Les échecs comme moyen d’apprendre et comme épice de vie

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Comme vous l’avez remarqué, je participe régulièrement au Festival à la croisée des blogs. J’ai même eu le privilège d’organiser l’édition de septembre. Ce mois-ci c’est Julien de Worldemotions.net qui en a la responsabilité sur le thème Des échecs qui nous font grandir.

Ce sujet m’inspire beaucoup car je suis convaincu que l’on apprend plus de ses échecs que de ses succès. J’ai pu publier un article sur ce sujet à mes débuts comme vous pouvez le voir ici. J’en profite pour partager de nouveau la vidéo de ce précédent article qui est vraiment motivante.

Tous ceux qui ont réussi ont connu des échecs auparavant.

Ils ont appris à les analyser, à les comprendre et à ne plus refaire les mêmes erreurs. Par exemple, Olivier Roland en parle dans l’interview que j’ai eu la chance de faire :

C’est ça qui est génial avec l’entrepreneuriat, c’est que tu as un horizon infini de possibilités. Surtout lorsque tu commences à obtenir une certaine expérience et connaissance dans ce domaine et des erreurs que tu évites. Tout ce que j’ai fait comme erreurs dans ma première entreprise je ne les referai pas dans ma deuxième. Notamment en faire une prison et bosser 70 heures par semaine, c’est clairement quelque chose que je ne fais pas dans mon deuxième business et que je ne ferai jamais. Je suis heureux d’avoir choisi cette voie, d’avoir entrepris si jeune et de pouvoir vivre à fond cela aujourd’hui. Je remercie aussi Tim Ferris qui m’a donné une autre vision de l’entrepreneuriat que j’applique quasiment aujourd’hui.

Tous les entrepreneurs que j’ai pu interviewer et qui ont réussi à créer leur business ont connu des échecs ou fait des erreurs. Au contraire, ils le voient souvent comme un moyen d’apprendre, de rebondir et d’aller plus loin par la suite.

Pourquoi suis-je convaincu que l’on apprend mieux de nos échecs que de nos réussites ?

Je pense que les échecs fonctionnent comme des passages « désagréables » dans une vie. Par exemple, lorsque je suis parti à Madagascar, nous avons eu plusieurs pannes de voitures consécutives, ce qui fut assez désagréable (il fallait pousser la Quatrelle dans les côtes et la laisser filer dans la décente pendant qu’on courrait à côté). Avec du recul c’est assez marrant, mais sur le coup un peu moins. 🙂 Ce voyage sera unique et restera vraiment gravé dans ma mémoire grâce à ces péripéties. Cela n’aurait pas été aussi excitant et mémorable si j’étais resté à l’hôtel, avait passé du bon temps mais pas profité ou osé faire des choses comme je l’ai fait lors de ce voyage.

Comme ces passages « désagréables », les échecs marquent, ils restent dans la mémoire. Bien entendu il ne faut pas que cela devienne une hantise, mais au contraire, un moyen d’analyser les points faibles pour en faire des points forts. De plus, sans échecs, notre vie serait « plate » comme disent les québécois, elle ne serait pas aussi excitante. Il faut du mauvais pour qu’il y ait du bon. Les échecs nous permettent d’apprendre dans la vie et peuvent être des épices également 😉

AUTEUR

Jérôme HOARAU

Fondateur de Pourquoi-Entreprendre.fr, co-fondateur de La-Semaine.com et de creapreZent.fr, coach Efficacité Professionnelle et Parler en Public. Je suis l'auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de l'efficacité professionnelle et du leadership que vous pouvez retrouver ici : Livres Efficacité Professionnelle et Leadership.

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11 commentaires
  • Justin

    Tout comme Julien, j’apprécie vraiment ton idée de faire des échecs un moyen d’épicer nos vies.

    Les événements restent gravés dans nos mémoires soit s’ils sont une réussite totale, soit s’ils sont un échec cuisant. A termes l’objectif serait donc de se servir de ces échecs afin d’engranger de l’expérience et parvenir à la réussite totale de tous les événements de notre vie. Mais c’est objectif est certainement utopique car vivre sans échec ça serait perdre l’élément qui rend nos vies plus « amusantes », plus épicées 🙂

  • Priximmo

    Un de nos grands sportifs, Jean-Philippe Gatien a dit qu’il apprenait plus dans la défaite que dans la victoire. Cela rejoitn ce que tu évoques. Pour ma part j’adhère totalement.

  • Auto Entrepreneur

    Comme on dit, il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompe jamais…

    C’est vrai dans le monde des entreprises comme de la vie personnelle…

    Certains passent leur temps à rêver ou à tout analyser « avant de se lancer » et n’avancent pas (certes, ils ne se plantent pas, mais n’avancent pas dans leurs projets…).

    Au contraire, savoir passer à l’action est une vrai compétence, à condition aussi de savoir mesurer ses succès et ses erreurs et d’en tirer un bénéfice personnel… d’apprendre de ses erreurs effectivement 🙂

  • Vandy

    J’aime bien ton article mais je ne suis pas forcement d’accord avec ce que tu dis.

    Je m’explique.

    Je ne pense pas qu’on apprenne forcement plus de ses echecs. On a echoué ok mais ca ne nous dit toujours pas comment réussir ? Ca nous dit seulement que dans une situation précise il ne fallait pas faire ci ou cela donc on refera autrement. A-t-on appris ? Oui on apprend de nos erreurs, j’ai beaucoup appris pour ma part.

    Mais je ne pense pas qu’on apprenne plus de ses échecs que de ses réussites mais le contraire. Lorsque l’on réussit quelque chose, on sait comment cela fonctionne donc on peut s’en inspirer par la suite. Nous apprenons et nous nous inspirons tous des réussites d’autres n’est ce pas ? Beaucoup moins des erreurs. Sur les Blogs que tu consultes, lis-tu beaucoup d’articles des échecs du rédacteur pour apprendre ? Tu liras surtout des articles sont la facon de réussir. Une étude menée sur Harvard montrait que les entrepreneurs ayant raté leur premiere entreprise avait autant de chance de réussir ensuite qu’un entrepreneur qui vient de débuter.

    Nous apprenons de nos échecs, mais pas forcément plus que de nos réussites.

  • Jérôme

    Merci pour les commentaires 😉
    @ Vandy :
    Je suis parti sur la ligne de conduite que l’on apprend mieux de ses échecs car ils restent mieux dans la mémoire que les réussites. En tout cas c’est ainsi que je le conçois.
    Bien entendu, savoir comment ça marche est une très bonne manière de réussir, mais cela ne nous dit pas les erreurs que l’on pourrait faire. Souvent lorsque l’on connait un échec, on cherche la solution et donc la manière de réussir, mais pas l’inverse. As-tu chercher à savoir comment échouer lorsque tu as connu un succès ? Je ne le pense pas. Je pense qu’en terme d’apprentissage, l’échec est plus complet que le succès.
    Qu’en penses-tu ?
    Je suis content que tu ouvres ce débat car cela enrichit les points de vue. Je respecte tout à fait le tien, mais préfère le mien pour le moment 😉
    Tu aurais un lien pour ton étude faite par Harvard ? Cela m’intéresse beaucoup 😀

  • Vandy

    Voici un article qui parle du sujet, je te remets les phrases importantes :

    « He said, that while the study found that in general, failures are not a particularly effective teacher of entrepreneurship, Gompers said that “absolutely some entrepreneurs can learn” from them. »

    L’etude montre que les entrepreneurs ayant deja reussi ont plus de chance de reussir que les entrepreneurs ayant echoue une premiere fois. Ca c’est un fait.

    Mais l’etude montre aussi que les entrepreneurs ayant echoue une premiere fois, ont autant de chances de reussir que des entrepreneurs debutant pour la premiere fois.

    Bien sur que l’on apprend de nos echecs mais pas forcement (beaucoup) plus que de nos reussites, tout depend de la situation aussi. Nos reussites elles, au contraire nous donnent une meilleure idee de ce qui fonctionne.

    Lien vers l’article :
    http://www.finfacts.ie/irishfinancenews/article_1016251.shtml

    Lien vers le White Paper d’Harvard
    http://www.hbs.edu/research/pdf/09-028.pdf

  • Erwan

    @vandy, on apprend plus de ses échecs que de ses réussites sur le long terme. Car on ne va va reproduire une situation qui nous a conduit à un échec. Par contre, il est souvent plus difficile d’identifier une situation qui a conduit à un succès. Pourquoi? Et bien simplement parce que l’on va moins prendre le temps d’analyser pourquoi ca a fonctionné contrairement à un échec où l’on va chercher d’où vient le problème.

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