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Prévoir la « mort » de votre entreprise, un examen essentiel pour préparer et réussir votre lancement

Réussir le lancement de son entreprise implique de définir une vision claire de là où on veut l’emmener : l’entreprise à sa maturité. La définition de la vision est une pratique incontournable en management en en entrepreneuriat. Mais avez-vous déjà entendu parler de l’examen pre-mortem d’une entreprise consistant à prévenir la mort de celle-ci ?

Aujourd’hui j’accueille Mathieu Moreno, du blog Le Challenger qui nous propose sa vision sur cette pratique peut connue qui a de nombreuses vertus. Bonne lecture à vous et merci à Mathieu pour cet article.

Bien que souvent difficile émotionnellement à mettre en place pour un entrepreneur, cette technique est efficace.

Efficace si vous voulez économiser de l’argent. Efficace si vous ne voulez pas perdre votre temps. Efficace si vous voulez construire et lancer votre entreprise sur des bases solides.

Mais alors, pourquoi prévoir la « mort » d’un projet est un examen peu réalisé par les entrepreneurs ?

En général, lorsque nous subissons des échecs, nous avons tendance à analyser les raisons de l’échec. Nous analysons le « pourquoi ».

Or souvent, de nombreux échecs subis auraient pu être évités. Par manque de préparation la plupart du temps. Parfois par manque d’observation.

Je vais d’ailleurs vous montrer dans cet article comment minimiser les chances d’échouer. Comment anticiper vos futurs obstacles. En d’autres termes : comment prévenir la « mort » de votre entreprise, ou de votre produit.

Marcel Proust disait : « Il n’y a pas de réussites faciles ni d’échecs définitifs »

En utilisant cette technique, vous vous épargnerez de nombreux contre-temps et échecs potentiels.

Qu’est ce qu’un examen « pre mortem » ?

Les examens pre mortem s’opposent aux examens post mortem. Ces derniers sont utilisés en médecine pour déterminer la cause de la mort. Cela permet notamment d’expliquer la raison de la disparition d’une personne.

Les examens post mortem apportent donc une analyse sur la nature de la disparition d’une personne.

À l’inverse, les examens pre mortem aident à prévenir la mort plutôt qu’à l’analyser.

Mais alors pourquoi réaliser un « pre mortem » pour votre projet ?

En prenant du temps pour effectuer un examen pre mortem, vous vous assurez d’éviter certains problèmes potentiels tout en augmentant vos chances de succès.

Le but est d’éviter qu’un problème se présente en essayant d’identifier les raisons d’un possible échec.

En réalisant cet examen, vous anticipez les difficultés que vous pourrez rencontrer dans 3 mois ou encore 2 ans tout en créant un plan de route qui vous évite de naviguer près du récif.

La technique du pre mortem : efficace pour éviter l’ouragan qui pourrait perturber les fondations de votre entreprise

D’après Guy Kawasaki, célèbre pour avoir été un des premiers responsables marketing chez Apple, il y a cinq avantages à réaliser un examen pre mortem :

1.     Identifier les problèmes avant qu’ils ne se produisent.

2.     Réduire le risque d’un démarrage prématuré ou fragile pour votre entreprise ou votre produit.

3.     Apporter des réponses plus créatives et structurées face aux challenges que vous allez rencontrer dans un futur proche.

4.     Identifier les signes avant-coureurs d’un problème que vous aurez déjà envisagé afin de mettre en place des « signaux d’alerte ».

Si vous disposez d’une équipe, cela est un moyen d’accroitre l’implication de vos salariés en raison d’un environnement moins hiérarchique. Votre entreprise peut vite devenir un lieu d’expression pour les membres de votre équipe.

Ainsi, l’examen pre mortem représente un bon investissement en temps et énergie car il peut contribuer à votre succès futur tout en minimisant vos probabilités d’échouer.

Comment effectuer un examem pre mortem

Bien que cet exercice puisse être redouté par de nombreux entrepreneurs, il s’agit en réalité d’un processus simple à mettre en place.

Simple mais à la fois puissant de par sa capacité à prévenir les obstacles futurs que vous pourrez rencontrer.

Avant d’identifier les 3 étapes importantes, je tiens à préciser un élément central :

Si vous disposez d’une équipe, l’ensemble des membres doivent assister en présentiel afin de maximiser vos chances de réaliser un pre mortem efficace.

Passons à la méthode…

  1. Listez tous les potentiels problèmes que vous pourrez rencontrer lors du démarrage et du développement de votre entreprise, ou de votre produit.

Pendant cette première phase, vous allez devoir vous efforcer de lister sur un tableau blanc par exemple chaque problème qui pourrait fragiliser les fondations de votre projet.

Inutile d’apporter des solutions pour le moment.

Efforcez-vous d’être honnête, ouvert et même exigeant quant à votre projet.

L’objectif attendu est de créer une liste de tout ce qui pourrait mal se passer.

Exemples :

  • Que faire si notre site tombe en panne ?
  • Que faire si notre local prend feu ?
  • Que faire si nous faisons face à une pénurie de pièces détachées ?
  • Que faire face à une blessure d’un membre du personnel ?

2. Identifiez vos problèmes majeurs.

À ce stade, vous avez une liste avec des dizaines de problèmes ayant une forte probabilité de survenir lors de votre projet.

Le but ici est d’identifier vos problèmes les plus importants afin de trouver des solutions lors de la troisième étape.

Voici quelques pistes pour vous aider à choisir les « bons problèmes » :

  • Focalisez-vous sur les problèmes qui peuvent impacter fortement votre projet. Si ce n’est pas le cas alors rayez ce problème. L’objectif est d’éliminer les problèmes mineurs afin de rester focalisé sur les problèmes majeurs.
  • Choisissez des problèmes susceptibles de se produire. Ne perdez pas de temps à trouver des solutions pour des événements difficilement envisageables.
  • Éliminez les problèmes externes que vous ne pouvez pas contrôler. Exemple : « Que faire si notre local prend feu ? ». Vous n’avez pas le pouvoir de contrôler cette donnée donc inutile de perdre du temps à chercher des solutions à ce problème. 

3. Listez les solutions à vos problèmes majeurs.

Cette phase, plus concrète, aura pour objectif de résoudre les problèmes que vous avez identifiés précédemment.

Einstein disait : « Si j’avais une heure pour sauver le monde, je passerais 55 minutes à définir le problème et 5 minutes à trouver des solutions ».

Tout ça pour dire que cette dernière étape est certainement la plus simple. La résolution d’un problème devient d’autant plus simple et rapide si le problème est bien posé.

Réaliser un pre mortem, vraiment efficace ?

Un pre mortem est efficace car il peut contribuer au succès et rendre inutile l’analyse « post-échec ».

Cependant, il n’existe aucune garantie quand vous vous lancez sur un projet risqué. Il y a des choses que vous ne pourrez pas anticiper. Certains échecs que vous ne pourrez pas prévoir.

Mais investir quelques heures de votre temps pour réaliser un pre mortem est quelque chose d’essentiel pour tout projet important pour vous.

Et vous, vous avez déjà réalisé un pre mortem pour vos projets ? Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à nous laisser un commentaire pour nous donner votre avis !

Entrepreneur : comment être résilient et rebondir face aux échecs ?

L’échec est un vrai sujet en France : tout le monde le connait de prêt ou de loin, mais personne n’ose en parler (sauf s’il s’agit des échecs des autres bien entendu). Afin de briser ce « tabou », de plus en plus d’initiatives voient le jour autour des échecs et de l’entrepreneuriat : évènements, livres, blogs, …

Les entrepreneur(e)s étant des personnes « osant » par définition, elles connaissent forcément plus d’échecs que les personnes qui ne tentent rien par peur d’échouer. C’est pour cette raison que les personnes entreprenantes, les entrepreneur(e)s, sont plus résiliantes que les autres .

Après avoir publié un article « pilier » présentant ma méthode de gestion des échecs, j’aimerais partager avec vous aujourd’hui :

– ce que j’ai pu apprendre sur l’entrepreneur et les échecs à travers l’afterwork Dynamique Magazine du mois d’avril 2014

– ce que j’ai appris du livre « Ma petite entreprise a connu la crise » de Nicolas Doucerain (un exemplaire dédicacé est à gagner à la fin de cet article)

– la conférence sur l’esprit d’entreprendre et la résilience que je proposerai pour les conférences soft skills du 10 mai prochain sur Paris

Par ailleurs, notez qu’à la fin de cet article vous pouvez participer à un petit concours pour tenter de gagner un exemplaire dédicacé de « Ma petite entreprise a connu la crise ».

Conférence Rebondir après l’échec par Dynamique Entrepreneuriale

Cette conférence avait lieu à DojoCrea sur Paris le 10 avril 2014 avec 4 entrepreneurs conférenciers prestigieux :

  • Anne-Laure CONSTANZA, fondatrice de Envie de fraises
  • Maxime VALETTE, cofondateur de Vie de merde (VDM)
  • Sébastien FOREST, fondateur d’ALLORESTO.FR
  • Jacques BIROL, cofondateur de Keljob

J’ai trouvé le contenu super intéressant. D’ailleurs nous étions tous ravis, surtout les organisateurs, de voir que les conférenciers sont restés après leur prise de parole pour discuter avec les participants et de faire eux aussi du networking.

En parlant de networking, participer à cette conférence en tant que partenaire avec Pourquoi-Entreprendre.fr, c’était pour moi une formidable opportunité de « réseauter » en renouant des contacts avec des personnes que je connaissais déjà ou d’en rencontrer de nouvelles comme :

 

J’en profite pour vous annoncer que la prochaine conférence Dynamique Entrepreneuriale aura lieu le 13 mai sur le thème de «Comment gérer sa relation avec ses associés ? ».

Ce que j’ai retenu de cette conférence

Il y a une différence entre « grosses baffes » et « gros échecs » selon Jacques Birol. Les grosses baffes ont lieu dans les grandes entreprises quand on est salarié : ce n’est pas agréable, on a honte, mais au final ce n’est pas très grave. En revanche les gros échecs, qui ont lieu dans sa propre entreprise, peuvent vous mettre en danger (ne vous portez JAMAIS caution dans votre entreprise).

Pour réussir, il faut être obsédé jour et nuit par son projet. Si on le prend trop à la légère, on ne se donnera pas au maximum et finalement les résultats ne seront pas au top non plus. Il faut donc mettre les moyens (même financiers) car les idées seules ne valent rien.

Faites aussi attention à ne pas vous lancer trop tôt sur votre marché : quelqu’un pourrait vous piquer votre idée et mettre le paquet pour tenir dans le temps, jusqu’à ce que le marché soit prêt et que ça cartonne. En tout cas, soyez prêt à être patient et à être capable d’attendre avec peu de revenus jusqu’à ce que votre projet fonctionne. 

L’échec n’est pas criticable, mais le non-apprentissage de ces échecs oui – Sébastien FOREST

Pour rebondir moralement, il est important de ne pas culpabiliser et de porter le fardeau de l’échec seul. Il faut également passer rapidement à autre chose, trouver son ressort pour rebondir vite, avant de sombrer dans les abîmes… Il faut également savoir lâcher prise et s’affranchir du regard des autres.

Lorsque vous faites face à l’échec, l’ego peut vous détruire. Faites donc attention à bien mettre l’ego de côté quand vous « échouez » pour le faire ressortir uniquement quand vous vous fixez un challenge. « L’ego est un mauvais maître mais un bon serviteur » comme dirait Stéphane Chollet de Surya World.

Quand ça va mal, et que vous anticipez une période difficile, n’hésitez pas à en parler autour de vous (clients, partenaires, …). Vous verrez qu’il y a plus de gens qui veulent vous aider avant que vous vous plantez plutôt qu’après – Jacques Birol

Le fait d’être en difficulté vous oblige à être plus créatif et mobiliser vos ressources internes (vos soft skills). Mais pour cela, mieux vaut vous constituer une « base arrière » de proches (amis, familles) sur qui vous pouvez compter et vous reposer pour faire le plein d’amour.

L’échec fait gagner en assurance et en humilité, ce qui nous rapproche de ce que l’on est vraiment.

Finalement, ce qui ressort beaucoup de cette conférence c’est l’énorme besoin de soft skills quand on est entrepreneur, car les échecs et les erreurs sont omniprésente. Les soft skills vous rendent plus résilients et vous permettent d’adoucir ces situations délicates.

Conférence sur l’esprit d’entreprendre : vision – motivation – résilience

conference soft skills-01

Dans le cadre des conférences soft skills du 10 mai prochain, je proposerai une conférence sur l’Esprit d’Entreprendre. Cette soft skill repose sur trois piliers que l’on peut résumer par le schéma ci-dessous (vision, motivation, résilience):

piliers esprit d'entreprendre

La résilience est directement liée à la capacité à faire face à un échec et à rebondir. Vous comprenez donc le lien direct avec le sujet de cet article. Si vous êtes intéressé par cette conférence, je vous invite à visiter cette page descriptive sur creapreZent.

Un livre dédicacé « Ma petite entreprise a connu la crise » à gagner

Dans cet ouvrage, Nicolas Doucerain, jeune dirigeant de PME dans le domaine de la formation, raconte sa descente aux enfers pendant la crise économique : perte de gros contrats, chute du chiffre d’affaires, licenciements, dépôt de bilan… Comme on pourrait le dire, il a « connu la totale ».

J’ai trouve cet ouvrage très prenant et très instructif. On voit dans ce témoignage à quel point il est important d’avoir les épaules solides en situation de crise.

Afin de partager avec vous ce bel ouvrage, j’aimerais l’offrir à l’un d’entre vous (je rappelle qu’il est déjà dédicacé). Pour cela, je vous invite à twitter cet article en cliquant sur le bouton suivant :

entreprise crise livre

Vous pouvez aussi copier-coller ce texte directement sur twitter « Je participe au #concours #PEechec pour gagner un livre #entrepreneur avec @jero974 http://bit.ly/RrS7Uz »

Un des participants (celles et ceux qui auront tweeté comme décrit ci-dessus) sera tiré au sort le 7 mai à minuit. Le livre sera envoyé par voie postale (France Métropolitaine) ou donné en main propre si la personne est présente à la conférence soft skills du 10 mai.

Bonne chance à vous pour ce concours et à bientôt !

Entrepreneur : apprenez à rebondir après un échec

Seuls ceux n’ayant rien tenté n’ont jamais connu d’échecs

Les médias adorent mettre en avant la réussite, mais cette dernière n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ces entrepreneurs que l’on voit plein de succès seront les premiers à vous dire qu’ils se sont « plantés » au moins autant de fois qu’ils ont réussi.

Comme je le précisais dans mon article proposant une méthode pour entreprendre à travers ses échecs et ses erreurs, les « non-réussites » comme le dirait Frédéric Servoz des Gateaux Plûmes (car c’est plus positif et constructif) sont des supports d’enseignements : elles nous permettent d’apprendre et de progresser.

Un afterwork pour apprendre et networker sur Paris

Quoi de mieux que d’entendre des témoignages d’entrepreneurs ayant connu ces difficultés pour se rendre compte que l’échec n’est pas une fatalité mais une passerelle pour réussir ?

Dynamique Magazine (dont Pourquoi-Entreprendre.fr est partenaire) organise le 10 avril prochain sur Paris un afterwork sur « rebondir après un échec« .

Voici toutes les informations à propos de cette belle soirée à laquelle j’y assisterai :

Les intervenants de cette soirée (de grands noms de l’entrepreneuriat français) :

  • Anne-Laure CONSTANZA, fondatrice de Envie de fraises
  • Maxime VALETTE, cofondateur de Vie de merde (VDM)
  • Sébastien FOREST, fondateur d’ALLORESTO.FR
  • Jacques BIROL, cofondateur de Keljob

Durant le cocktail, 5 entrepreneurs auront l’opportunité en 1 min de présenter leur entreprise ou leur projet à l’ensemble des participants. Une belle opportunité pour vous de faire connaitre votre entreprise ! Personnellement, je serai ravi si je pouvais pitcher sur la Reflex Soft Skills Academy.

LE PROGRAMME

  • 18h30-19h00 (30 mn) : Accueil des invités
  • 19h00-20h20 (1h20 mn) : Conférence avec 4 entrepreneurs prestigieux
  • 20h20-22h30 (2h10) : Cocktail/buffet + networking libre

L’inscription obligatoire et payante (mais j’ai un code promo à vous proposer).

Grâce au code OLKQ13, vous pouvez assister à la soirée au tarif de 49 euros au lieu de 69.

LIEU DES RENDEZ-VOUS MENSUELS

Dojocrea – 41 boulevard Saint Martin 75003 Paris

Comment s’inscrire ?

L’inscription se fait sur Weezevent ici : 

http://www.weezevent.com/afterwork-dynamique-rebondir-apres-un-echec

J’y serai, et vous ?

Entreprendre à travers ses erreurs et ses échecs avec la méthode des 4A

Les erreurs ou les échecs semblent être nos pires ennemis dans une aventure entrepreneuriale, surtout si l’on est à la quête d’un succès.

L’échec serait-il l’inverse ou l’opposé de la réussite ? Ni l’un, ni l’autre.

Les erreurs et les échecs sont souvent des ponts nécessaires sur un chemin menant à un succès, mais ils sont durs à franchir.

Seuls ceux qui prennent le risque d’échouer spectaculairement réussiront brillamment. – Robert Fitzgerald Kennedy

Pour vous aider pour ce voyage, je me suis amusé à créer une petite méthode reposant sur des recherches neuroscientifiques, des échanges que j’ai eu avec de nombreux entrepreneurs et mes expériences personnelles :

la méthode 4A pour entreprendre avec ses erreurs et ses échecs.

Pourquoi les erreurs et les échecs sont bénéfiques pour entreprendre ?

Oui les erreurs et les échecs ont certains points positifs. Bien entendu il ne s’agit pas ici de faire l’autruche en balayant du revers de la main tous les désagréments qui y sont liés :

–       baisse de l’estime de soi

–       culpabilité

–       colère

–       tristesse

–       regret

–       …

La liste des émotions négatives peut être longue. Mais que préférez-vous : alimenter ces émotions destructrices ou plutôt utiliser votre énergie pour vous placer dans un état d’esprit positif et optimiste ?

Voici une petite histoire que j’aime beaucoup pour illustrer mes propos :

« Un petit garçon écoute son grand-père auprès d’un feu :

–       Deux loups se livrent un terrible combat en moi, tous les jours. Le premier est mauvais. Il est guidé par la culpabilité, la colère, la tristesse, le regret, … Le second est bon. Il est plein d’amour, de bonheur, de gratitude, de confiance,… Ces deux loups combattent aussi en toi-même et à l’intérieur de tout le monde ».

Le petit garçon écoute attentivement, et attend la suite… Il s’interroge sur celui qui gagne ce combat :

« Quel est le loup qui vaincra l’autre ? » demande-t-il.

Le grand-père répond alors :

–       Celui que tu nourris »

Dans cet article, nous essaierons de nourrir le « bon » loup, pour être dans une dynamique positive et constructive. Nous nous concentrerons alors principalement sur cet état d’esprit qui permet d’aller de l’avant et de rebondir dans ces situations désagréables.

Parce qu’elles permettent d’apprendre

Les erreurs permettent au cerveau d’apprendre avec plus d’efficacité. Des recherches neuroscientifiques menées par des universités anglo-saxonnes  ont démontré que l’apprentissage de nouveaux savoir-faire était bien plus efficace lorsque l’apprenant le faisait dans une démarche expérimentale (il teste, il analyse le résultat et il s’adapte). Cette démarche implique le fait de connaître des échecs et de réaliser des erreurs : plus l’effort est intense, plus l’apprentissage est puissant. Et pour un enseignement encore plus efficace, il est important de se couper des réponses toutes faites pour les trouver par soi-même.

Pour être plus concret, voici une question : « Qu’est-il plus facile pour vous de retenir dans votre mémoire : votre pire erreur professionnelle ou votre succès le plus retentissant ? ». Généralement, le cerveau a tendance à retenir plus facilement les expériences désagréables. C’est la raison pour laquelle « Les erreurs sont des opportunités d’apprentissage ».

Les erreurs et les échecs participent au développement de la capacité entrepreneuriale : elle développe les savoirs, les savoir-faire et le savoir-être de l’entrepreneur.

Pour illustrer concrètement ce propos, je vous conseille de lire le bel article très détaillé de mon confrère Guilhem Bertholet : Post-mortem : naissance, vie et mort de ma startup #fail.

Pour ma part, pour ajouter une petite anecdote personnelle, c’est en fonçant tête baissée dans la complexité (la pensée systémique) que j’ai appris la puissance de la simplicité. A vouloir faire complexe, je n’ai pas réussi à aboutir dans de nombreuses idées, alors que la simplicité m’a permis d’avoir des résultats et d’avancer.

Depuis voici ce que je retiens de cette erreur :

–       la pensée systémique est efficace pour analyser et comprendre une situation et prendre des décisions

–       la simplicité est efficace dans l’action

Parce qu’elles prouvent que vous essayez

C’est dur d’échouer, mais c’est pire de n’avoir jamais essayé de réussir. – Theodore Roosevelt

 

Pourquoi avons-nous peur d’échouer ? Peur d’être jugé, peur de voir son estime baisser ? Pourtant si l’erreur ou l’échec montrent quelque chose, c’est bien que vous essayez. L’important est d’accepter ces erreurs ou échec, de les assimiler et d’avancer en évitant de les répéter. Comme le dit Thomas Edison :

 

Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas.

 

Donc pas besoin d’avoir honte lorsque cela arrive. Au contraire, si vous les analysez avec pertinence et arrivez à les valorisez, alors vous valoriserez l’expérience. Les entrepreneurs ont souvent peur de citer leurs échecs et leurs erreurs. Mais ceux qui osent le faire arrivent à créer un vrai capital sympathie. Voyez par exemple Nicolas Doucerain dans son livre « Ma petite entreprise a connu la crise », un livre autobiographique consacré à l’histoire de son entreprise en pleine crise. C’est également le cas de Julien de la « Clinique Conseil » qui n’hésite pas à se livrer sur ses erreurs et comment il a fait pour rebondir.

Pour ma part, avec mes étudiants dans mes modules de cours « trouver ou créer son emploi », « intrapreneuriat » et « développer ses soft skills », même s’ils n’arrivent pas au résultat souhaité sur leur projet mais qu’ils mettent toute leur énergie et leur volonté dans l’exercice, alors j’en tiens compte dans la notation (en cours, je note l’intensité à laquelle ils utilisent leurs soft skills, plutôt que le résultat final car l’important n’est pas la destination, mais le voyage).

Parce qu’elles vous rappellent que vous êtes humains

L’erreur est humaine comme le dit l’adage, mais cela est dur de l’accepter : nous avons envie d’être parfait. Mais la quête de perfection mène à des imperfections : le perfectionnisme peut bloquer l’action et créer des frustrations. Plutôt que d’être dans la quête de la perfection, mieux vaut être dans l’acceptation.

Les erreurs et les échecs, si on arrive à les accepter, permettent de développer:

–       l’humilité

–       la connaissance de soi

J’ai par exemple beaucoup apprécié l’humilité et la prise de recul d’Harold Paris lors de son expérience de jeu-concours pour le lancement de sa startup UpandSmart.

J’ai également eu une belle discussion avec un entrepreneur talentueux, Pierre Le Corf (co-fondateur de civiliseed) qui pense que si nous arrisons en France à enlever le tabou des erreurs et des échecs, alors nous serons beaucoup plus nombreux à être audacieux.

Voici une petite expérience personnelle : Quand je pratiquais le karaté, il m’a fallu trois tentatives pour obtenir ma première Dan (ceinture noire).  Cette expérience m’a fait prendre conscience que j’étais capable de persévérer et qu’il faut savoir mettre son ego de côté pour continuer d’avancer.

La méthode des 4A pour entreprendre avec ses erreurs et ses échecs

Comme je vous le précisais en début d’article, j’ai imaginé une méthode pour entreprendre à travers ses erreurs et ses échecs.

Pour qui ? Pour toutes les personnes qui agissent.

Pour quoi ? Pour mieux vivre et tirer profit de ses échecs et de ses erreurs.

Pourquoi ? Parce que les erreurs et les échecs sont des opportunités d’apprentissage et d’amélioration.

Quand ? Avant, pendant et après une action.

Anticiper : se préparer

anticiper

Les deux mots clés de cette étape sont :

–       préparation

–       résilience

Préparation : bien comprendre les erreurs et les échecs

Selon l’auteur Scott Berkun, nous pouvons classer les erreurs en 4 catégories :

–       les erreurs stupides (comme mettre ses céréales dans son jus d’orange par exemple)

–       les erreurs simples (simple à résoudre comme ne pas avoir assez à manger pour ses invités lors d’un dîner que vous avez préparé)

–       les erreurs compliquées (que vous comprenez mais que vous avez du mal à résoudre comme arriver toujours en retard)

–       les erreurs complexes (dont vous avez du mal à en comprendre l’origine comme des problèmes relationnels par exemple)

Les erreurs venant des deux premières catégories ne vous ferons pas beaucoup progresser en termes d’apprentissage, contrairement aux deux autres.

Dans le cadre de cette méthode, je vous conseille de vous concentrer sur les erreurs et échecs compliqués et complexes pour que ce soit plus efficace.

L’idée n’est pas ici de rester focalisé sur les possibilités d’erreurs et d’échecs pour un projet ou pour une action, mais plutôt de se forger un mental optimiste pour avancer et être résilient pour rebondir en cas de pépin.

Pour cela, voici quelques outils pour forger votre mental optimiste.

Commençons avec une technique issue de la méthode Merci L’Echec créée par :

–       Héloïse Dubois

–       Laura Dos Santos

–       Velina Serafimov

Méthode créée dans le cadre du module creapreZent par les étudiantes citées ci-dessus à France Business School.

Merci L'Echec

1- La Pause Positive :

–       avant de vous coucher, notez dans un cahier 3 évènements positifs qui ont eu lieu pendant votre journée

–       dans ce même cahier notez 3 remerciements

Effectuez cette Pause Positive pendant au moins 1 mois pour adopter l’habitude.

 

Agissez comme s’il était impossible d’échouer. – Winston Churchill

 

2- Sa sensibilité à la perte et au gain (exercice proposé par Claude Ananou)

Il s’agit d’une démarche de questionnement vous permettant de prendre conscience des impacts positifs garantis et des impacts négatifs potentiels de votre projet. Si vous êtes prêt à endurer les impacts négatifs potentiels par rapport aux impacts positifs garantis, alors l’aventure en vaut la chandelle.

–       Au pire, combien de temps perdu ?

–       Au pire, combien d’argent misé ? (si c’est le cas)

–       Au pire, quelles opportunités manquées? (celles mises de côté pendant la réalisation de cette expérience)

–       Au pire, quelles compétences développées ? (à travers l’exécution de la tâche ou du projet)

–       Au pire, quelle valeur ajoutée à mon parcours ? (contacts, expériences, …)

–       Au pire, quel plaisir éprouvé ?

Si vous êtes prêt à miser ces éléments pour votre projet par rapport à ce que vous pouvez récolter de positif, alors vous pouvez y aller sans crainte ! Vous partez pour gagner et pas pour ne pas perdre (vous agirez comme s’il était impossible d’échouer).

J’utilise personnellement ces deux techniques pour développer mon esprit optimiste. A cela j’ajoute également une pratique régulière de la méditation afin de mieux vivre la pause positive et de mieux sonder mon seuil de tolérance à la perte.

Adapter : savoir corriger le tir et limiter les dommages collatéraux

adapter

Cette étape s’inspire fortement de la Méthode Merci L’Echec que je vous ai citée précédemment. Héloïse, Laura et Velina ont identifié deux grandes phases émotionnelles dans une situation d’échec ou d’erreur :

–       la phase négative lors de la prise de conscience de l’échec ou de l’erreur

–       la phase positive suite à la transformation de l’échec ou de l’erreur

Lors de la première phase il est important de savoir s’adapter et faire preuve de flexibilité pour être dans de bonnes dispositions pour transformer la situation.

1- S’adapter soi-même à la situation :

–       sondage de mon état émotionnel (qu’est ce que je ressens par rapport à cette situation)

–       je me mets en mode « psychologie positive » : être stressé n’aide pas dans ce type de situation, il faut que je me mettes dans les meilleures dispositions mentales pour rebondir

  • je fais un exercice de respiration pour me calmer en prenant conscience de mes inspirations et de mes expirations
  • je prends conscience que mes muscles sont détendus (pour gommer les crispations) : visage, épaules, dos
  • je me recentre sur mon présent grâce à la Méthode Présent

2- Adapter ce qui peut être adaptable pour éviter les dommages collatéraux :

–       qui subit les dommages collatéraux ?

–       dans quelle mesure ?

–       comment réduire l’impact de ces dommages collatéraux pour chaque personne ?

–       Agir avec confiance

Voici un exemple pour illustrer ces propos :

Envoyer un mail aux mauvais destinataires :

–       quelles sont les personnes impliquées ?

–       qui est ce que je contacte en premier pour m’excuser ?

–       comment est-ce que je peux atténuer l’erreur pour qu’on passe le plus rapidement possible à autre chose ?

–       j’agis avec confiance

Cette phase d’adaptation de la situation correspond à sa transformation ou son amélioration.

Analyser : comprendre et apprendre de cette expérience

analyser

La situation est améliorée (en tout cas les effets sont dissipés) et vous pouvez prendre le recul nécessaire pour analyser ce qu’il s’est passer.

Pour comprendre un problème, l’origine d’une erreur ou d’un échec, vous pouvez utiliser le Réflexe Pourquoi : « Pourquoi cette erreur/échec a eu lieu ? »

Ma Méthode du Réflexe Pourquoi est disponible pour tous les abonnés à ma newsletter. Si vous souhaitez vous y inscrire, vous pouvez remplir le formulaire ci-dessous :

[optin list= » old_cybermailin » txtbtn= »Je m’abonne »]

 

Vous pouvez utiliser « la technique des 5 pourquoi » pour trouver l’essence d’un problème.

 

L’analyse du problème repose sur la démarche de questionnement que vous adopterez. Vous pouvez ainsi utiliser la technique du QQOQCCP pour questionner la situation (Qui, quoi, où, comment, combien, quand, pourquoi).

Avancer : accepter et avancer en évitant de répéter l’erreur

avancer

Ce que je veux savoir avant tout, ce n’est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec. – Abraham Lincoln

 

Une fois que vous aurez bien compris ce qu’il s’est passé grâce à l’analyse, remerciez l’enseignement que vous avez reçu : cela transformera l’expérience douloureuse en enseignement positif.

Cultiver la confiance et la gratitude envers l’enseignement de l’erreur et de l’échec. C’est ce que préconise la Méthode Merci l’Echec également.

Une des meilleures manière d’accepter une erreur ou un échec est l’humour : si vous arrivez à en rire, et si les autres aussi, alors cette épreuve fait donc partie du passé. Donc n’hésitez pas à tourner en autodérision vos erreurs et vos échecs pour mieux aller de l’avant !

 

Echouer, c’est avoir la possibilité de recommencer de manière plus intelligente. – Henry Ford

 

 

L’intérêt de cette étape est double :

–       vivre positivement l’expérience de l’erreur ou de l’échec

–       progresser et éviter de répéter une erreur déjà commise

Cette méthode permet aussi de cultiver une certaine humilité :

–       une meilleure connaissance de soi

–       une meilleure acceptation de son « imperfection »

–       une meilleure acceptation de son parcours de vie

Elle cultive aussi son esprit optimiste qui permet à la fois d’être :

–       mieux dans sa peau (l’optimisme crée du bien-être)

–       meilleur dans ses actions (plus d’énergie et d’enthousiasme)

Cet article a été rédigé dans le cadre de la croisée des blogs par la communauté developpementpersonnel.org, organisée par Régis du site Le Moment Présent .

 

Avez-vous aimé la méthode des 4A pour entreprendre avec ses erreurs et ses échecs ? Si vous connaissez d’autres personnes qui en ont besoin, vous pouvez la partager.

Reboot Green: conférence sur les échecs dans l’entrepreneuriat vert

L’échec est souvent la base nécessaire pour la réussite en entrepreneuriat. Mais ces « erreurs », base de l’apprentissage de tous les jours, est mal accepté ou vu en France.

C’est ainsi que cette conférence est un véritable évènement à ne pas manquer le 20 novembre : Reboot Green

Pour en parler, j’invite Neil Tamzali pour cette interview, l’organisateur de ce très prometteur évènement.

Peut-être que ce nom vous dit quelque chose ? Je l’ai déjà interviewé à propos de la chaire entrepreneuriat de l’ESCP.

– Bonjour Neil. Merci de revenir t’exprimer sur Pourquoi Entreprendre. Peux-tu nous rappeler qui tu es et ce qui s’est passé dans ton parcours depuis ta dernière apparition sur le site ?

Bonjour Jérôme et merci de me recevoir à nouveau. Je suis étudiant du Master In Management à ESCP Europe et je fais ma dernière année à la Chaire Entrepreneuriat Ernst&Young/ESCP Europe.

La dernière fois, j’étais venu parler de la mission de la Chaire et de Blue Factory, l’incubateur de l’école, plus précisément du développement de leurs activités sur le campus madrilène d’ESCP Europe : cours d’entrepreneuriat et construction d’un espace de coworking, incubateur en devenir, que je suis allé bâtir cet été pendant trois mois.

Aujourd’hui je suis revenu à Paris. J’étudie dans la Chaire jusqu’en décembre. Peu de cours mais beaucoup de choses à faire : nous devons organiser de A à Z une dizaine d’événements pour les Journées de l’Entrepreneur (dont la Fête de l’Entrepreneur de lundi dernier), faire du conseil auprès de start-ups incubées et pitcher des projets de start-ups devant des investisseurs dans un mois. De plus, nous revenons tout juste d’un voyage à Shanghai où nous avons travaillé avec Ernst&Young sur une étude de cas de stratégie, rencontré des entrepreneurs français, chinois ainsi que des universitaires et découvert la vivacité culturelle de la ville.

– Qu’est ce que Reboot Green ?

C’est la conférence que j’organise pour les Journées de l’Entrepreneur 2012.

Reboot Green est la conférence de l’échec dans l’entrepreneuriat vert. Des entrepreneurs et investisseurs viendront partager leurs expériences, à coeur ouvert avec le public : raconter leur histoire et tirer les leçons de celles-ci, au bénéfice de la communauté.

Elle est construite sur le modèle de la Failcon, conférence sur les retours d’expériences dans la Silicon Valley, dont le format a enchanté des centaines d’entrepreneurs, investisseurs et médias.

Nous comptons six intervenants : :

– Sébastien Kopp, co-fondateur de Veja, la basket éthique.

– Julien Bayou, ex-directeur de la mobilisation pour la campagne présidentielle d’Eva Joly au printemps dernier.

– Julien Sylvain, fondateur de Leafsupply, start-up verte qui vient de déposer le bilan et de LemonCurve.com, qui vient de lever 1 million d’euros.

– Stéphanie Savel, présidente des Business Angels du Développement Durable Français (DDIDF), administratrice de France Angels et vice-présidente de Cleantuesday.

– Morgan Segui, fondateur de FairTrade Electronic, qui vise à produire des composants électroniques durables.

– Tristan Nicolas, co-fondateur de Ben&Fakto, e-shop éthique qui vient de fermer ses portes également.

Ils participeront ensuite à une table ronde animée par Roxanne Varza, co-fondatrice de FailCon Paris, autour du thème « Bien financer son projet entrepreneurial vert ».

En outre, la conférence sera livestreamée sur Dailymotion et le public pourra nous donner son feedback sur Twitter grâce au hashtag #rebootgreen.

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– Est-il encore possible de réussir à entreprendre en faisant du développement durable dans un contexte de crise ?

Je pense qu’en effet, plus que jamais, nous avons besoin de repenser les modes de production et de consommation. Ceux-ci se sont essoufflés et à tirer sur la corde, on ne fait que déséquilibrer l’économie. Aujourd’hui, pour créer un projet, je pense qu’il faut répondre à ce qu’on appelle la « triple bottomline ». L’entreprise doit prendre en compte trois dimensions lors de sa création : économique, sociétale et environnementale. Il faut qu’elle apporte des éléments positifs sur ces trois plans au monde prééxistant. Ou au moins qu’elle ne détériore pas une certaine forme d’équilibre.

 

– Pourquoi est-ce utile ?

Souvent les conférences servent à vendre sa boîte, son produit ou se mettre en avant. Pour avoir pas mal circulé depuis 2 ans dans des événements sur l’entrepreneuriat, le marketing ou le digital en France, je sais qu’à force de rester sur les mêmes formats d’événements, on n’apprend plus rien.

J’ai envie que les entrepreneurs, les investisseurs, les étudiants, en sortant de Reboot Green le 20 novembre, se disent « j’ai appris quelque chose » (et « le buffet était bon », mais ça reste auxiliaire). Cette conférence, c’est l’occasion de mettre en lumière des dimensions que ne sont jamais abordées : que se passe-t-il lorsqu’on échoue ? Comment rebondir ? Que vais-je tirer de cette expérience pour le futur ? Quand je vois le succès qu’a eu FailCon, la conférence des échecs des start-ups tech aux Etats-Unis, en France et ailleurs, je me dis que nous avons fait le bon choix. D’ailleurs, Roxanne Varza, la co-fondatrice de la FailCon France nous a tout de suite soutenus et s’est même impliquée dans le projet puisqu’elle sera l’animatrice de la table ronde.

– Tout le monde peut y assister ?

Reboot Green s’adresse, de par son format, en tout premier lieu aux entrepreneurs, investisseurs, étudiants et journalistes, mais dans l’absolu, oui, tout le monde peut y assister, dans la limite des 80 places. La conférence sera également diffusée en live sur Dailymotion, pour que tout le monde puisse avoir accès à son contenu.

– Quelle sera la suite de ce projet après cet événement ?

 A chaque édition des Journées de l’Entrepreneur son lot de nouveauté, mais si nous sentons qu’une vraie demande subsiste l’an prochain, nous pourrions tout à fait la rééditer. Tout de suite, je pense à un autre format, plus long.

J’en profite pour remercier tous les partenaires qui ont fait un super travail et qui nous ont permis de donner vie à ce projet : l’agence Lowe Stratéus qui nous accueille, Alloresto qui sponsorise le buffet networking qui clôt la conférence, l’agence JWT Paris qui s’est occupée de notre campagne de RP et Dailymotion pour le livestream. Merci également aux amis qui m’ont donné de sacrés coups de main.

 

– As-tu un conseil à partager vis-à-vis de l’échec en entrepreneuriat ?

Je pense à une phrase de Tristan Nicolas, intervenant à Reboot Green et ami, « Vous devez prendre des décisions rapidement pour vous tromper rapidement car on n’apprend jamais autant que lorsqu’on a essayé ». Effectivement, celui qui n’a jamais échoué est celui qui n’a jamais vraiment tenté quoi que ce soit. Non seulement on ne progresse pas, mais en plus on finit par regretter de ne pas avoir osé au bon moment. Mais il faut aussi bien savoir gérer son échec. Ne pas réussir ne « suffit pas », il faut savoir pourquoi cela n’a pas fonctionné pour ne plus jamais refaire les mêmes erreurs et réduire la marge d’incertitude au fur et à mesure de son avancée.

Pour s’inscrire à Reboot Green le 20 novembre :

http://rebootgreenconference.fr

Sur twitter : http://twitter.com/rebootgreen_