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5 bonnes pratiques des entrepreneurs sans business plan

Entreprendre sans plan d’affaires (business plan), possible ? Oui ! Et de plus en plus d’entrepreneurs osent entreprendre avec cette liberté.

Dans cette nouvelle webconférence sur Pourquoi-Entreprendre.fr/live, vous découvrirez des techniques d’entrepreneuriat sans business plan pour entreprendre comme un Artrepreneur :

  • Tester plutôt que sonder et étudier
  • Faire confiance à son intuition plutôt qu’à le « sens commun »
  • Oser être différent et authentique plutôt que suivre les tendances du marché
  • Travailler ses soft skills pour être en mesure d’entreprendre même dans le chaos
  • Se reposer sur ses ressources internes plutôt que sur les ressources externes

Pour en savoir plus sur comment devenir un Artrepreneur, vous pouvez aussi découvrir ce programme d’accompagnement et de formation en ligne :

Devenir un Artrepreneur

Tester plutôt que sonder et étudier

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » – Sénèque

Les approches entrepreneuriales prônant le prototypage et le test plutôt que l’étude de marché sont de plus en plus nombreuses : LEAN Startup, Effectuation, Synopp…

D’ailleurs j’ai participé au procès du business plan pour lequel je suis convaincu qu’il est souvent inutile voire pire, est nuisible à l’entrepreneur, comme vous pouvez le voir dans cet article : « Brûlons le Business Plan ».

Et pour aller plus loin dans cette approche, j’ai également le plaisir de vous annoncer que j’interviens dans le prochain MOOC « Réussir son démarrage d’entreprise » animé par Claude Ananou.

Pour compléter mon propos, l’idée est d’oser proposer un produit imparfait à des premiers utilisateurs et clients pour récolter du feedback plutôt que de leur demander s’ils seraient prêts à acheter votre produit ou service. Car par expérience, ce n’est pas parce qu’ils vous disent que c’est génial et qu’ils seront OK pour l’acheter qu’ils le feront vraiment.

Comme je le dis souvent, « mieux vaut un travail imparfait fait qu’un travail parfait pas fait ».

En procédant de cette manière, vous pouvez améliorer votre produit grâce aux premiers retours clients et entrer dans une dynamique d’itération (apprendre en avançant).

Faire confiance à son intuition plutôt qu’à le « sens commun »

« Si je n’avais écouté que mes clients, j’aurais inventé un cheval plus rapide » – Henry Ford

Parfois le sens commun n’a pas toujours raison : les innovations naissent en dehors de la boîte. Un entrepreneur est une personne qui ose innover et donc sortir de cette boîte du sens commun. C’est la raison pour laquelle je suis convaincu qu’entreprendre avec son coeur et ses tripes (la voie de l’Artrepreneur) est l’une des meilleures manières d’entreprendre car vous libérez votre intuition et votre énergie d’action liée à vos émotions positives. En libérant votre intuition et en lui faisant confiance vous osez innover en sortant des sentiers battus. Vous devenez un pionnier, ce qui vous positionne également comme un leader.

Oser être différent et authentique plutôt que suivre les tendances du marché

« Votre temps est limité, ne le gaspillez donc pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes, ce qui revient à vivre avec le résultat de la pensée des autres ». – Steve Jobs

Si j’écoutais les sondages et les recettes miracles, j’aurais utilisé des techniques marketing que tout le monde utilise. Finalement j’aurais été comme les autres, noyé dans la masse, sans authenticité ni originalité. Pourquoi ferait-on appel à moi dans ce cas plutôt que quelqu’un d’autre ?

En plus je n’aurais pas éprouvé autant de plaisir qu’aujourd’hui en faisant ces vidéos en direct. Mon message ici, c’est de suivre votre coeur et de faire ce qui vous fait vibrer : vous entreprendrez avec originalité, authenticité et enthousiasme. C’est une des meilleures manières d’impacter et de rayonner en tant qu’entrepreneur.

Travailler ses soft skills pour être en mesure d’entreprendre même dans le chaos

« Le monde est un chaos, et son désordre excède tout ce qu’on y voudrait apporter de remède. » – Pierre Corneille

Nous évoluons dans un monde incertain où l’entrepreneur navigue constamment dans l’inconnu. En tant que pionnier il explore les nouveaux territoires d’où naissent des innovations qui font avancer le monde.

Cette prise de risque oblige à capitaliser sur soi et ses soft skills. Ces compétences vous seront utiles en toute circonstance, même si votre métier disparaît demain. Elles vous permettent de vous adapter et de faire face aux imprévus. Vos soft skills sont vos meilleures amies pour évoluer dans le chaos et dans l’inconnu.

Se reposer sur ses ressources internes plutôt que sur les ressources externes

« Nos progrès en tant que nation dépendront de nos progrès en matière d’éducation. L’esprit humain est notre ressource fondamentale. » – John Fitzgerald Kennedy

Dans ce monde où tout va très vite et que rien n’est sûr, pourquoi encore miser sur des systèmes en fin de vie ?

Qu’est ce qui restera si les monnaies s’effondrent ? Si internet disparaissait ? Vous et vos ressources. Autant les cultiver dès aujourd’hui, car vous avez le pouvoir sur ces ressources, contrairement à l’argent, aux clients, etc. qui sont des ressources externes. Vos ressources internes sont vos super-pouvoirs permettant d’influencer et d’impacter le monde externe.

PS : si vous souhaitez me motiver à continuer à alimenter ce site, vous m’aiderez beaucoup en partageant cet article sur les réseaux sociaux grâce aux boutons ci-dessous.

 

 

 

Le business plan n’est pas adapté à toutes les situations

Business Plan ou pas ? Voici une question qui prolonge le débat « Le Business Plan est-il un tueur d’entrepreneur ? ».

Pour répondre à cette interrogation, j’accueille sur le blog aujourd’hui l’équipe du site My-Business-Plan.fr qui partagera ses conseils selon 3 cas d’entrepreneuriat bien particulier. Merci à eux pour l’article et bonne lecture à tous !

PS : les dessins viennent de moi en revanche, donc ne les blâmez pas si vous ne les aimez pas 🙂

Nous avons lancé un site sur le business plan pour donner de l’information et accompagner les entrepreneurs de la phase d’idée à la levée de fonds. Le business plan est souvent réclamé par les banquiers et investisseurs, mais peut être difficile d’approche pour un entrepreneur. Notre expérience tend à prouver que si un business plan s’avère utile dans certains cas, il y existe néanmoins des situations pour lesquelles le business plan n’est pas du tout adapté.

Situation 1 : Je suis étudiant / salarié, je veux tester mon idée.

Beaucoup de cours d’entrepreneuriat reposent sur la rédaction d’un business plan et de nombreux étudiants goûtent à l’entrepreneuriat en rédigeant ce fameux document. Pourtant, bien qu’utile et permettant d’aborder la création d’entreprise sous tous les angles (marketing, RH, business model, finance, stratégie, étude de marché), le business plan n’est pas le format le plus adapté pour enseigner l’entrepreneuriat et indiquer à un étudiant s’il doit se lancer ou non. En effet, Le business plan possède de nombreux défauts pour enseigner l’entrepreneuriat en école : Souvent l’étudiant ne réalise qu’un travail théorique sans fixation d’objectifs à atteindre immédiatement permettant de sortir l’étudiant de sa zone de confort. Il ne va pas à la rencontre de ses clients potentiels pour confronter son idée au besoin identifié. Il n’identifie alors pas vraiment les facteurs bloquants et confond « intérêt » avec « intention d’achat » puis avec « achat ». Dès lors, il s’agit souvent (mais pas toujours) d’un travail de présentation et de communication sur un projet, ainsi que de découverte du fonctionnement d’une entreprise plus que d’un test de validation du projet et de plongeon dans l’entrepreneuriat.

Ce même constat vaut pour tout entrepreneur souhaitant « tester son projet ». Le business plan ne dit pas si vous devez vous lancer ou non. L’excuse consistant à dire « je voulais entreprendre, mais mon business plan n’était pas bon » est un moyen de se dédouaner. Le business plan ne sert aucunement à dire si vous devez vous lancer ou non. Ce n’est pas son objet.

Deux méthodes peuvent vous y aider. La méthode SynOpp de Claude Ananou. Elle consiste à vous faire valider 7 étapes avec des objectifs à atteindre, des réflexions à mener et des décisions. Une  autre méthode pour tester son idée avant de rédiger un business plan : Aller à la rencontre des clients potentiels, tenter de vendre et de pitcher son produit ou service, comprendre les besoins, lancer un prototype et ensuite, après avoir bien compris le marché et son fonctionnement, rédiger un business plan pour mieux formaliser cela et éventuellement lever des fonds. Le business plan peut également après cette étape aider un salarié à mettre en place sa stratégie de départ (« quand pourrais-je éventuellement me verser un premier salaire, quel risque je prends avec ce projet »).

Situation 2 : Je vais lancer un site e-commerce, les investissements de départ son faibles

Pour les projets à faible montant d’investissement et de risque, le business plan peut s’avérer être une perte de temps. Rédiger un business plan prend un certain temps. Il faut calibrer ce temps aux enjeux et risques pris.

– Faible risque : alors mieux vaut passer du temps sur le terrain, prospecter des clients et apprendre à les connaître.

– Risques financiers importants : par exemple ouvrir une chaîne de capsule hotels en France avec un investissement de trois millions d’euros pour le premier. Le business plan prend alors toute sa logique. Les montants en jeu sont importants et les questions à se poser doivent donc être étudiées avec sérieux. Cela n’empêchera pas l’entrepreneur d’aller faire un stage dans un premier temps dans un capsule hôtel au Japon voire un hôtel classique en France pour apprendre à connaître sa clientèle.

Dès lors, pour un projet à très faible investissement de départ, la méthode dite « casse cou » : je me lance et j’apprends de mes erreurs puis je rectifie, peut s’avérer la plus efficace. C’est ce qu’ont fait beaucoup d’entrepreneurs ayant réussi.

Situation 3 : Je n’ai pas fait d’étude de marché / je n’ai pas rencontré de clients

L’étude de marché ne doit pas être réalisée pour le business plan. C’est après son étude de marché qu’un business plan peut se justifier. Vous devez d’abord comprendre qui sont vos clients, quelles sont leurs attentes, leur processus de décision, leur réactions par rapport à votre projet. En réalisant votre étude de marché, votre service/produit sera amené à changer. Votre vision initiale du besoin et de la solution seront probablement transformées. Dès lors, la base du projet consiste à bien se connaître et bien connaître ses clients et leur besoin. De là découlera la solution, la stratégie, le business model et non l’inverse. On ne fait pas une étude de marché pour justifier son plan d’actions et son business model pré défini. C’est parce que l’on connait son marché que l’on décide ensuite de la stratégie, du business model, de son positionnement etc.. Dès lors, votre premier réflexe quand vous pensez avoir une idée de création d’entreprise est de la confronter rapidement au terrain, aux experts voire aux concurrents pour apprendre, recueillir des feedback concrets.

Le business plan n’est pas un mauvais outil et l’objectif de cet article n’est pas de le décrier. Mais ce n’est pas un outil adapté à tous les cas de figure ni à tous les stades de développement. N’oubliez pas qu’un entrepreneur est avant tout dans l’action et que les meilleurs retours sont ceux du terrain et non ceux de sa feuille Excel et son Powerpoint.

Comme les antibiotiques, le Business Plan n'est pas automatique

PS : retrouvez des alternatives au Business Plan ici

Faut-il brûler le Business Plan ? La réponse au congrès Pro’créa

Business Plan, Méthode Synopp, LEAN Startup, Méthode SEAM, Business Model Canevas… que choisir pour commencer à créer son entreprise ?

Afin de répondre à cette question, et notamment si le plan d’affaires (ou business plan) a encore des beaux jours devant lui, la CCI Languedoc-Roussillon et la CRMA Languedoc-Roussillon organise la 4ème édition du congrés Pro’créa.

J’y serai intervenant lors de l’atelier sur les alternatives au business plan (j’y parlerai de ma méthode d’entrepreneuriat).

Qu’est ce que Pro’créa ?

Il s’agit d’un congrès professionnel sur le domaine de la création et de la reprise d’entreprise organisé par la CCI et la Chambre des métiers du Languedoc-Roussillon. Pour cette année, les organisateurs ont fait preuve de créativité : en plus des conférences, l’évènement sera clôturé par un « procès » pendant lequel le plan d’affaires sera jugé. Une mise en scène qui s’annonce à la fois pédagogique et ludique ! J’ai hâte d’y participer en tant que témoin appellé à la barre :-).

Pourquoi y participer ?

Vous pourrez assister à plusieurs ateliers sur le business plan ou les alternatives du business plan animés par des spécialistes sur le sujet. Voici le détail des interventions  :

  • Atelier d’ouverture par Claude Ananou (créateur de la méthode Synopp – HEC Montreal) et Dominique Mentha (APCE)
  • Atelier « Le plan d’affaires, pour tous et dans tous les cas ? » : animé par Pierre Alzingre (Via Innova), Bénédicte Sanson (Le MoovJee) et Philippe Silberzhan (EM Lyon)
  • Atelier « Les alternatives au plan d’affaires » : animé par Olivier Witmeur (Solvay Brussels School of Economics and Management), Alain Wegman (Méthode SEAM à EPFLLausanne), Franck Louesdon (Business Model Canevas à Elton-Pickford), Laurent Sol (Ressources et Performances) et moi-même
  • Atelier « Accompagnants et plan d’affaires » : animé par Olivier Toutain (ESC Dijon), Thomas Guyon (Ninjapreneur) et Guilhem Bertholet
  • Atelier « Entrepreneur et plan d’affaires » avec Karim  Messeghem, Sylvie Sammut, Emmanuel Libaudière, Luc D’Auriol et Magali Boisseau
  • Atelier « Financeurs et plan d’affaires » avec Jean-Chrsitophe Pic et d’autres responsables investisseurs

Et enfin, comme je vous le précisais auparavant, un procès du Business Plan pour terminer sur une note ludique et pédagogique.

Comme vous pouvez le remarquer, les intervenants viennent de milieux variés :

– des professeurs et chercheurs académiques

– des consultants et professionnels de la création d’entreprise

– des entrepreneurs

– des blogueurs

Où le congrès a-t-il lieu ?

L’évènement aura lieu  à Montpellier au centre des congrès de l’Esplanade Charles de Gaulle – Place de la comédie les 20 et 21 juin 2013.

Comment s’y inscrire ?

Vous pouvez visiter cette page pour avoir d’autres informations. 

 

J’y serai présent, n’hésitez pas à me laisser un commentaire si vous y serez vous aussi et si vous voulez que nous nous rencontrons ! 

A bientôt !

Business plan : Posez-vous les bonnes questions ?

Le Business Plan est un outil encore très largement utilisé dans le domaine de la création d’entreprise. Il permet de rassurer les investisseurs et partenaires potentiels. Aujourd’hui j’accueille sur Pourquoi Entreprendre petite-entreprise.net qui partage avec nous quelques conseils sur ce sujet.

Cependant, j’aimerais préciser avant que vous le lisiez l’article, que le Business Plan peut aussi être un frein si l’entrepreneur succombe à la dictature des chiffres (si l’étude dit non, alors c’est que ça doit-être vrai). Dans ce cas, je ne suis pas pour l’utilisation du Business Plan en création d’entreprise lorsqu’il n’est pas indispensable de financer son amorçage. Il peut être parfois plus pertinent d’opter pour une méthode « LEAN » ou « Synopp », centrées sur l’utilisateur et la validation du concept par le terrain et les feedbacks. Par la suite, pourquoi pas faire un business plan reposant sur de l’existant pour soutenir sa croissance ? Mais avant de dresser des projets sur la comète, mieux vaut confronter l’idée et le concept à la réalité.

Bonne lecture !

Le Business plan est le document de référence lorsqu’il s’agit de monter son entreprise. Premier document à rédiger lorsque vous envisagez de lancer votre projet, il doit être préparé avec soin. Comment faire un business plan ? Eléments de réponses dans cet article.

Définition du Business Plan

Le business plan définit de manière concrète les ressources humaines et matérielles qui seront à votre disposition pour mener à bien votre projet et surtout convaincre vos potentiels investisseurs. D’un autre côté, il sert également de point de repère pour votre projet afin de vérifier qu’aucun point n’aura été oublié.

Votre concept et projet

Première étape de votre business plan, il s’agit là de décrire l’ensemble de votre projet. Il s’agira notamment de répondre à des questions telles que :

  • Quel est mon projet ?
  • Pourquoi le mettre en place ?
  • Quelle est sa valeur ajoutée ?
  • Quelle est mon expérience dans le domaine vers lequel se dirige mon projet ?

Ces questions vous permettront de mettre en place le cadre général de toute votre réflexion.

Les caractéristiques du marché

Deuxième étape, il s’agit de mettre votre projet dans le contexte actuel du marché. De ce fait, votre projet devra répondre aux exigences du marché sur lequel vous voulez vous positionner. Vous devrez ainsi évaluer par rapport au marché :

  • La demande : Existe-t-il une demande pour le produit ou le service que vous proposez ? A combien se chiffrent les prospects que vous comptez toucher et quels sont leurs besoins ? Quelles sont les caractéristiques du marché ?
  • L’offre : Votre offre doit répondre aux besoins du marché. Auquel cas, Comment allez-vous y répondre ? Quelle est la valeur ajoutée de votre produit ou service ?
  • La concurrence : Vous devrez tout d’abord identifier les concurrents déjà actifs dans votre segment de marché. Ensuite, vous devrez démontrer en quoi votre produit ou service est compétitif par rapport à ces derniers. Pour faire simple, qu’allez-vous apporter de plus par rapport à la concurrence ?

La stratégie mise en place

Troisième étape, il s’agit désormais de montrer quels sont les éléments que vous apportez pour que votre projet soit viable et surtout rentable à court, moyen et long terme. Vous devrez alors mettre en place un business model (qui représente l’aspect financier de votre projet), un plan d’action, une stratégie commerciale et surtout réunir une équipe qui sera capable d’accomplir vos objectifs.

Le business plan est comme les rails d’un train qui représente votre entreprise. Plus il est construit de manière précise, plus vous arriverez rapidement à vos objectifs.

Dis-moi tes défauts, je te dirai ceux de ta start-up !

Cet article est proposé par Gilles Grosjean, Partner et co-fondateur d’Abbie&Rose

Comme tout jeune créateur d’entreprise, quand j’ai décidé de cofonder Abbie&Rose, j’étais remonté à bloc – rien n’allait me résister – pas même ce à quoi je n’avais jusqu’alors jamais été très bon… Mais bien sûr, c’est mon entreprise après tout, je vais donc tout faire pour y arriver, non ?

Certes, je suis sans doute plus enclin à faire certains efforts, mais il faut rester prudent et ne pas verser dans le doux rêve et la magie pure : si tu n’as jamais été un bon commercial, le fait de vendre ton propre produit ne fera pas de toi un as de la vente,  si tu n’as jamais été bon en gestion administrative, tu ne vas pas devenir du jour au lendemain un as en la matière !

La plupart du temps, quand on crée sa propre entreprise, il faut faire des choix (pas toujours parfaitement conscients) de la manière dont on va allouer son temps parce qu’en réalité, il y a toujours (je dis bien toujours) quelque chose à faire… Du coup, il y a de fortes chances (je dirais à 99,99%) que le « choix » se porte sur ce qu’on préfère – qui correspond souvent à ce qu’on fait le mieux ! Tiens encore une surprise…

Du coup, au détriment du reste, un bon commercial va souvent se concentrer sur le développement des ventes, un PR manager se focaliser plus sur le développement de la notoriété, un technicien sur l’amélioration de son produit, un administratif sur la gestion interne et un paresseux, ben, eeuh, il ne fera pas grand chose en attendant que son entreprise se développe (il y a bien plus d’entrepreneurs paresseux qu’on ne le pense, sérieusement)…

Mais attention, tout ceci ne veut pas dire qu’il soit impossible de développer une entreprise seul évidemment, il faut juste pouvoir allouer son temps de manière raisonnable et éventuellement trouver des solutions pour outsourcer ce qu’on ne fait vraiment pas bien. Le tout nécessite bien sûr de relativement bien se connaître – et surtout de ne pas se mentir !

Du coup, si tu me dis tes défauts, je pourrai certainement te dire ceux de ta start-up… Mais rassurons nous, dès que la société a suffisamment grandi, engager est l’opportunité à ne pas manquer de redresser le tir et de se renforcer là où c’est nécessaire.

Sans réelle surprise donc, on peut dire qu’une start-up ressemble à son ou ses fondateurs… au moment de rédiger un business plan, c’est donc évidemment un élément à bien prendre en compte (et pourtant bien souvent omis).