Essayez des vêtements sur iPhone avec Flipmylook – Arnaud Péré

Arnaud Pere- Flipmylook PourquoiEntreprendre

Imaginez que vous pouviez essayer des vêtements sans les essayer ?

Cela est possible maintenant de manière virtuelle ! De jeunes entrepreneurs viennent de lancer leur application Flipmylook :

le 1 er e-shop mode sur iPhone et iPad équipé d’une cabine d’essayage

Pour en savoir plus, voici l’interview d’un des co-fondateurs de cette entreprise : Arnaud Péré. Merci pour ses réponses et bonne lecture à vous.


Bonjour Arnaud et merci d’avoir accepté cette interview sur Pourquoi Entreprendre. Tu t’es lancé dans l’aventure entrepreneuriale en fondant avec d’autres personnes la startup Flipmylook. Mais avant tout, peux-tu te présenter ?

Bonjour Jérôme . Je m’appelle Arnaud Péré, j’ai 22 ans et je suis l’un des co-fondateurs de Flipmylook. A la casquette d’entrepreneur s’ajoute celle d’étudiant en alternance à l’ESC Grenoble. L’aventure Flipmylook a commencé à temps plein en janvier 2012, en compagnie des trois autres co-fondateurs de Flipmylook, Vincent Péré (Marketing), Simon Cagna (Commercial) et Benjamin Garrigues (IT). Je partage donc mon temps entre 3 villes : les études à Grenoble, la startup à Paris et la famille à Bordeaux.

Alors, qu’est ce que Flipmylook ?

Flipmylook lance le 1er e-shop mode sur iPhone et iPad équipé d’une cabine d’essayage. Cette nouvelle expérience shopping permet à l’utilisateur de créer son look puis de l’acheter en ligne ou en boutique. Envie d’une réduction ? Il suffit de partager ses coups de cœur. L’application Flipmylook sera disponible gratuitement sur l’App Store dès juin 2012. Résolument ludique et intuitive, l’application permet de faire son shopping du bout du doigt, comme si on feuilletait un magazine de mode. Le concept Flipmylook en vidéo, c’est ici :

Ça a l’air d’être un vrai challenge technique. Comment l’as-tu relevé avec ton équipe ?

Nous avons construit l’équipe qui nous ressemble et qui portera l’identité du projet. Nous nous appuyons sur nos forces (ergonomie, conception fonctionnelle, marketing, développement mobile) et allons chercher les expertises là où il faut. Tout au long du processus de création et de développement, nous recueillons l’avis de nos clients et béta-testeurs, cela nous permet de concevoir un service en phase avec les attentes. Nous sommes confrontés au quotidien à des défis techniques, mais c’est tout l’enjeu du challenge.

D’ailleurs, comment travaillez-vous tous ensemble ?

On a établi nos quartiers dans le 9ème arrondissement de Paris. On partage nos bureaux en collocation avec une marque de sous-vêtements pour homme, Dagobear. On est bien loin de l’environnement costume-cravate de La Défense, auquel on a déjà goûté. Entre Janvier et Février 2012, nous avons énormément brainstormé pour bien cadrer notre sujet, éliminer certains aspects et se concentrer sur les points-clés du business. C’était une phase d’échanges durant laquelle on pouvait discuter ensemble 6 à 7 heures par jour. L’idée était donc de cadrer notre activité pour avancer tous ensemble dans la même direction. Nous travaillions encore à cette époque dans nos appartements respectifs. Tantôt à Barbès, tantôt à Villiers, tantôt Place de Clichy où je réside encore. Ce fut une période très sympa. Au bout de 2 mois, on a néanmoins senti le besoin d’évoluer dans nos propres bureaux. Avec le temps, chaque membre de l’équipe a pris ses propres sujets à bras le corps, à savoir le développement, la communication ou encore l’aspect commercial. On continue toujours à échanger tous ensemble mais de manière générale, chacun se spécialise.

Pourquoi se lancer aussi jeune ?

Je vais commencer par rendre à César ce qui appartient à César. Les deux hommes à l’origine de Flipmylook sont Vincent Péré et Simon Cagna. C’est grâce à eux que j’ai mis un pied dans l’entrepreneuriat. Je m’explique…J’ai commencé à travailler en compagnie de Vincent (mon frère) et Simon il y a 9 mois. J’étais à l’époque stagiaire en Business Development sur les réseaux sociaux chez Atos Worldline. Vincent et Simon avaient leurs propres jobs à l’époque. Le soir on se retrouvait pour échanger sur l’ADN de Flipmylook. D’ailleurs, l’idée initiale était bien loin du concept actuel. J’ai par la suite continué à travailler à distance depuis le Chili avec l’idée de revenir en stage dans la startup à mon retour. Car à l’origine, ce devait bien être un simple stage. Je pensais déjà entreprendre à l’époque, mais je ne m’imaginais pas que cela irait si vite. Et puis les choses se sont accélérées. Vincent et Simon m’ont proposé de devenir associé au capital. J’ai dû mettre 1 seconde avant de leurs répondre positivement. J’adorais l’idée de participer au lancement d’une startup en tant que stagiaire à tout juste 21 ans. Alors lorsque la possibilité de m’impliquer d’avantage dans cette aventure s’est présentée, je n’ai pas hésité une seule seconde.

Si l’entrepreneuriat est un état d’esprit, quel serait-il pour toi ?

Le pragmatisme, sans hésiter. Un entrepreneur manque de temps, d’argent, de ressources humaines…bref il manque de tout. Pourtant il doit prendre des décisions tous les jours, sans exception. Il doit donc savoir trancher. Il faut savoir qu’un entrepreneur ne fait pas toujours ce qu’il aurait imaginé, mais le plus important est de faire ce qu’il juge le plus adapté en fonction de ses objectifs. Je ne suis pas sûr qu’un pur perfectionniste puisse s’épanouir en tant qu’entrepreneur. Il faut être très exigeant, mais ne pas avoir des positions arrêtées ou bien peur de l’échec.

Un conseil pour nous entrepreneurs ?

A 22 ans je peux difficilement me permettre de conseiller les autres. Tout le monde vous le dira, il ne faut bien évidemment pas compter ses heures, ne pas s’enfermer dans sa bulle ou ne pas penser qu’on a une idée de génie à laquelle personne n’a jamais pensé. De manière très personnelle, je conçois ma vie d’entrepreneur comme un jeu. Je m’amuse dans mon boulot au quotidien. Je prends énormément de plaisir à évoluer dans une équipe qui bosse ensemble nuit et jour. Je crois que c’est ça qui doit guider un entrepreneur. Je suis convaincu que le succès d’une startup vient des hommes qui constituent l’équipe et pas uniquement le fait d’avoir le concept du siècle. Des idées de génie, tout le monde en a 10 par jours. La vraie difficulté est de savoir avec qui on pense pouvoir transformer cette idée en succès. Succès d’un point de vue comptable mais surtout succès d’un point de vue humain. Le jour où je commencerais à regarder ma montre au boulot, il faudra alors que je commence à me poser des questions. Aujourd’hui c’est loin d’être le cas, alors j’en profite.

AUTEUR

Jérôme HOARAU

Fondateur de Pourquoi-Entreprendre.fr, co-fondateur de La-Semaine.com et de creapreZent.fr, coach Efficacité Professionnelle et Parler en Public. Je suis l'auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de l'efficacité professionnelle et du leadership que vous pouvez retrouver ici : Livres Efficacité Professionnelle et Leadership.

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