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Réussir son Startup Weekend : chroniques d’un entrepreneur et startuper

Quand j’ai participé à mon premier Startup Weekend à Paris, j’aurais aimé avoir des conseils en amont pour m’y être mieux préparé. Guidé par cette envie de partager ce que j’ai appris de cette expérience et des Solupreneurs (dont je suis le co-initiateur), j’ai récemment publié un nouvel ouvrage sur le sujet : Réussir son Startup Weekend – Chroniques d’un entrepreneur et Startuper.

Réussir son Startup Weekend

La table des matières du livre Réussir son Startup Weekend

A propos de l’auteur                                            4

Sommaire                                                              6

Avant propos                                                        8

La check list avant évènement                         9

Les 9 règles pour mieux écouter                      12

Exercice de networking                                     13

Tenter un pitch improvisé : retour d’expérience 16

Bonnes pratiques pour préparer son pitch       17

Les clefs d’un bon pitch                                    21

Nommez votre idée de business                   24

Pensez votre nom comme pour une URL         24

D’entrepreneur à orateur et networkeur            28

Se détacher de l’ego au profit du collectif et du projet      32

Se présenter aux autres membres de l’équipe 34

Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Que proposez-vous ?          35

Le brainstorming par votes                               37

Nous sommes dans la presse !                        38

Quel est le MVP (Minimum Viable Product) ? 40

Entreprendre en LEAN Statup                           40

Hypothèse, test, validation, évolution : la méthode LEAN Startup    44

Les 4 étapes du LEAN Startup                          44

Entreprendre sans business plan                    45

Définir le Business Model                                49

Les éléments du Business Model                     50

Quel est l’élément différenciant ?                 52

L’élément clef face à la concurrence : l’opinion 52

Soyez une vache pourpre                                  53

Création du MVP                                                55

Comment procéder pour développer le MVP ? 55

Préparation du pitch final                                 58

L’art du pitch selon Guy Kawasaki                   58

Réussir sa présentation face au jury            60

Quelques bonnes pratiques pour être à l’aise à l’oral      60

Conseils de conférencier                                  61

Quelle suite donner à un Startup Weekend ? 64

Bibliographie                                                       67

Pour aller plus loin                                            68

startupweekendparis

source http://www.facebook.com/startup.weekend.paris

Extrait de ces chroniques d’entrepreneur

Ce fut mon premier Startup Weekend. J’y suis allé seul, en curieux, avide de découvertes et d’aventures. D’ailleurs de nombreuses personnes étaient dans la même situation. Et dès les premières minutes, vous êtes dans le bain, en dehors de votre zone de confort. Vous savez, cette zone dans laquelle vous avez l’agréable sensation de maitrise et l’impression d’être dans votre environnement.

Je n’étais pas dans cette confortable zone : entouré d’inconnus, il fallait surmonter sa timidité pour interagir avec les autres participants. D’autant plus que nous allions tous passer le weekend ensemble !

Ce fût un excellent exercice de brise glace : savoir amorcer une discussion avec un(e) inconnu(e) en situation de networking (réseautage). Et voici un principe que j’essaie d’appliquer dans ces situations : l’empathie et l’écoute active.

Plutôt que de me présenter et déballer tout ce que je peux à mon interlocuteur, je me concentre sur lui (ou elle) pour mieux le/la connaitre. Cela permet de créer de la confiance (on s’intéresse à l’autre) tout en obtenant des informations nécessaires pour rebondir et alimenter la discussion.

Les 9 règles pour mieux écouter

Voici des éléments apportés par Marshall Goldsmith pour aller plus loin dans ce principe d’écoute quand j’ai découvert à travers le site d’Olivier Richard (SimpleSlide).

Ecouter (nous avons deux oreilles pour écouter deux fois plus que parler).

  1. Ne pas interrompre (nous ne pouvons pas écouter, réfléchir et parler en même temps).
  2. Ne pas finir les phrases de son interlocuteur.
  3. Ne jamais dire « je savais ça ».
  4. Bannir les mots «non », « mais », « cependant »,…
  5. Même si l’on n’est pas d’accord avec son interlocuteur.
  6. Conserver son regard sur l’interlocuteur et pas ailleurs.
  7. Alimenter la discussion avec des questions pertinentes.
  8. Ne pas chercher à étaler son savoir.

Ces règles permettent de se mettre dans une attitude d’écoute active et d’empathie. C’est l’une des clefs du réseautage efficace.

Après ces premiers contacts, place au début de l’expérience entrepreneuriale avec les pitchs, ceux pendant lesquels les participants présentent leurs idées.

Le livre est disponible au format Kindle et sera prochainement disponible en version papier également.

PS : si vous souhaitez me motiver à continuer à alimenter ce site, vous m’aiderez beaucoup en partageant cet article sur les réseaux sociaux grâce aux boutons ci-dessous.

 

 

 

 

Osez être un artrepreneur dans une aventure entrepreneuriale

Un artrepreneur est un entrepreneur qui ose entreprendre avec sa tête (pragmatisme/logique), son coeur (émotion et passion) et ses tripes (instinct et intuition). En ayant cette intention d’utiliser toute vos ressources dont l’artiste qu’il y a en vous, vous décuplez votre potentiel et votre impact, comme je l’indique dans mon dernier article intitulé « Un Leader Entrepreneur est un Artrepreneur« .

Dans ce nouvel article je partagerai avec vous mes réflexions sur pourquoi et comment déployer l’artrepreneur dans une dynamique entrepreneuriale, et même en équipe, à travers un cas concret : l’évènement Week-end Co’.

La raison ne prévaut pas sur l’intuition et les émotions

Comme l’écrit Béatrice Millêtre dans son livre livre « Réussir grâce à son intuition« , notre héritage grec a conduit notre société à mettre la raison sur un piédestal au détriment de l’intuition et des émotions. Or, l’intuition et les émotions, sont deux ressources indispensables pour décider et agir avec tout notre potentiel humain.

D’ailleurs, d’après de nombreuses recherches scientifiques dont fait mention Olivier Chambon, le corps humain possèderait deux autres cerveaux que celui de la tête : le cerveau du coeur et le cerveau du ventre. C’est pour cette raison que je parle d’entreprendre avec sa tête, son coeur et ses tripes. Ces différents cerveaux sont complémentaires et fonctionnent de manières différentes.

L’artrepreneur est un entrepreneur qui arrive à utiliser ces trois cerveaux permettant ainsi de décider et d’agir grâce à :

  • son pragmatisme et ses compétences cognitives,
  • ses émotions et sa passion,
  • son instinct et son intuition.

J’ai d’ailleurs réalisé une courte vidéo présentant l’Art d’Entreprendre (et donc d’être un Artrepreneur) reposant sur une formule très simple :

https://www.youtube.com/watch?v=dmYA9CVtLjA

Ce qu’apporte un Artrepreneur dans une équipe au service d’un projet

Le weekend du 20 au 22 mars prochain aura lieu un évènement entrepreneurial pour lequel je suis partenaire : Week-en Co’ (édition spéciale économie collaborative). Sur le même principe que le Startup Weekend, le concept est simple : créer des équipes pluridisciplinaires pour créer une startup en un weekend. Ces évènements sont de formidables opportunités pour :

  • développer des compétences entrepreneuriales,
  • rencontrer de nouvelles personnes et cultiver son réseau,
  • stimuler sa créativité et générer de nouvelles idées.

Naturellement je vous encourage à participer à ce type d’initiative.

Comme je vous l’annonçais plus tôt, je suis partenaire de cet évènement pour lequel j’offre une séance de coaching aux membres d’une des équipes gagnantes (il y a trois prix en tout).

Un Artrepreneur dans une équipe entrepreneuriale apporte :

  • de l’énergie, de l’enthousiasme et de la motivation pour agir
  • des idées créatives et innovantes en amont des décisions
  • de la sagesse entrepreneuriale

Si vous souhaitez en savoir plus sur comment devenir un artrepreneur, je vous invite à suivre ma prochaine webconférence en direct sur ce sujet le lundi 23 à 19h ici.

Est-ce qu’être un artrepreneur vous plairait ?

PS : si vous souhaitez me motiver à continuer à alimenter ce site, vous m’aiderez beaucoup en partageant cet article sur les réseaux sociaux grâce aux boutons ci-dessous.

Startup Weekend de Lyon édition Digital Open Labs se déroulera les 21, 22 et 23 février 2014

Participer à des Startup Weekend est un excellent moyen de développer vos compétences entrepreneuriales et vos soft skills tout en boostant votre réseau professionnel. C’est pour cela que j’essaie d’en parler un maximum sur ce blog comme pour le Startup Weekend Paris par exemple.

Aujourd’hui, ce sera Claire Faggiani qui nous présentera le Startup Weekend de Lyon, qui a une originalité qui ne laissera personne indifférent. Merci Claire pour son témoignage et bonne lecture à vous.

Après avoir co-organisé un Startup Weekend à Marseille, tu as décidé de renouveler cette expérience à Lyon. Pourquoi cet type d’évènement te passionne tant ?

Lors de la 4ème édition du Startup Weekend Marseille, j’ai vécu une expérience hors norme avec une équipe d’organisation géniale. En venant à Lyon, il a donc été naturel pour moi de contacter les organisateurs du Startup Weekend Lyon, aussi géniaux qu’à Marseille. Nous sommes une équipe de bénévole représentatifs de l’univers entrepreneurial : entre le chercheur mexicain, l’américano-suisse chercheur en science de l’informatique, le 100% lyonnais gamedesigner, la super communicante parisienne…etc. c’est un vrai meelting pot de compétences et de cultures à l’image des Startup Weekend.

Ce qui m’attire dans les Startup Weekend c’est le sentiment de fédérer une communauté, de rassembler des personnes différentes pour construire un écosystème. Nous participons au dynamisme local en insufflant l’envie de créer et d’innover. Le Startup Weekend apporte un soutien aux entrepreneurs et leur permet de tenter leur chance dans un environnement sans risque pour leur mettre le pied à l’étrier.  Le Startup Weekend, c’est un peu le terrain de lancement pour les entrepreneurs et c’est une fierté de participer au « décollage » de ces entreprises.


Il me semble que Lyon est une ville très dynamique en terme d’entrepreneuriat, qu’en penses-tu ?

Oui ! Lyon est une ville très dynamique où il existe un réel écosystème autour de l’entrepreneuriat qui permet d’insuffler des initiatives. C’est un bonheur de travailler pour le SWLYON car tout les acteurs s’écoutent, s’entre-aident et ont tous la même ambition : faire rayonner Lyon pour en faire une ville de création d’entreprise et d’innovation.
D’ailleurs, Lyon ce n’est pas moins de 3,5 milliards de CA dans le secteur du numérique. Elle compte de nombreuses success-story dans le domaine du numérique ! Avec 3000 entreprises, la ville est le 2ème pôle français de la recherche numérique ! Entre évènements networking, grandes rencontres, infrastructures immobilières, pôles de compétitivité, accélérateurs et incubateurs tel que Cluster Edit, Crealys, Novacité, Boost in Lyon  on peut dire que Lyon jouit d’un dynamisme attractif !
Pour couronner le tout, voilà que le Ministère de l’Economie a lancé, le 27 novembre 2013, le dispositif French Tech. Evidement, tout l’écosystème du numérique lyonnais s’est mobilisé autour de Lyon Hub Numérique pour faire de la ville une candidate sérieuse pour la labellisation ville numérique.


Qu’est ce que ce Startup Weekend apportera de nouveau par rapport à ceux qui existent déjà en France ?

Puisque la ville de Lyon c’est un peu la paradis des acteurs du numériques, le Startup Weekend Lyon se déroule sous le thème Digital Open Labs. Le but est de créer du lien entre le milieu de la recherche scientifique numérique et celui de l’entrepreneuriat. Alors que dans les Startup Weekend « classiques » tous types de projets peuvent être pitchés, à Lyon nous avons pris le parti de former des équipes autour de thématiques scientifiques. C’est l’occasion pour les chercheurs et scientifiques du domaine du numérique de  mettre leurs technologies au service de fonctionnalités concrètes, pour faire émerger des produits ou des services en réponse à des besoins de la société. Les communicants, entrepreneurs, designers, développeurs pourront donc travailler autour de projets portés par les scientifiques et mettre à profit leurs compétences pour transformer une technologie en un produit utile sur un marché. En bref, il y à une technologie et les participants travaillent main dans la main pour la valoriser et en faire une application concrète !

Qui peut y participer et comment faire ?

Comme dans tous les Startup Weekend, tous les types de profils sont requis et tout le monde peut participer ! Le but est de pouvoir constituer des équipes pluridisciplinaires avec des participants de tous horizons : entrepreneurs, ingénieurs, développeurs, designers, communicants ou tout simplement des personnes motivées et curieuses qui veulent s’impliquer dans une aventure entrepreneuriale. A Lyon, nous invitons les scientifiques à partager les technologies sur lesquelles ils travaillent pour leur permettre de trouver une équipe, facteur déterminant pour monter une startup ^^

Pour participer il suffit de s’inscrire sur notre site internet :
 http://lyon.startupweekend.org/

La place coûte 70€ pour les professionnels et 50€ pour les étudiants. Pour les scientifiques qui veulent pitcher, c’est un peu différent ! 🙂 il faut nous contacter à lyon@startupweekend.org.

Peux-tu nous rappeler pourquoi c’est intéressant d’y participer même si l’entreprise à la fin de l’expérience n’est pas créée ?

Depuis le lancement du Startup Weekend en 2007,  8190 startups ont été créées partout dans le monde. Après le week-end, 30 % des startups restent actives dans les 6 mois et 10% lèvent des fonds. L’opportunité est donc réelle ! C’est le moyen pour les participants de trouver leur équipe, de tester leurs idées, de les enrichir grâce aux mentors, et de construire en 54h un produit et un modèle économique, chose qu’ils auraient fait en quelques mois sans le Startup Weekend. C’est donc l’occasion de poser les bases d’une future entreprise mais c’est aussi un moment d’apprentissage, de découverte et de rencontres. Chaque participant a ses raisons de venir à cet évènement. Dans tous les cas, on leur promet un week-end inoubliable !
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En attendant le Startup Weekend Lyon, rendez-vous le jeudi 6 février à la Cordée Perrache à partir de 19h pour un apéro SWLYON. Discussions, rencontres.. tout ça ! De quoi se détendre avant la bataille 😉

Et si vous souhaitez avoir un maximum de conseils et de bonnes pratiques pour préparer au mieux votre Startup Weekend, lisez ce cas d’étude hyper complet sur le Startup Weekend de Paris.

Startup Weekend Paris : conseils et mode d’emploi

54h pour devenir entrepreneur et lancer une entreprise innovante en équipe : tel est le pari du concept Startup Weekend. J’ai testé pour vous celui de Paris en février 2013 : je vous livre mes impressions et surtout ce que j’ai appris pendant cette expérience intense.

Pour rappel, Startup Weekend est une intiative internationale non lucrative qui a pour but d’encourager l’entrepreneuriat dans le monde entier. Par l’expérience et le travail d’équipe, les participants se confrontent aux réalités du monde des Startups et peuvent en plus gagner des lots. Il s’agit en effet d’un concours qui peut déboucher sur une vraie création de produit et d’entreprise à la fin du weekend.

Le Startup Weekend Paris 2013 a eu lieu dans l’espace de coworking La Mutinerie les 8, 9 et 10 février 2013. Des dizaines de participants se sont inscrits dont :

– des « business » ou « marketeurs » (teeshirts oranges dont je faisais parti)

– des développeurs (teeshirts verts)

– des designers (teeshirts bleus)

Les organisateurs portaient des teeshirts noirs et les mentors des teeshirts rouges pour que tout le monde soit reconnaissable.

Sans oublier que la langue officielle de ce Weekend Startup était l’anglais…

Voici les grandes étapes de ce weekend.

Bien démarrer son Startup Weekend en brisant la glace

startupweekendparis

source http://www.facebook.com/startup.weekend.paris

Ce fut mon premier Startup Weekend. J’y suis allé seul, en curieux, avide de découvertes et d’aventures. D’ailleurs de nombreuses personnes étaient dans la même situation. Et dès les premières minutes, vous êtes dans le bain, en dehors de votre zone de confort. Vous savez, cette zone dans laquelle vous avez l’agréable sensation de maitrise et l’impression d’être dans votre environnement.

Le 8 février, je n’étais pas dans cette confortable zone : entouré d’inconnus, il fallait surmonter sa timidité pour interagir avec les autres participants. D’autant plus que nous allions tous passer le weekend ensemble !

Ce fût un excellent exercice de brise glace : savoir amorcer une discussion avec un(e) inconnu(e) en situation de networking (réseautage). Et voici un principe que j’essaie d’appliquer dans ces situations : l’empathie et l’écoute active. Plutôt que de me présenter et déballer tout ce que je peux à mon interlocuteur, je me concentre sur lui (ou elle) pour mieux le/la connaitre. Cela permet de créer de la confiance (on s’interesse à l’autre) tout en obtenant des informations nécessaires pour rebondir et alimenter la discussion.

Voici un schéma très intéressant sur l’art d’écouter

Après ces premiers contacts, place au début de l’expérience entrepreneuriale avec les pitchs, ceux pendant lesquels les participants présentent leurs idées.

Présentez votre projet de startup grâce au pitch fire

pitchfire_StartupWeekend

source http://www.facebook.com/startup.weekend.paris

Pas tous les participants « pitchent » : seuls ceux qui ont une idée et qui se sentent prêts à en parler de manière persuasive et percutante le font (l’exercice ne dure que 60 secondes). Pour ma part, je n’avais pas préparé d’idée ou de pitch, car étant en anglais, je ne me sentais pas prêt/confiant pour cet exercice. En plus mon idée n’était pas orientée « hightech »… je serais passé pour un vrai marginal dans ce cas !

Mais arrivé à la fin de cette séance de prise de parole, un des organisateurs, Nick Stevens, prit la parole en racontant une anecdote : lors d’un précédent Startup Weekend, une personne n’avait pas préparé son pitch et a au dernier moment osé le faire. A la fin, elle a réussi à lever plusieurs millions de dollars…

Un message qui n’ai pas passé dans les oreilles d’un sourd, et je me surprends à me lever pour tenter ma chance.

« Pitcher » OK ;  en anglais, pourquoi pas. Mais pitcher quoi au juste ? J’ai deux minutes pour trouver une idée… le temps que les deux autres personnes téméraires devant moi passent.

Qu’est ce que j’ai sous la main ? Pourquoi Entreprendre. Si je prends le « Pourquoi« , que puis-je en faire. Le Pourquoi représente le questionnement, la quête de sens, indispensable pour approfondir ses réflexions et effectuer les bons choix. Dans quelles situations ce questionnement peut-il être utile ? Pour valider des idées et notamment des idées d’entreprises. Si j’assemble les pièces du puzzle j’ai :

– Pourquoi : un questionnement pour trouver du sens dans ses choix

– Des idées d’entreprises : qui doivent avoir du sens pour prendre vie

Il me reste 1 minute…

Et si jamais on en faisait une application dans laquelle on note ses idées de business et que l’on valide par la suite à travers un processus de questionnement. C’est un besoin que j’ai, qui peut être partagé par d’autres personnes. Tentons de pitcher avec ça.

C’est ainsi que je me retrouve sur scène, à présenter mon idée toute fraiche devant un auditoire curieux et attentif. Bien entendu, ce ne fût pas une prestation à la Steve Jobs… Mieux vaut bien se préparer à l’exercice. J’ai proposé un exercice pour vous entrainer pour vos pitchs sur cet article de widoobiz : maitrisez-vous vos pitchs ?

Sinon, l’équipe Startup Weekend vous conseille de structurer votre pitch fire de la manière suivante :

  • Qui vous êtes (nom, prénom, projet, …) 10 secondes
  • Quel est le problème identifié (anecdote personnelle, statistiques, …) 20 secondes
  • La solution apportée (le projet, la cible) 20 secondes
  • De qui et de quelles compétences avez-vous besoin (développeurs, designers,…) 10 secondes

Voici un article complet pour vous aider à vous préparer pour votre pitch : startup weekend comment faire un pitch qui démonte.

Enfin voici une superbe vidéo proposée par Olivier Richard du blog SimpleSlide pour des conseils pratiques pour vos pitchs :

[youtube id= »bU6fFbYEWII » width= »600″ height= »350″]

Nommez votre idée de business

Une idée c’est bien, mais une idée avec un nom c’est mieux. Or je n’avais pas pensé à ça. Et à la fin de mon discours de 60 secondes, on me demande comment s’appelle mon idée. J’ai 3 secondes pour en trouver une… Pourquoi en anglais ça donne « why« . Il s’agit d’une idée d’application mobile, alors le nom sera la « Why App« . Encore une fois, ne faites pas la même erreur : réfléchissez bien au nom de votre marque car c’est le premier message que vos interlocuteurs vont entendre. Le nom de marque est le premier message marketing, d’où son importance.

Récoltez des votes pour votre idée d’entreprise

votes_startupweekendParis

source http://www.facebook.com/startup.weekend.paris

 Ca y est, vous avez votre nom et votre idée. Le tout est noté sur une feuille A4 rigide. Mais c’est là que le plus dur commence. Vous avez été un marketeur jusqu’à maintenant, un orateur. La suite qui vous attend est différente : vous vous retrouvez en bon politicien, ou commercial, à faire du travail de terrain. Pour que vous puissiez porter votre idée et projet lors de ce weekend startup, il vous faut séduire les coeurs : seules les idées qui auront le plus de votes survivront.

Vous êtes muni de votre pancarte en train de prospecter des voix : il faut convaincre que votre idée a plus de potentiel que les autres. Encore un exercice formateur même si vous n’adhérez pas à l’état d’esprit. Finalement, vous vous rendez compte qu’entreprendre implique beaucoup de prises de parole : l’entrepreneur doit être orateur.

Heureusement que cela se travaille. Pour ma part j’ai rejoint un club de Toastmasters, un groupe d’entraide pour progresser en prises de parole en public. Si vous êtes sur Paris, nous pourrons alors nous croiser au club l’Etincelle, le club Toastmaster le plus sympa de la capitale :-). Travailler vos prises de parole est capital pour votre aventure entrepreneuriale. Je propose des séances de coaching si jamais cela vous intéresse.

Quelle suite pour l’idée ?

 

Mes deux minutes de préparation et mon improvisation ne m’ont pas permis d’obtenir assez de votes pour continuer l’aventure avec cette idée. Je me suis rendu compte entre autres que d’autres idées étaient bien plus innovantes et travaillées. J’ai pu discuter avec un designer qui avait un projet pour rendre accessible l’auto-édition numérique, un passionné de sport pour une application pour faire du jogging, … Je n’ai pas tardé pour donner mes votes à une autre idée plus prometteuse que la Why App : Greenspot Me.

Portée par une jeune entrepreneure passionnée par le développement durable et les voyages, GreenSpot Me avait tout pour me plaire :

– valoriser les voyages éco-responsables grâce à la gamification à travers une application mobile.

C’est ainsi que j’ai rejoint cette idée pour le weekend.

Rejoindre une équipe déjà créée (mon cas pendant le Startup Weekend de Paris)

greenspot

source https://www.facebook.com/startup.weekend.paris

 Voici la photo de famille de l’équipe GreenSpot Me :

La porteuse de projet : Eleonor Peek

Le développeur mobile : Frédéric R

Le designer : Stéphane Lebauvy

Les marketeurs :  Nicolas Viennot, Claire Leroux et moi-même

David qui n’est pas sur cette photo n’a malheureusement pas pu continuer l’aventure avec nous.

Nous nous connaissions pas du tout, mais nous pouvons déjà sentir la synergie qui allait découler de cette expérience entrepreneuriale.

 

 

Se présenter aux autres membres de l’équipe

Nicolas Viennot

 Nouvel exercice intéressant : se présenter. Le groupe vient de se former, il est important de faire connaissance et de savoir qui est qui et qui sait faire quoi.

Cette phase du Startup Weekend est importante car c’est de là que va découler ce que vous allez faire et de la dynamique que vous allez adopter dans l’équipe. En effet, c’est le moment où vous partagez ce que vous savez faire et surtout ce que vous voulez faire. Par exemple, j’ai depuis le début annoncé que j’aimais travailler sur les présentations pour « pitcher » et de travailler avec les designers. C’est ce qui m’a permis de faire ce que j’aime faire pendant ce weekend.

C’est aussi ce qui nous a permis de mieux nous connaitre et de voir comment chacun a l’habitude de travailler.

Avez-vous réfléchi à ce que vous savez faire et ce que vous aimeriez faire dans un groupe ?

 

Brainstorming de groupe pour définir la vision entrepreneuriale du projet

Maintenant que l’équipe est présentée, passons aux choses sérieuses, le projet. Le point de départ est l’idée. Mais cette idée au début n’est « partagée » que par le porteur de projet. Or dans un travail d’équipe il faut que tout le monde s’identifie à l’idée pour s’identifier au projet. Pour cela, rien de mieux qu’une séance de brainstorming pour récolter les avis et les « sous-idées » (idées sous-jacentes à l’idée de départ) de chaque membre. Cela permet d’impliquer tout le monde et surtout d’enrichir et approfondir l’idée de départ.

Finalement, l’idée de départ a souvent évolué par rapport à l’idée d’origine.

Voici quelques conseils pour effectuer des séances de brainstorming efficaces, ludiques et riches :

vu sur le blog simpleslide dans son guide gratuit : les 6 chapeaux de la réflexion.

Comme des images valent mieux que des mots, voici une présentation pour vous expliquer cette technique :

Quel est le MVP (Minimum Viable Product) ?

plante_lamutinerie

Le produit minimal et viable, telle est la question centrale d’un Startup Weekend. Un des objectifs de ce weekend est de créer un produit ou service. Et comme le temps manque, il est important de cibler l’essentiel, le minimal, tout en gardant à l’esprit que ce soit viable (que le produit puisse vivre dans la durée). Il s’agit d’un des pivots du LEAN Startup, cette méthode permettant de tester en réel ses concepts pour les faire évoluer au gré des feedbacks (retours utilisateurs).

Voici une présentation (en anglais) du principe du LEAN Startup.

De nombreuses Startups ont commencé ainsi et ont connu un vrai succès. Prennez l’exemple de Dropbox (voici un article en anglais très intéressant sur le sujet) qui a réussi à lever 250 millions de dollars :

Le LEAN Startup permet aux entrepreneurs d’apprendre le plus vite possible à créer un produit en un minimum d’efforts mais avec le maximum d’impact. Contrairement à l’approche business plan reposant sur l’étude de marché (on questionne le marché sur un produit qui n’existe pas encore), l’approche LEAN permet de se lancer en un minimum de temps pour récolter des informations sur des tests utilisateurs réels. Pas d’étude de marché fictive, mais du concret. L’équipe de Dropbox était dans cet état d’esprit en proposant un MVP (Minimum Viable Product) simple : un outil de partage de fichier par « Drag and Drop » (glisser déposer). Après une version « béta », ils ont pu récolter de nombreux feedback utilisateurs, qui leurs ont permis d’apprendre et d’adapter un produit plus conséquent par la suite.

Si vous vous intéressé à cette méthode, suivez ces deux blogs anglosaxons :

Startup Lessons Learned

Steve Blank

Vous pouvez aussi lire l’article de Jérémy Goldyn The Lean Startup qui a rédigé une chronique du livre d’Eric Ries, l’expert en la matière. 

Pour GreenSpot Me, nous avons opté pour une application iPhone qui permet aux utilisateurs de réserver un hébergement responsable tout en gagnant des points. Ces points sont ensuite utilisés pour planter des arbres et ainsi compenser l’impact carbone du voyage de l’utilisateur.

Hypothèse, test, validation, évolution : la méthode LEAN Startup

Ce sont les fameuses étapes du Lean Startup, qui repose sur une vision assez scientifique :

L’hypothèse : votre intuition ou votre idée qui repose sur un besoin que vous avez identifié. Votre hypothèse est que votre idée répond au problème que vous voulez résoudre.

Le test : il repose sur votre MVP (Minimum Viable Product). C’est la confrontation de votre produit avec vos utilisateurs.

La validation : vos utilisateurs vous apportent des commentaires et des retours sur votre produits (vous apprenez). Ces feedbacks vont valider ou invalider votre hypothèse.

L’évolution : suite à la validation ou à l’invalidation de votre hypothèse, vou allez adapter et faire évoluer votre MVP pour qu’il réponde au mieux aux attentes de votre cible.

Vous êtes ainsi dans un cercle vertueux « LEAN ».

Définir le Business Model (modèle d’affaires)

C’est peut-être la phase qui génère le plus de débat dans un Startup Weekend. Quel modèle d’affaire adopter ? Voici les questions générées pour construire le business plan :

– Qui paye combien pour quelle fonctionnalité ?

– Qui sont les utilisateurs (ceux qui utilisent mais ne payent pas) et qui sont les clients (ceux qui payent) ?

– Quel service pour le client ?

– Quel service pour l’utilisateur ?

– Qui sont les partenaires et quels services nous leur apportons (sinon pourquoi seraient-ils partenaires) ?

Pour cela nous nous sommes reposés sur le Business Model Canvas afin d’avoir une vision holistique (globale) de notre modèle d’affaires.

Voici le schéma que nous avons utilisé :

 Vous pouvez aussi visionner cette présentation en français trouvée sur le site d’Olivier d’Euklide.

75 Slides : Elton pickford on business model innovation from Elton-Pickford

Un des conseils des mentors fut de lister une dizaine de possibilités afin de débattre et de trancher. Une nouvelle phase de brainstorming en somme. C’est ainsi qu’avec GreenSpot Me nous avons envisagé de l’affiliation, du freemium, une application payante, … avant de trancher pour de l’affiliation.

Quel est l’élément différenciant ?

we love green

Ou autrement appelé « special sauce » dans le jargon des Startup Weekend, c’est ce qui permet au projet d’être différent, d’avoir une identité forte et qui ne repose pas forcément sur le business model. Cela peut-être un service client innovant, des récompenses, …

Pour GreenSpot Me, ce fut le choix de la gamification, mettre du jeu et du fun dans un environnement plutôt sérieux à l’origine, le voyage et le développement durable.

C’est l’ingrédient qui rendra votre Startup remarquable, ce qui fait que l’on parlera de vous dans les médias.

 

Création du MVP (Minimum Viable Product)

MVP_MinimumViableProduct

Comme je vous le disais plus tôt, l’un des objectifs premiers des Startup Weekend est de créer. Lorsque vous passez devant votre jury, vous devez présenter votre produit ou votre service. C’est dans ce cas que les designers et les développeurs sont encore plus indispensables dans l’équipe.

Pour cela il faut rester simple, voir ce qui est le plus facilement déployable et le moins couteux à développer (une vision minimaliste).

Nous avions la chance que Frédéric soit un développeur d’application mobile. Il était donc cohérent pour nous de développer une application mobile pour notre projet. Si nous n’avions pas cette compétence parmi nous, il serait absurde de s’acharner à vouloir créer une application alors qu’un site aurait pu suffire.

Comment avons-nous procédé pour développer le MVP ?

Dans un premier temps, nous avons construit un scénario d’usage avec Stéphane le designer dans lequel nous imaginions les actions de l’utilisateur. Ensuite nous avons dessiné des « écrans » de l’application qui répondraient à chaque étape du scénario d’usage retranscrite dans l’application. Une fois le tout validé, Stéphane a créé les visuels pour l’application pendant que Frédéric développait la structure de l’application. Enfin, ils ont mis en commun leur travail pour voir une application que nous pouvions montrer au jury pendant le pitch final.

Préparation du pitch final

Les recettes d’un beau pitch final qui ne dure que 5 minutes ?

– Répondre aux interrogations du jury (quel est le problème résolu, quelle est la solution apportée, quel est le MVP, comment valider ses hypothèses, quel est le business model et quelle est la « special sauce »)

– Avoir une présentation pédagogique et belle (merci au designer de l’équipe !)

– Un discours préparé et fluide

– Anticiper les objections que le jury pourrait être amené à faire

Voici quelques présentations qui pourraient vous apporter de bon conseils

Réussir sa présentation face au jury

LeoPeek

5 minutes pour séduire le jury. Du dynamisme, de la sérénité et de la conviction sont nécessaires dans cette situation. D’autant plus qu’après ces 5 minutes de présentation, vous êtes soumis à 2 minutes de questions, qui peuvent ne pas faire plaisir.

Les 5 minutes passent très vite (vous avez un compteur devant vous), mais il ne faut pas tomber dans le piège de la précipitation. A vouloir être trop exhaustif, on a tendance à parler très vite, ce qui détruit l’impact du discours et lasse l’auditoire.

Il s’agit d’un vrai travail de gestion de la frustration.

 

 

Remise des prix

gagnantsStartupWeekendParis2013

Une fois tous les pitchs terminés, le jury délibère dans une salle pour annoncer 5 minutes plus tard (oui ça va très vite dans les Startup Weekends) l’équipe gagnante.

Cette année, les vainqueurs du Startup Weekend 2013 sont l’équipe SmartRent : un site pour étudiants permettant de louer ses meubles et son électroménager, afin d’éviter des les acheter et de les revendre par la suite.

Une idée pleine de bon sens qui a plu.

Aujourd’hui, l’équipe profite de coachings, de 3 mois d’espace de travail dans La Mutinerie, d’un logo …

Bref plusieurs cadeaux qui seront fort utiles pour la suite de leur aventure entrepreneuriale.

Quelle suite donner à un Startup Weekend ?

nickStevens_WesselKooyman

https://www.facebook.com/startup.weekend.paris

Autant nous avons une idée de la suite de SmartRent. Mais qu’en est-il des autres projets issus de ce Startup Weekend ?

Pour cela, je vous conseille de lire l’article (en anglais) de Nick Stevens « [STARTUP WEEKEND] THE WHAT NEXT MONSTER« . Cet expert de Startup Weekend (il en a organisé dans toute l’Europe) explique qu’il existe une frustration à la fin de cette expérience. Pour les porteurs de projet, l’aventure va surement continuer. Mais qu’en est-il des autres membres de l’équipe ? Vont-ils continuer d’être impliqués ?

Nick suggère de répondre à une série de question pour savoir si une idée, un projet peut continuer à vivre après :

  • L’idée mérite-elle de vivre (est-ce que le monde en a vraiment besoin) ?
  • Que va nécessiter à cette idée pour devenir réalité (combien de temps, d’argent, de compétences, de ressources,…) ?
  • Qui dans l’équipe a les compétences ?
  • Qui dans l’équipe a le temps ?
  • Qui dans l’équipe travaille bien ensemble ? 
  • Qui a la passion et l’engagement pour continuer sur le projet ?

Et dans une seconde phase :

  • Qui n’a pas bien été en synergie dans l’équipe ?
  • Qui n’a pas la capacité d’apporter de la valeur ajoutée immédiatement au projet ?

En répondant à ces questions, vous devriez être en mesure de savoir la suite.

 

Quoiqu’il en soi, l’expérience Startup Weekend mérite d’être vécue car :

– elle permet de développer des compétences entrepreneuriales (qui font partie de vos soft skills)

– vous développez vos compétences en gestion projet it

– vous vous créez de nouveaux contacts

– vous apprenez par la pratique à créer une entreprise

– c’est une expérience fun et enrichissante

 

Je vous remercie d’avoir lu ce long article ! Je crois que c’est le plus long que j’ai rédigé aujourd’hui. Mais cela me tenait à coeur de partager avec vous ce que j’ai vécu et ce que j’ai appris de cette expérience. Si vous pensez que cet article soit utile à d’autres personnes de votre entourage qui souhaiterait participer à un Startup Weekend, alors n’hésitez pas à le partager sur facebook ou sur twitter.

Et si vous avez des commentaires ou des conseils, alors commentez cet article.

PS : si vous souhaitez me motiver à continuer à alimenter ce site, vous m’aiderez beaucoup en partageant cet article sur les réseaux sociaux grâce aux boutons ci-dessous.

 

 

 

Startup Weekend de Marseille 2012 : interview de Claire Faggiani

En 2011, je vous parlais du Startup Weekend de Marseille : ces évènements entrepreneuriat qui vous permettent de créer une startup en un weekend, avec des coachings et des cours d’entrepreneuriat. Une vraie formation qui peut changer votre vie professionnelle (et personnelle).

Marseille renouvelle l’expérience cette année avec le Startup Weekend de Marseille 2012 !

Et pour mieux en parler que moi, j’ai le plaisir d’accueillir sur pourquoi entreprendre, Claire Faggiani, qui a répondu à mes questions. Merci Claire et bonne lecture à vous.

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‐ Pouvez‐vous rappelez quel est le concept de startup weekend ?

Le concept est de créer sa propre startup en 54h ! Cet événement vise à rassembler des techniciens, des communicants, des ingénieurs, des juristes, des étudiants ou des professionnels qui souhaitent monter leur entreprise et relever un défi de taille. Les participants se rassemblent en équipes le temps d’un week-­‐end et proposent une idée sur laquelle ils travaillent du vendredi au dimanche soir.

Les challengers devront développer un produit, un design, un business plan et une stratégie marketing. C’est devant un jury d’experts, de chefs d’entreprises ou d’ingénieurs qu’ils devront « pitcher » leur présentation finale et se démarquer comme LA meilleure équipe. Les participants peuventbdévelopper des projets dans le domaine qu’ils souhaitent, mais il est vrai que la tendance de l’évènement est au web et aux solutions numériques.

Le Startup Weekend, c’est l’opportunité de devenir auto entrepreneur mais c’est aussi des moments de partage, d’apprentissage et de créativité qui lient les startupers pour faire naitre une réelle communauté autour de valeurs fortes. La conviction que l’avenir peut toujours être meilleur et que chacun peut apporter son savoir et sa passion à une société d’avenir. Ouvert à tous les publics, le Startup Weekend est une communauté mondiale fondée autour de l’apprentissage, de l’innovation et des rencontres.

Le startup week-­‐end est à la fois une association et un concept d’évènement né aux USA en 2007 et financé par la fondation Kauffman depuis septembre 2010. La fondation Kauffman a été créée en 1966 et après plusieurs fusions, elle s’est intégrée au grand groupe pharmaceutique Aventis. Le concept a débarqué en France en 2010.

‐ Marseille est-­elle une ville d’entrepreneuriat ?

Je serais tentée de dire que oui ! Marseille est une grande ville et elle dispose de nombreuses structures qui aident les entrepreneurs à se lancer comme Marseille Innovation, Euromed Management, Act’crea, la CCI, l’ACCEDE ou la cité des métiers et bien d’autres. Des évènements sont organisés et il y a tout de même des communautés qui se créent autour des innovations et des nouvelles technologies.

Dans les Bouches­‐du‐Rhône, de janvier à Juillet 2012, 13 632 sociétés ont été créées dont plus de la moitié sont des auto entrepreneurs ce qui représente une évolution de 9,7% par rapport à 2011.

Je pense qu’il y une volonté de développer le tissu économique mais il reste quand même pas mal de choses à faire, surtout au niveau des mentalités et de la motivation. Et puis, il y a toujours cette tendance pour les jeunes et les gens talentueux de se focaliser sur la capitale ou sur les pays étrangers.

Marseille n’est pas une ville attardée et elle rentre dans une dynamique nationale car la France est bel et bien un pays d’entrepreneurs. En 2011, 549 805 français ont tentés l’aventure et ont créé leur propre entreprise. Les gens ont espoir et ont envie d’être des acteurs de leur vie et de leur société. Ce qu’il manque souvent, c’est l’opportunité et le courage. Car être auto entrepreneur fait souvent peur.

‐ Pourquoi et comment participer à cette édition ?

Startup Weekend, c’est une manière de donner envie aux personnes encore hésitantes de se lancer. Le modèle propose aux personnes seules de trouver une équipe avec des compétences diverses pour qu’elles puissent enfin se lancer et trouver cette opportunité et ce leitmotiv qui leur manque.

On participe au startup weekend parce qu’on à envie d’apprendre et de découvrir des compétences, des personnes. Trouver une équipe est tout de même un facteur important dans la création d’une entreprise et ce weekend intense leur permet de tester leur projet face au jury et de poser les bases de leur future entreprise. Sans cela, ils auraient mis des mois.

Dans la plupart des cas, les designers, développeurs et communicants ne s’entendent pas dans la vie professionnelles. Ils ont des façons de travailler et des convictions différentes. Le startup Weekend lui, les rassemble pour qu’ils puissent se découvrir et faire tomber les barrières.

Il y a plein de raisons pour participer à un tel événement ! Chaque participant a ses ambitions.

Pour participer il suffit de s’inscrire sur internet : swma4.eventbrite.com

Les inscrits ou ceux qui hésitent encore, pourrons rencontrer les organisateurs, des anciens participants ou des inscrits, à un apéro à la BOATE (31 rue de la Paix Marcel Paul – 13001) le samedi 17 novembre à partir de  18h30. C’est l’occasion de se réunir, de discuter, de recevoir des conseils. Les partenaires et les journalistes seront également invités.

La place coûte 50€ et 40€ pour les étudiants. Le prix de la place finance la nourriture, les goodies, le déplacement des intervenants, le lieu et les rencontres en amont de l’événement.

En attendant l’événement, les participants doivent préparer une idée de projet. Sur place, ils la présentent devant les autres participants. Ensuite, le jury choisit les projets les plus intéressants selon eux et là, les équipes se forment autour des projets élus. Les participants ne sont pas obligés d’arriver avec une idée en tête.

Cette 4ème édition va se dérouler dans le complexe de Luminy à Euromed Management au Hub (business nursery). C’est vraiment un lieu d’exception avec des aménagements spacieux, une super déco, des équipements et des salles de repos car parfois les participants ne dorment pas !

 

­‐  Tout le monde peut participer ?

Tout le monde peut participer, évidemment ! Toutes les compétences et tous les profils sont requis. Les curieux peuvent prendre leur place et présenter un projet. Les professionnels qui veulent faire une réorientation ou qui veulent simplement monter un projet à côté. Bref ! Tout le monde est convié, il faut juste être à fond sur place car l’exercice est rude.

‐  L’entreprise créée à l’issue du weekend peut-­‐elle devenir réelle ?

Oui ! Depuis le lancement du Startup Weekend 5005 startups se sont créées partout dans le monde ! Après le WE, 30 % des startup restent actives dans les 6 mois. L’opportunité est réelle !

‐  Y a-­t-­il des succès stories issues de ces startup weekend ?

OUI !

La plus connue est probablement Jimmy Fairly http://www.jimmyfairly.com/fr/ un opticien en ligne qui propose la vente et la monture des verres par internet à – de 100€. L’entreprise a été lancée lors d’un SW à Toulouse par un ancien élève de l’Esil Marseille.

Ensuite il y a DocTrackr http://www.doctrackr.com/ lancé par Clément Cazalot, 1er organisateur du Startup Weekend Marseille et ancien élève d’Euromed qui vient de lever 1,3 Millions d ‘euros.

Une success story issue du SWMA3

Une success story issue du SWMA1

‐ Et si cela n’aboutit pas, ce n’est pas du temps perdu n’est ce pas ? (Compétences, réseau, expérience, …)

Même si le projet n’aboutit pas ou qu’il n’est pas vainqueur, l’expérience reste unique et 93% des participants souhaitent refaire un startup weekend. L’événement permet de découvrir des univers différents et des personnes qu’on n’a pas l’habitude de rencontrer. Les participants ne sont pas obligés de gagner ou d’aboutir leur projet pour trouver une équipe, des idées et s’enrichir. Il peuvent également se faire un réseaux ou se faire repéré car des intervenants viennent aider les participantssur place. Les conférenciers, les mentors et les jurys sont pour la majorité des chefs d’entreprises ou des incubateurs ce qui est une chance pour les participants de faire des belles rencontres. C’est bien souvent grâce à une rencontre qu’on tombe sur l’opportunité qu’il nous fallait.

 

Et puis, à la clef de l’événement il y a tout de même des dotations sympathiques 😉