez-vous ? Nous avons gagné un voyage initiatique au Maroc, et vous verrez grâce aux photos et vidéos que nous ne sommes pas beaucoup restés dans notre hôtel à Marrakech, et que nous avons vraiment pu profiter de notre séjour ! C’est ainsi que nous avons pu rencontrer les JDs et JDettes (les Jeunes Dirigeants) du Maroc lors de notre séjour d’une semaine. D’ailleurs nous remercions chaleureusement le CJD France pour nous avoir offert cette fabuleuse opportunité, et le CJD Maroc pour leur accueil exceptionnel 😀

Voici le récit de notre voyage dans ce fabuleux pays ! Bonne lecture !

Le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) en vidéo (interview de Hassan Charraf, président du CJD Maroc)

Plutôt que de vous proposer un long texte sur cette association (la plus ancienne association patronale de France) que j’affectionne beaucoup (promeut l’entrepreneuriat, la diversité, le développement durable et la solidarité), voici l’interview de Hassan Charraf, le président du CJD Maroc 2011 que j’ai pu interviewer à Casablanca. Il explique son parcours d’entrepreneur, ce qu’est le CJD et de précieux conseils à ceux qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale.

(j’en ferai un article dédié prochainement)

[youtube id= »XCrBAINfiBI » width= »600″ height= »350″]

Le concours de Performance Globale en quelques mots

Avant d’entrer dans le vif du sujet, voici un petit récapitulatif de ce concours destiné aux étudiants de toute la France :

L’objectif de la Performance Globale pour les entreprises est que ces dernières développent leur pérennité en travaillant sur les axes du développement durable (les axes économique, environnemental, social et sociétal) et en approfondissant leurs relations avec leurs parties prenantes (clients, fournisseurs, actionnaires, collectivité, …). Le concours Performance Globale fonctionne de la manière suivante :

  1. des étudiants forment des groupes de 5 ou 6 personnes
  2. une entreprise leur est attribuée (ou ils peuvent la choisir)
  3. le groupe d’étudiants travaillent en collaboration avec le dirigeant de la PME / TPE pour effectuer un premier diagnostic de Performance Globale
  4. suite à ce diagnostique, le dirigeant et les étudiants travaillent sur un plan d’actions concret pour améliorer la Performance Globale de l’entreprise
  5. un dossier de 20 pages est fourni au CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) qui tranchera entre les différents dossiers

Le fait de faire 20 pages, pour gagner vous devez être simple. précis et concis. De plus, dans le cadre du monde de l’entreprise, il est important de structurer une telle démarche. Voici en résumé comment nous avons dressé notre « offre » :

  • Analyse de la situation initiale
  • Définition des enjeux et de la problématique de l’entreprise
  • Suite à ces enjeux, définitions des critères
  • Ces critères nous permettent de mettre en place un tableau de bord pour suivre et anticiper les impacts de nos futurs plans d’action
  • Ce tableau de bord constitue la base de notre outil de diagnostic (tableau et graphique pour représenter visuellement les impacts de nos plans d’actions sur les critères identifiés en amont)
  • Proposition du plan d’actions divisé en plusieurs phases. Chaque phases du plan d’actions a des impacts futurs sur la Performance Globale représentés sur l’outil de diagnostic
  • Synthèse

L’équipe gagnante a la chance de recevoir un beau cadeau comme le nôtre, souvent un voyage d’une semaine dans un pays où le CJD est présent tels que la Hongrie, le Maroc, le Québec…

Notre voyage au Maroc avec le CJD

Pour vous donner un petit aperçu rapide de ce que nous avons vécu, je vous propose cette petite vidéo réalisée par Cindy Mbayen :

 

[youtube id= »ml0Z30v7Dcg » width= »600″ height= »350″]

Nous sommes restés 7 jours en décembre 2011 au Maroc au cours desquels nous avons visité Marrakech, Casablanca et Rabat. En plus de rencontrer les dirigeants et entrepreneurs marocains (et marocaines bien entendu 😉 ), nous avons pu visiter et découvrir ce beau pays et les différentes cultures qui le composent. Cette aventure a été facilité par Assia, la marocaine de notre équipe qui fut notre guide pour ce séjour 🙂

Première étape, Marrakech

riad Marrakech avec Assia Dari Eulalie Besch Charles Duchesne Pierre-Edouard Sabary Cindy Mbayen Jerome Hoarau Voici une photo du riad dans lequel nous avons dormi lors des premières nuits sur Marrakech. Une belle demeure en plein centre ville de Marrakech, et plus précisément dans la Medina de Marrakech. Cette maison possède de nombreuses chambres, des salles d’eau disposées tout autour d’une cour intérieure (avec des orangers) et une petite piscine :-). Nous profitions de belles nuits étoilées en haut sur la terrasse supérieure, sur laquelle nous prenions nos petits déjeuner le matin au réveil.

Nous étions très bien placés pour aller dans le centre de Marrakech à pied, sachant que j’étais le conducteur / chauffeur du groupe, avec un 4×4 tout neuf, alors que conduire au Maroc c’est une aventure à part entière ! 🙂

 

 

 

Lors de l’une de nos premières journées, nous en avons profité pour aller aux Terres d’Amanar, dans les montagnes proches de Marrakech.  En plus d’avoir bu un succulent thé vert marocain, nous avons fait des tyroliennes et traversé des ravins sur des passerelles. Les paysages étaient particulièrement magiques !

Et après l’effort, le réconfort, un succulent repas sur place, avec vue sur les montagnes enneigées du moyen Atlas. Cela fait même penser aux Alpes, mais en moins froid.

 

 

 

Voici la photo de la plus grande tyrolienne d’Afrique. Une expérience à vivre !

 

 

 

 

 

Notre boisson quotidienne, un thé vert marocain, qui nous donnait le boost nécessaire pour tenir lors de ces journées plutôt bien remplies, voire sportives 🙂

Sachant que nos rencontres avec les JDs et les JDettes étaient souvent très stimulantes intellectuellement, comme vous le verrez plus loin de cet article, cette boisson hydratante et énergisante nous faisait le plus grand bien (mais des fois bien trop sucrées à mon goût).

 

 

 

 

 

Deuxième étape Casablanca et Rabat

rabat mosque mohamed V - Assia Dari Eulalie Besch Charles Duchesne Pierre-Edouard Sabary Cindy Mbayen Jerome Hoarau Marrakech fut l’opportunité d’avoir un premier aperçu de ce beau pays et des différents paysages. Ce fut notre premier contact avec le CJD Maroc également. Mais Casablanca et Rabat nous ont permis de découvrir d’autres facettes de ce pays. Sur la gauche, vous pouvez voir l’équipe sur la place de la mosquée Mohammed V, à Rabat, dans laquelle se trouve le mausolée de ce roi marocain.

Rabat et Casablanca nous semblaient être des villes plus économiques et modernes que Marrakech (en tout cas moins traditionnelles que la ville ocre). Rabat possède d’ailleurs son tram, alors que Casablanca est en plein travaux pour inaugurer son prochain moyen de transport en commun.

 

Un grand merci au Centre des Jeunes Dirigeants du Maroc

riad Marrakech avec Assia Dari Eulalie Besch Charles Duchesne Pierre-Edouard Sabary Cindy Mbayen Jerome Hoarau Les photos précédentes vous ont donné un aperçu des loisirs que nous avions pu faire. Mais ce voyage n’a pas été uniquement touristique, car nous avions profité de ce voyage pour rencontrer les JDs et JDettes du Maroc. Voici par exemple notre rencontre avec le CJD de Marrakech, lors du 11ème Festival du Film de Marrakech. Nous remercions beaucoup les JD de cette belle ville pour leur accueil et particulièrement Mohammed Assa, le président du CJD Marrakech 😉

 

 

 

 

cjd rabat - Assia Dari Eulalie Besch Charles Duchesne Pierre-Edouard Sabary Cindy Mbayen Jerome Hoarau A Rabat, nous avions été accueillis par Bouchra Khalifa, de la section de Rabat du CJD Maroc. Nous avons partagé un bon repas comme vous pouvez le voir sur cette photo. Par ma part j’ai essayé le khlil, quelques morceaux de viandes séchées dans un bain d’huile cuit en tajine… une expérience à part entière là également :-D. C’est lors de cette journée que nous avions découvert le jeu de société I Nove You, le jeu de société ludo-éducatif sur la Performance Globale développé par le CJD.

 

Notre passage au Maroc coïncidait avec la réélection du bureau national du CJD Maroc. C’est alors que nous avons assisté à l’élection du prochain président du Centre des Jeunes Dirigeants du Maroc, Hazim Sebbata. Echanges, débats et partages sont les maitres mots que nous avons retenus lors de cet évènements. Une belle ambiance dans ce CJD, tout comme en France d’ailleurs 🙂

cjd maroc - Assia Dari Eulalie Besch Charles Duchesne Pierre-Edouard Sabary Cindy Mbayen Jerome Hoarau

Voici donc le résumé très très bref de notre aventure au Maroc. « Choukran » aux JDs et JDettes du Maroc pour cette formidable expérience 😉

Je tiens également à remercier Gaelle Brière du CJD France pour avoir organisé et coordonné ce beau séjour, et à Laurianne Condette également ;-).

 

 

 

 

Et enfin, pour conclure, un grand merci à mon équipe « Solus Infiny », avec qui j’ai partagé des moments forts et des moments formidables dans cette belle aventure CJD. Merci à vous les amis 😉 : Assia Dari, Eulalie Besch, Cindy Mbayen, Pierre-Edouard Sabary et Charles Duchesne (vous avez la photo de l’équipe en tout début d’article ;-))

Nous vous proposerons d’autres articles pour revenir sur quelques points plus précis de cette expérience 🙂

Edito de Michel Meunier du CJD dans le livre L’aventure Entrepreneuriale

En 2011, avec mon équipe lors de ma dernière année d’études à l’ESCEM en gestion et développement durable, nous avons gagné le concours national du centre des jeunes dirigeants (CJD). C’est donc naturellement que j’ai sollicité le soutien du CJD pour mon premier livre l’aventure Entrepreneuriale pour qu’il me propose un Edito également, comme l’ont fait les dirigeants du MoovJee aussi.

 

Michel Meunier, président du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) a personnellement participé au nom du CJD à l’ouvrage l’aventure Entrepreneuriale en proposant cet Edito :

Voyons maintenant le contenu qu’il a proposé ci-dessous. Bonne lecture 😉

Edito de Michel Meunier du CJD

Jérôme,

Quand tu m’as demandé d’écrire un édito sur l’entrepreneuriat, j’ai immédiatement accepté pour deux raisons majeures.

La première, est liée à ma passion du sujet étant un moi-même entrepreneur depuis l’âge de dix-neuf ans et président de la plus ancienne instance patronale de France qui place l’économie au service de la vie.
La deuxième raison est l’amitié que je te porte à toi, Jérôme, notre jeune lauréat du concours de la Performance Globale du Centre des Jeunes Dirigeants 2011 (CJD) qui te lance dans cette magnifique et audacieuse aventure citoyenne : l’entrepreneuriat. A travers toi, c’est aux jeunes que je m’adresse. Qu’est-ce donc aujourd’hui que cette nouvelle forme d’engagement  qui va bien au-delà du monde de l’Entreprise ? Qui sont ces aventuriers d’un nouveau genre : les citoyens entrepreneurs responsables, et quelles sont les qualités nécessaires requises pour entreprendre lorsque l’on est, comme toi, soucieux de la performance globale de son entreprise, c’est à dire économique mais aussi sociale, sociétale et environnementale ?

Avant de te lancer dans cette véritable « aventure citoyenne », il est essentiel que tu prennes conscience de l’importance pour un entrepreneur de devenir un acteur engagé au service des autres dans sa « cité ». L’entrepreneur porte des projets et prend des risques en entraînant avec lui d’autres : des compagnons qu’ils soient clients, salariés, fournisseurs, actionnaires etc. Dès lors, il ne peut pas, se contenter de diriger et gérer « sa boite » les yeux rivés sur son ROI (retour sur investissement, ndrl.).  Désirer devenir un entrepreneur responsable implique d’accepter d’apprendre tout au long de sa vie sans se contenter d’un seul diplôme initial souvent acquis aux alentours de ses vingt ans. Car le métier d’entrepreneur ne s’apprend ni en théorie, ni en pratique mais comme toute compétence, dans une alchimie magique entre savoirs, savoir faire et surtout savoir être reposant sur d’authentiques valeurs humanistes comme celles qui unissent les Jeunes Dirigeants du CJD.  Une remise en cause par la réflexion, la formation, l’expérimentation, le développement est indispensable tout comme comprendre que l’échec peut et doit être vécu comme une expérience enrichissante à valoriser. Si son entreprise est  un moyen de se réaliser, l‘entrepreneur doit cependant  garder à l’esprit que sa seule finalité n’est pas de gagner de l’argent mais bien de créer de la richesse, faire du profit par la récompense de l’initiative et non par la seule association “capital / travail ».

 

« L’entrepreneur doit cependant garder à l’esprit que sa seule finalité n’est pas de gagner de l’argent mais bien de créer de la richesse, faire du profit par la récompense de l‘initiative et non par la seule association capital / travail. »

Dorénavant, être entrepreneur implique qu’il faille sortir du dogme du bilan et changer le regard obsolète que l’on porte sur la performance de l’entreprise pour définir ainsi les nouveaux indicateurs de demain. Ces nouveaux indicateurs sont ceux du capital humain, les fournisseurs, la planète ou encore le système d’informations, ce capital immatériel appelé “Goodwill”. Une qualité essentielle  à tout entrepreneur  repose sur la vision et la connaissance de la macro et microéconomique de son environnement. Appréhender le monde, ses mécanismes géopolitiques et géostratégiques est une nécessité absolue afin d’agir en toute sérénité à l’échelle locale. Le fameux slogan du CJD : « penser global et agir local »-  ou inversement.
Au CJD, nous aimons aussi rappeler qu’un entrepreneur responsable a « les pieds dans la glaise et la tête dans les étoiles », qu’il se préoccupe de toutes les parties prenantes de son entreprise ainsi que des ressources planétaires avec le souci de la biodiversité et de la sauvegarde des écosystèmes. L’entrepreneur responsable cherche et explore de nouveaux modèles économiques vertueux comme l’économie de fonctionnalité ou l’économie circulaire. Il est capable de changer de paradigme et de comprendre que la finance n’est utile qu’au service de l’intérêt général car les Entrepreneurs de ce nouveau monde militent pour une société solidaire.

« Bienvenue dans le grande famille des Entrepreneurs créateurs de richesses pour les Hommes et par les Hommes au service de la vie. »

Enfin, je voudrais ajouter qu’être entrepreneur signifie être libre.
Cette liberté  est le plus beau cadeau que nous puissions proposer à nos jeunes pour sortir du « c’est la faute de l’autre, de l’État, du système, de nos parents, de nos frères et sœurs, de nos voisins… « , comprendre qu’être libre c’est avant tout être entrepreneur de sa vie.

Alors, Jérôme, bienvenue dans la grande famille des Entrepreneurs créateurs de richesses pour les Hommes et par les Hommes au service de la vie.

 

Qui est Michel Meunier ?

Michel Meunier, 37 ans, a succédé en juin 2010 à Gontran LEJEUNE à la présidence du CJD. Il est le fondateur de l’Européenne de Surveillance vendue en 2006 au groupe VIGIMARK, groupe dont il dirige aujourd’hui branche SURETÉ aéroportuaire. Il est également à l’origine de la création du centre de formation EVALEVO, à Beauvais.

Présentation du CJD :

Le CJD est un mouvement de jeunes dirigeants, représentatifs du tissu économique et qui défendent l’idée d’un libéralisme responsable. C’est aussi un lieu où les jeunes dirigeants viennent rompre l’isolement, se former et progresser.
UN RÉSEAU EXCEPTIONNEL

Le CJD, mouvement patronal né en 1938, rassemble 3300 chefs d’entreprise et cadres dirigeants engagés pour mettre en œuvre un libéralisme responsable.
L’ambition du CJD est de promouvoir des idées nouvelles pour rendre l’entreprise à la fois plus compétitive et plus humaine et accompagner dans sa mission, tout jeune dirigeant soucieux d’améliorer sa performance et celle de son entreprise.
Jeune (moins de 45 ans pour les fonctions électives), le « jeune dirigeant » rejoint le CJD pour défendre des valeurs (et non des intérêts catégoriels), se former à son métier de dirigeant-entrepreneur, prendre du recul, rompre son isolement, partager avec d’autres jeunes dirigeants des préoccupations semblables en toute confidentialité et profiter de toute la richesse d’un réseau convivial.

Présent sur tout le territoire à travers plus de 100 implantations, le CJD est représentatif des entreprises françaises, en termes de secteurs d’activité et de taille.

Nous avons gagné le concours national du centre des jeunes dirigeants


Les dirigeants ne naissent pas, ils sont fabriqués — Citations de Warren Bennis

En tant qu’étudiants en dernière année d’école de commerce, Assia Dari, Eulalie Besch, Charles Duschene, Cindy Mbayen, Pierre Edouard Sabary et moi-même avions participé au concours national de performance globale du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants)…

… et nous avons gagné !! 😀

Voici la vidéo de la remise des prix (ce qui a été l’occasion pour moi de prendre la parole devant 180 entrepreneurs, une première pour moi !)

 

Qu’est ce que le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants)

Présentation du CJD

Le Centre des Jeunes Dirigeants est une association regroupant plus de 4000 entrepreneurs gérants de PME / TPE (Petites et Moyennes entreprises). Il s’agit de la plus ancienne association patronale de France créée en 1938,  dont plus de 40 000 chefs d’entreprises ont été membres de cette organisation. Plus qu’un regroupement de jeunes business men, cette association véhicule de fortes valeurs pour « Mettre l’économie au service de l’Homme » :

–       Entrepreneuriat

–       Responsabilité

–       Performance Globale

Le CJD forme des entrepreneurs pour un monde de l’entreprise meilleur, en prônant l’entrepreneuriat responsable, la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et le développement durable en entreprise.

Vous comprenez alors pourquoi le CJD me plait ;-).

Les missions du CJD

Voici les étapes du fonctionnement du CJD :

Réfléchir : Echanger des idées, des bonnes pratiques et des conseils entre les différents membres de la communauté

Se former : Par des séminaires et autres types de formations afin de mieux maitriser les outils de la performance globale (programme Copernic pour mieux former les dirigeants)

Expérimenter : Tester les connaissances et les idées acquises dans sa propre entreprise, et faire des innovations organisationnelles

S’engager : Faire du développement durable une conviction et un engagement sincère, et pas uniquement de la communication

Développer : Continuer de développer et de pérenniser sa société

Le concours CJD

 

Le Centre des Jeunes Dirigeants propose tous les ans un concours à destination des étudiants d’enseignement supérieur (écoles d’ingénieur, de commerce, université,…). Le principe consiste à former une équipe de six personnes pour auditer une entreprise PME / TPE réelle afin de lui proposer un plan d’actions concret et innovant pour sa performance globale (pour sa durabilité).

Le travail final est un dossier de 20 pages qui est noté par un jury d’experts qui choisissent une équipe gagnante. Cette dernière reçoit alors des lots, dont un voyage d’une semaine dans un des pays dans lequel le CJD est présent (le Maroc dans notre cas 🙂 ).

Merci à Olivier de SimpleSlide pour sa petite formation gratuite en présentation et en design, Big Presentation, qui nous a été très utile pour rendre notre dossier agréable et percutant !

Qu’est ce que la performance globale

La performance globale, concept né il y a dix ans, est le prolongement de la devise de mettre l’économie au service de l’Homme du Centre des Jeunes Dirigeants. Elle consiste à prendre en compte pas uniquement la performance économique d’une entreprise, mais aussi ses performances sociales, sociétales (implication de ses parties prenantes) et environnementales.

Les membres du CJD s’engagent ainsi à développer leur société de manière durable en respectant les principes de la performance globale.

Ces 4 piliers, semblables à ceux du développement durable, sont considérés au même niveau pour piloter l’entreprise. Notre diagnostic et plan d’actions que notre équipe avait proposés avait pour but d’améliorer chaque pilier de cette performance globale, et ainsi, améliorer la durabilité de l’entreprise.

Les membres de notre équipe Solus Infiny

Solus Infiny a été le nom que nous avons donné à notre cabinet de conseil fictif pour ce concours. Voici les membres de l’équipe :

–       Assia Dari

–       Eulalie Besch

–       Charles Duschene

–       Jérôme Hoarau

–       Cindy Mbayen

–       Pierre Edouard Sabary

Peut-être les retrouverez-vous sur notre site dédié au développement durable : LeDevDurable.com.

Merci beaucoup au nom de toute l’équipe au CJD, à Michel Meunier président de cette association, et à Laurianne Condette et Gaëlle Brière pour l’organisation de cette belle soirée !

Jerome Hoarau, Pierre-Edouard Sabary, Michel Meunier, Assia Dari et Eulalie Besch