Un outil CRM simple : interview de Maxime Garcia – MAX SimpleCrm

Maxime Garcia - MAXSimpleCRM

Un outil CRM = un outil compliqué

Pas forcément !

Aujourd’hui je vous propose de lire l’interview de Maxime Garcia, fondateur de Max SimpleCrm : un outil de CRM (gestion de vos relations clients) SIMPLE.

Retrouvez également quelques points de vues intéressants sur la vie d’un entrepreneur et sur l’état d’esprit « simple ».

Merci à Maxime pour ce témoignage, et partagez votre point de vu sur le CRM dans les commentaires de cet article ;-).

Bonjour Maxime et bienvenue sur Pourquoi Entreprendre. Tu es le créateur de MAX SimpleCrm. Mais avant que tu nous en dises plus sur ton entreprise, peux-tu nous présenter ton parcours d’entrepreneur ?

Cela faisait quelques années que je voulais développer des logiciels de gestion pour entreprises. J’aime bien savoir comment les choses fonctionnent ; étudier les problématiques d’entreprises et leur apporter des solutions était le meilleur moyen d’en voir beaucoup et de voir derrière le rideau.

J’ai toujours voulu créer ma société. Je suis plutôt indépendant de nature et il a toujours été clair que je me lancerai dans cette voie dès la fin de mes études. J’ai créé MAX Business en 2009, j’avais 23 ans et j’ai commencé à faire des logiciels sur-mesure.

Qu’est ce que MAX SimpleCrm ?

MAX SimpleCrm est une application en ligne de gestion de la relation client adaptée aux petites entreprises.

Elle permet de regrouper en un même endroit l’ensemble de ses clients avec toutes leurs informations de contact et tous les intervenants que vous êtes amenés à rencontrer. Et elle permet de suivre vos ventes au quotidien : vous consignez tous les échanges que vous avez eu avec vos clients et vous planifiez ce qu’il y a à faire en conséquence (gestion des tâches).

Pourquoi est-ce important d’avoir une solution CRM pour son entreprise ?

Il est important de connaître ses clients et de savoir ce qu’il se passe avec eux. L’unique objectif est de mieux vendre.

Connaître ses clients permet de savoir à qui on vend. Quand on a des milliers de clients, il peut être souhaitable d’utiliser un CRM qui donnera tout un tas de statistiques et qui vous permettra de segmenter vos clients : savoir qui choyer, qui reconquérir. Une entreprise dont les clients se comptent en dizaines ou en centaines connaissent déjà globalement leurs clients et ont déjà des éléments statistiques de base dans leur facturation (qui sont les meilleurs clients à choyer…).

Savoir ce qu’il se passe, autrement dit suivre les échanges, avec les clients est une autre dimension de la relation client. Et ceci, toutes les entreprises en ont besoin. Il faut qu’elle trouve une solution adaptée à leur taille et à leur cycle de vente. Pouvoir reprendre tout ce qu’il s’est passé avec un client au cours d’une vente est impératif, ne serait-ce que pour mieux la continuer.

 

En quoi ta solution est différente de toutes celles qui sont déjà présentes sur le marché (et il y en a beaucoup) ?

Il n’y a pas de solutions comparables en France. Les entreprises sont globalement orientées vers des solutions de CRM plus grosses et plus complètes. Mais pour une petite entreprise, c’est souvent trop compliqué ou trop démesuré par rapport à leurs besoins.

MAX SimpleCrm est différent des autres solutions par sa philosophie. L’application fait uniquement deux choses, mais le fait très bien : la gestion de contacts et le suivi des ventes. On a voulu arriver à une application simple, intuitive, efficace et qui rend productif.

Par exemple, le suivi des échanges se fait sous forme de notes que l’on écrit au gré des rencontres ou des appels. Il n’y a rien de contraignant, c’est juste du texte que l’on tape librement. Le fait de devoir mettre des mots sur un échange et de le résumer en deux ou trois phrases apporte un vrai recul sur ce qu’il s’est passé. Et cela rend vraiment efficace, surtout quand on reprend plus tard l’historique du client.

 

Pourquoi as-tu voulu faire un logiciel simple ?

Jusqu’alors, je faisais des logiciels sur-mesure basés sur une technologie de génération de code que j’ai développé. C’était compliqué et j’ai voulu revenir vers quelque chose de simple.

Car faire simple apporte beaucoup d’avantages. On va enfoncer des portes ouvertes : un logiciel simple, c’est simple à développer. C’est donc aussi simple à maintenir : il y a potentiellement moins de bugs et les mises à jour sont plus simples. Du côté de l’utilisateur, c’est simple à utiliser, donc c’est simple à apprendre et à se former.

Mais je n’ai pas dit que c’était facile ! Il y a des parties qui ont été faites, refaites, encore et encore, jusqu’à ce que le résultat convienne, tant au niveau de l’interface qu’au niveau du code derrière.

La simplicité semble être un état d’esprit. Comment pouvons-nous le cultiver ?

Cela se cultive tous les jours ! Il ne faut rien tenir pour acquis et sans cesse mettre les choses en perspective. Il faut décider en fonction du reste et ne pas laisser le reste décider pour nous.

Quand il y a un choix à faire, je fais le plus simple, celui qui donnera le plus simplement et le plus rapidement le résultat attendu. J’évite d’envisager d’hypothétiques contraintes futures. Quand elles se présenteront plus tard, on aura plus d’expérience et de données pour y faire face.

Aussi il ne faut pas hésiter à tirer un trait, à refaire. Quelque chose de compliqué peut créer une dette technique que l’on aura à traîner.

L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle te semble-t-il facile à gérer ?

Quand on se lance dans une aventure entrepreneuriale, la vie professionnelle se confond presque avec la vie personnelle. On peut difficilement isoler l’une de l’autre. On a toujours une partie de soi qui pense au boulot. Ce qui le plus difficile à gérer, c’est le fait que son entourage ne pense pas forcément comme ça et ne comprend pas qu’on se déconnecte que difficilement.

Mais, il y a aussi des avantages : ce n’est pas parce qu’on a toujours le boulot dans un coin de la tête que l’on n’arrive pas à se libérer du temps « à la demande », au contraire. Par exemple pouvoir se prendre quelques jours, même en milieu de semaine, quand il y a des problèmes dans la famille ou quand une amie que l’on ne voit pas si souvent revient en ville !

As-tu un conseil à partager avec nous avant de nous quitter ?

Lancez votre projet et cherchez des clients le plus tôt possible. Trouver des clients, c’est le plus dur. Alors avant même de créer votre structure et de créer votre produit, cherchez vos premiers clients. Cela vous permettra de tester votre idée sur le vrai et seul public qui compte, et de vous adapter. Et pour les premiers clients convaincus, il n’y aura aucun problème à devoir attendre un peu pour finalement avoir votre produit. Ils aimeront se sentir impliqués dans votre projet, et n’oubliez pas qu’ils sont passés par là eux aussi ! Quant à la création de la société, faites-là le plus tard possible, uniquement lorsqu’il y a un vrai besoin ; les factures, ce n’est pas grave, cela peut se faire dans un second temps et les clients ne vous en voudront jamais de payer plus tard !

Et un petit dernier : rencontrez d’autres entrepreneurs, faites vous en amis, voyez les régulièrement, et suivez avec attention leurs projets. Un bon moyen d’échanger avec des personnes qui sont dans le même état d’esprit, de confronter ses idées, de trouver des solutions à ses problèmes et de rester motivé !

 

AUTEUR

Jérôme HOARAU

Fondateur de Pourquoi-Entreprendre.fr, co-fondateur de La-Semaine.com et de creapreZent.fr, coach Efficacité Professionnelle et Parler en Public. Je suis l'auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de l'efficacité professionnelle et du leadership que vous pouvez retrouver ici : Livres Efficacité Professionnelle et Leadership.

Tous les articles par : Jérôme HOARAU
Loading Facebook Comments ...
3 commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse courriel ne sera pas poubliée