Comment survivre aux crises en tant qu’entrepreneur ?

La crise grecque étant à son apogée, le spectre de « la crise » refait surface. Que faire si l’euro chute ? Que faire si le système capitaliste tel qu’on le connaît disparaît ?

Je me suis déjà posé cette question lors de mon article Votre entreprise survivra-t-elle à la fin du capitalisme. Voici mon point de vue avec une approche soft skills, bien entendu.

Couv L'Aventure EntrepreneurialeLes bonnes pratiques présentées dans cet article sont issues de mon ouvrage L’Aventure Entrepreneuriale : rendez votre quotidien d’entrepreneur passionnant.

La frugalité, la simplicité, l’agilité

« Ce ne sont pas les plus forts qui survivent, ni les plus intelligents, mais ceux qui sont les plus rapides à s’adapter au changement » – Charles Darwin

Cette citation m’inspire la simplicité, la frugalité et l’agilité. Car comment être « rapide à s’adapter au changement » ?

Pour répondre à cette question, je vais me reposer sur une métaphore. Lequel de ces deux sportifs de haut niveau est le plus rapide : le sumo ou le gymnaste ? A mon avis, le gymnaste. Pourquoi ? Parce qu’il est plus léger. La légèreté est la clef de la rapidité. J’en parle en connaissance de cause pour avoir fait de l’athlétisme en compétition et être passé de 82 kilos à 67 kilos.

Il en est de même pour l’entrepreneuriat : plus votre entreprise et votre manière d’entreprendre sont légères, plus elles sont rapides à s’adapter. Mais qu’est ce qu’une entreprise et une manière d’entreprendre « légères » ?

La légèreté en entrepreneuriat repose sur trois piliers :

  • la frugalité,
  • la simplicité,
  • l’agilité.

La frugalité consiste à utiliser le minimum de ressources possibles pour atteindre un objectif. Elle consiste également à rester sobre, à savoir ne pas être trop gourmand et avancer à un rythme naturel. Les plantes ne poussent pas du jour au lendemain…

La simplicité repose sur de la clarté et sur l’essentiel. Elle est l’opposé de ce qui est compliqué. La simplicité crée de la fluidité et de la rapidité dans la compréhension et dans la prise de décision.

L’agilité est du domaine du mouvement : ce qui est agile est mobile. Grâce à cette simplicité, il est important d’être en mouvement et de régulièrement « challenger » le statu quo : faire évoluer ce qui existe pour ne pas faire du sur place.

Si vous arrivez à entreprendre à travers ces trois piliers frugalité, simplicité et agilité, vous serez plus rapide pour vous adapter aux changements, et donc aux crises.

Pratiquer le troc et l’échange de bons procédés

Et si le capitalisme s’effondrait, comment pourrons-nous vendre et acheter des produits et services ? Car il faudra continuer de vivre n’est ce pas ?

Un des systèmes les plus anciens et qui redevient à la mode en ce moment, c’est le troc ou l’échange de bons procédés.

Pour ma part, je le teste régulièrement dans mes activités comme pour obtenir mon dernier livre L’Aventure Entrepreneuriale par exemple.

S’essayer à ce système d’échange c’est se préparer dans l’éventualité d’une crise monétaire ou économique sans précédant. Vous pouvez donc le tester sur quelques produits ou services « pilotes » et vous verrez que cela peut avoir encore plus de valeur que de l’argent.

Répondre aux besoins essentiels

Avec la crise grecque, de nouvelles incertitudes émergent quant à la viabilité et la stabilité de notre système économique et social.

Et si le capitalisme s’effondrait, votre entreprise aura-t-elle encore une raison d’être ?

Pour ma part, je mise sur une ressource inépuisable : les richesses humaines, ou soft skills, comme je le fais avec creapreZent.fr , La-Semaine.com et mon activité de coaching. Je pars du principe que tant qu’il y a des humains, il y aura de ces richesses qui ne demandent qu’à être boostées.

Et vous, quel sera l’utilité sociale de votre activité dans ce scénario ?

Certaines activités existent depuis la nuit des temps car elles répondent à des besoins essentiels pour les être humains : se nourrir, se loger, rester en bonne santé.

C’est la raison pour laquelle les médecins, les agriculteurs et les constructeurs resteront quoiqu’il arrive des métiers d’avenir. Même si ces métiers ont évolué dans l’histoire, ils existent depuis l’humain est devenu sédentaire.

En plus d’exister et d’être utile quelque soit le système dans lequel on évolue, ces métiers sont également indispensables quelque soit l’endroit où vous vivez. C’est la raison pour laquelle vous trouverez des sociétés de constructions dans n’importe quel pays au monde. Cela me fait d’ailleurs penser à la période pendant laquelle je vivais au Québec et où j’ai échangé avec plusieurs entrepreneurs sur place dans plusieurs domaines, dont un dirigeant qui proposait les services d’un entrepreneur général à Montréal.

Différent continent, mais mêmes besoins essentiels. 

Et vous en tant qu’entrepreneur, répondez-vous à un besoin essentiel ? Votre entreprise a-t-elle toutes les conditions pour survivre à une crise aussi grave soit-elle ?

PS : si vous souhaitez me motiver à continuer à alimenter ce site, vous m’aiderez beaucoup en partageant cet article sur les réseaux sociaux grâce aux boutons ci-dessous.

 

 

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *