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Réduire ses impôts en investissant dans des startups

2013 s’annonce être une année économiquement « compliquée ». Le chômage continue d’augmenter, tout comme le nombre d’entreprises qui déposent le bilan. Dans ce contexte, deux enjeux émergent :
– le financement des startups
– l’optimisation de sa fiscalité personnelle

D’un côté, les banques sont plus frileuses à prendre des risques et soutenir les initiatives innovantes des nouvelles entreprises. Il est donc plus difficile d’obtenir des prêts. L’argent se fait de plus en plus rare.
De l’autre côté, vous avez une augmentation des charges et des impôts qui pèsent de plus en plus lourd sur le porte feuille. Mais est-ce que cette situation est une fatalité ? Existe-il des solutions pour répondre à ces deux grands enjeux ?

Investir dans une startup

Pourquoi investir dans une jeune entreprise innovante ? Parce que cela répond aux deux enjeux que nous avons listés précédemment :
– soutenir l’activité économique en injectant des fonds dans des entreprises qui en ont besoin pour se développer
– et en plus réduire ses impôts

Oui, il est possible de faire baisser son isf 2013  ou son impôt sur le revenu grâce à la défiscalisation.  Investir dans une startup vous permet de défiscaliser ce montant jusqu’à 9000 € de votre impôt sur le revenu et 45 000€ sur votre ISF en 2013.

Mais est-il possible d’investir à partir d’un faible montant ?

Il est possible de devenir actionnaire d’une entreprise même à partir de 1000 euros. C’est ce que propose Anaxago grâce au système de  financement participatif  (ou autre appelé dans le jargon «  crowdfunding  »). Vous n’avez plus besoin d’investir des dizaines de milliers d’euros maintenant, ce qui rend plus accessible l’investissement et les opportunités de devenir actionnaire.

Ce système de financement devient très en vogue en France depuis plusieurs mois, et permet ainsi de créer du lien entre les particuliers et les entreprises. Voici une infographie qui vous expose de manière visuelle cette tendance.

Comment développer sa startup à l’international : portrait de Thomas BORDIER d’Exapro

Développer son activité à l’étranger : voici un challenge intéressant à relever pour une startup, surtout lorsqu’elle est sur Internet. Mais comment faire pour la traduction ? C’est ce challenge précis qu’a du relever Thomas BORDIER avec l’entreprise Exapro.

Exapro est une place de marché qui met en relation acheteurs et vendeurs de machines industrielles d’occasion. Spécialiste de machines outils d’occasion, Exapro s’est installée en République Tchèque à Prague dès 2005. Son Directeur Europe Thomas Bordier partage avec nous son expérience d’entrepreneuriat à l’étranger, via une activité web.

Pourquoi et comment votre entreprise est-elle née ?

Alors qu’Internet connaissait son premier redressement et que la bulle des .com éclatait, un groupe de cadres de grosses entreprises industrielles ont identifié un potentiel de synergies entre le secteur très concret qu’est le monde des machines industrielles d’occasion et les possibilités de visibilité qu’offrait le Web. C’est ainsi que la place de marché Exapro est née, mettant en relation vendeurs d’équipements d’usine et acheteurs voulant acquérir du matériel de production à bon prix. Malheureusement et comme beaucoup d’autres cas sur Internet à cette époque là, aucun modèle économique éprouvé ne pouvait être appliqué pour garantir un succès financier. Après des centaines de milliers d’euros investis, les fondateurs n’atteignirent pas le point d’équilibre et furent forcés de jeter l’éponge. Cette même éponge fut alors reprise par certains des investisseurs minoritaires et moi-même qui croyions encore au concept d’intermédiation en négoce de machines, propulsé par le Web. Il fallait toutefois revoir les attentes à la baisse et reprendre humblement le développement en confirmant chaque étape commerciale et en acquérant une véritable expertise pour soutenir une croissance solide sur le long terme.

Quel est le plus gros challenge auquel vous avez du faire face ?

Mis à part un début difficile avec pour objectif de prouver que le modèle économique existait vraiment, il fallait donc maintenant le transformer en véritable succès entrepreneurial. Ainsi, le portail se devait de sortir de son cocon franco-français et adopter des ambitions internationales : européennes dans un premier temps, américaines ensuite. C’est ce passage d’une mentalité uniquement française intégrant une partie export à une PME multinationale avec une dizaine de langues et nationalités différentes, dont la langue commune est l’anglais, qui s’avéra être un véritable défi.

Quelle a été votre première réaction face à ce défi ?

Je crois qu’il est difficile de parler de première réaction, il s’agissait plutôt de conviction sur le chemin à emprunter, à long terme, sans certitude que le chiffre d’affaires puisse soutenir cette ambition. Tous les obstacles à surmonter paraissaient difficiles à démêler et les choix souvent trop nombreux pour être tous abordés avec sérénité. C’est le sentiment de se tenir au pied d’une montagne armé d’une petite pelle en plastique et de ne pas savoir par où commencer creuser.

Comment avez-vous fait pour analyser la situation avant d’y faire face ?

J’aimerais vous dire que nous avons effectué d’importantes études marketing, que le tout a été confirmé par un grand groupe conseil mais malheureusement, c’est encore une fois l’intuition, supportée par des ressources limitées, qui ont primé. La première idée d’internationalisation provient de l’étude des visites du site et des ventes réalisées jusqu’alors. La deuxième découlant de la première, est née du besoin de faire croître la société avec une équipe multilingue et donc de se placer centralement en Europe. Notre choix s’est rapidement porté sur Prague en République Tchèque.

Quelles décisions avez-vous prises pour mettre en exécution des actions concrètes ?

Seul employé d’Exapro à l’époque, je me suis facilement expatrié dans la capitale tchèque. Il a fallu ensuite poursuivre les ventes et structurer la filiale en parallèle pour accueillir les premiers employés : une étudiante tchèque et un Agent franco-colombien pour développer les marchés tchèque et espagnol. En raison du peu de moyens, nous avons ensuite beaucoup collaboré avec des stagiaires en Langues Etrangères Appliquées afin de développer de nouvelles langues. Ceux qui confirmaient rapidement leur capacité sur leur marché se voyaient offrir un poste en CDI. Gérer de jeunes diplômés et les motiver à créer leur propre emploi a parfois été difficile mais a donné naissance à de véritables professions. Notre Directeur Commercial en est la preuve puisqu’il est passé par tous les types de contrat et devenu maintenant le principal Cadre de l’entreprise. Progressivement, notre portail de machines d’occasion s’est vu étoffé de nouvelles langues (9 à ce jour), de nouveaux secteurs industriels (machines agroalimentaires, plastique, imprimerie, conditionnement), les postes de stagiaires ont été remplacés par des CDI et la plupart des marchés connaissent aujourd’hui une croissance soutenue.

Quelle méthode avez-vous utilisée ?

Je pense qu’une approche de développement prudent appliquée avec persévérance fonctionne particulièrement bien dans les startups. Il n’y a que très peu de raccourcis en affaires et bien qu’Internet offre des possibilités infinies, toutes ne riment pas avec succès en affaires. C’est particulièrement vrai avec le monde industriel dont les habitudes évoluent progressivement, à un rythme moins chaotique que celui d’Internet.

Qu’avez-vous retenu de cette situation aujourd’hui ?

La leçon que je retiens de l’aventure Exapro, c’est le fait qu’en affaires, il faut confirmer ses intuitions avec un maximum de sources recoupées, utiliser des moyens financièrement limités pour en tester le potentiel réel mais une fois décidé, de persévérer jusqu’à obtenir une conclusion significative.

Dis-moi tes défauts, je te dirai ceux de ta start-up !

Cet article est proposé par Gilles Grosjean, Partner et co-fondateur d’Abbie&Rose

Comme tout jeune créateur d’entreprise, quand j’ai décidé de cofonder Abbie&Rose, j’étais remonté à bloc – rien n’allait me résister – pas même ce à quoi je n’avais jusqu’alors jamais été très bon… Mais bien sûr, c’est mon entreprise après tout, je vais donc tout faire pour y arriver, non ?

Certes, je suis sans doute plus enclin à faire certains efforts, mais il faut rester prudent et ne pas verser dans le doux rêve et la magie pure : si tu n’as jamais été un bon commercial, le fait de vendre ton propre produit ne fera pas de toi un as de la vente,  si tu n’as jamais été bon en gestion administrative, tu ne vas pas devenir du jour au lendemain un as en la matière !

La plupart du temps, quand on crée sa propre entreprise, il faut faire des choix (pas toujours parfaitement conscients) de la manière dont on va allouer son temps parce qu’en réalité, il y a toujours (je dis bien toujours) quelque chose à faire… Du coup, il y a de fortes chances (je dirais à 99,99%) que le « choix » se porte sur ce qu’on préfère – qui correspond souvent à ce qu’on fait le mieux ! Tiens encore une surprise…

Du coup, au détriment du reste, un bon commercial va souvent se concentrer sur le développement des ventes, un PR manager se focaliser plus sur le développement de la notoriété, un technicien sur l’amélioration de son produit, un administratif sur la gestion interne et un paresseux, ben, eeuh, il ne fera pas grand chose en attendant que son entreprise se développe (il y a bien plus d’entrepreneurs paresseux qu’on ne le pense, sérieusement)…

Mais attention, tout ceci ne veut pas dire qu’il soit impossible de développer une entreprise seul évidemment, il faut juste pouvoir allouer son temps de manière raisonnable et éventuellement trouver des solutions pour outsourcer ce qu’on ne fait vraiment pas bien. Le tout nécessite bien sûr de relativement bien se connaître – et surtout de ne pas se mentir !

Du coup, si tu me dis tes défauts, je pourrai certainement te dire ceux de ta start-up… Mais rassurons nous, dès que la société a suffisamment grandi, engager est l’opportunité à ne pas manquer de redresser le tir et de se renforcer là où c’est nécessaire.

Sans réelle surprise donc, on peut dire qu’une start-up ressemble à son ou ses fondateurs… au moment de rédiger un business plan, c’est donc évidemment un élément à bien prendre en compte (et pourtant bien souvent omis).


Mulhouse, Terre des Nouveaux Possibles : festival de l’entrepreneuriat

Festival dédié à l’entrepreneuriat, Mulhouse, Terre des Nouveaux Possibles lance sa seconde édition du 17 au 25 novembre prochain. 8 jours et une nuit pour développer une dynamique collective, pousser les initiatives, et donner envie d’oser pour créer de nouvelles richesses sur le territoire.

Une semaine de festival pour entrepreneurs

Mulhouse accueille pour la seconde année consécutive le festival Mulhouse, Terre des Nouveaux Possibles. Une semaine d’évènements, du 17 au 25 novembre, autour de l’entrepreneuriat, de l’innovation, du partage et de l’expérience. Initié par la CCI Sud Alsace Mulhouse et des partenaires locaux, Mulhouse, Terre des Nouveaux Possibles a pour vocation de développer l’entrepreneuriat au sens le plus large du terme.

 

Evènement unique en France, ce festival espère rassembler près de 3 000 personnes pour cette édition 2012. Pour ce faire les organisateurs misent sur des évènements de renommée internationale – TEDx -, nationale – Strat’Up Week End – mais aussi sur des concepts inédits, taillés spécifiquement pour les entrepreneurs, intrapreneurs, entrepreneurs potentiel et porteurs de projets.

 

TEDx Alsace, de là nait l’inspiration

Evènement unique depuis 25 ans TED est une conférence internationalement connue. Sa mission : propulser de grandes idées. L’éventail de thématiques y est large – science, art, enjeux mondiaux,… – et  les intervenants prestigieux : Bill Clinton, Bono, Peter Gabriel, Al Gore, Michelle Obama, Bill Gates, etc.

Déclinaison indépendante et locale des conférences TED, TEDx Alsace en est déjà à sa 3ème édition. Après Visions du futur en 2010 et From Idea To Momentum en 2011, TEDx Alsace 2012 réuni 12 intervenants (speakers) sur le thème : La puissance créatrice des émotions.

En 18 minutes, les speakers transmettront leur regard à travers leurs propres expériences et histoires. Experts, professionnels et chercheurs reconnus dans leurs domaines, les speakers viennent de tous les horizons.

TEDx Alsace est un véritable show dans lequel l’inspiration naît de l’aventure humaine. Une expérience dont personne ne sort indemne !

 

Oser avec les bulles à projet

Oser en toute transparence, tel pourrait être l’idée des bulles à projets. Installées en plein cœur du centre ville, deux bulles accueilleront des porteurs de projets selon deux axes.

Dans la première bulle, une commission, composée de chefs d’entreprises et de financeurs auditionneront pendant 15 minutes des porteurs de projets : retours critiques, conseils, mise en réseau et éventuellement aide financière. Les projets peuvent être à vocation commercial, culturel, artistique ou sportif.

La seconde bulle sera quant à elle dédiée à des industriels et entreprises de services mettant leur savoir-faire, produit et/ou technologie à la disposition d’un groupe de créativité. L’objectif est d’en détourner la fonction initiale et de trouver de nouveaux applicatifs. Les équipes de créativité sont construites sur-mesure et peuvent réunir chercheurs, scientifiques, artistes, experts, étudiants,…

 

Start’Up Week End, deux jours pour créer

Idéal pour les porteurs de projets endurants, Start’Up Week End offre la possibilité de monter une start’up en 54 heures avec une équipe créée de toute pièce. Le vendredi soir, les porteurs exposent leur idée/projet. Les équipes se composent par affinité aux projets retenus et c’est parti jusqu’au dimanche après-midi.

Les équipes développent leur projet dans son intégralité, aussi bien technique que commercial. Des mentors et des intervenants apportent leur soutien. A la fin du week end, les projets seront présentés devant un jury composé de professionnels. Les trois meilleures équipes gagneront des prix et une visibilité pour leur jeune projet innovant.

 

Innovation Day, de l’idée à la réalisation

L’Innovation Day pousse au-delà de la réflexion, incite à l’action. Une autre manière de créer, de coopérer, de travailler avec l’intelligence collective…

Une session de travail pour passer de l’idée au prototypage. Après un brainstorming autour d’idées innovantes, les équipes créent les 1ers prototypes. Imprimante 3D, machines, outils, matériaux, tout est mis à disposition des équipes pour leur offrir la possibilité d’aller au bout de leur projet.

 

ChapOprojet, un début de financement

ChapOprojet c’est une soirée, des porteurs de projets, des accompagnateurs et un chapeau ! Après avoir exposé en plénière leur idée/projet, quel qu’en soit le stade de maturité, les porteurs forment des groupes de réflexion avec des accompagnateurs convaincus.

Les groupes ont pour but d’enrichir le projet, de déceler les besoins du porteur, notamment en matière de financement. Le chapeau passe, chacun est libre d’y faire un don. Les travaux de groupe sont présentés à l’ensemble des participants qui votent pour la meilleure idée. Celle-ci remporte le contenu du chapeau.

 

Tour d’horizon avec le New Business Tour

Parcours de découvertes d’entreprises innovantes, New Business Tour embarque à bord d’un School Bus 50 visiteurs. Chefs d’entreprise et décideurs de tous secteurs découvriront d’autres business model, organisations et technologies. Une véritable initiation à l’entreprise ouverte et à la conduite du changement de certains métiers et marchés.

 

Découvrez l’intégralité du programme Mulhouse, Terre des Nouveaux Possibles ou dans le flipping book ci-dessous :

http://issuu.com/jcfreund/docs/tdnp_presse_dossier/1


 


Interview de Maxime Giraux de Connecting Startups

Bonjour Maxime et merci d’avoir accepté cette interview sur « Pourquoi Entreprendre ». Tu as lancé Connecting Startups, un portail pour les créateurs d’entreprises.

Pourquoi t’être lancé dans l’aventure entrepreneuriale ?

Après avoir commencé à travailler quelques années comme consultant, je me suis posé la question de savoir si ce boulot me plaisait vraiment. Quand on se pose cette question c’est généralement que la réponse est négative. Et c’était mon cas. J’ai donc fait le point sur le cap à donner à ma vie professionnelle.

Depuis longtemps, sans doute aussi loin que je m’en souvienne, je voulais diriger l’entreprise dans laquelle je travaillerais, sans vouloir pour autant au départ créer la mienne. Je suis donc revenu sur cette idée et cumulée à un second élément important : travailler sur un sujet qui nous passionne, j’en ai conclu que la meilleure des choses était de monter ma boîte.

L’idée n’était pas encore tout à fait là alors j’ai commencé par faire un Master en entrepreneuriat à l’ESCP Europe. J’avais le pied à l’étrier, le séminaire dans la Silicon Valley à la rencontre des géants du net et des startups stars a achevé mes doutes et a fait naître les bases de Connecting Startups.

Dis-nous en plus sur Connecting Startups ?

Connecting Startups est un portail internet, dédié aux entrepreneurs, leur proposant une plateforme unique où accéder aux informations entrepreneuriales de manière simple, rapide et efficace : revues de presse web quotidiennes, calendrier d’événements entrepreneuriaux, annuaire social de recommandation de prestataires de services.

Notre agenda est là pour rassembler un maximum d’événements liés à l’écosystème startup. Mais surtout de les présenter dans un calendrier ergonomique, qui reste lisible lorsque l’actualité est dense et qui donne la possibilité de trouver rapidement les événements qui vous intéressent.

Enfin Connecting Startups c’est bientôt un annuaire social de recommandation de prestataires où les entrepreneurs pourront déposer et consulter des avis laissés sur les prestataires avec lesquels ils ont travaillé. Le but est de permettre aux suivants de capitaliser sur l’expérience des précédents, pour ne pas se tromper et travailler avec des gens de confiance.

 

Dans la multitude de sites sur la création et la gestion d’entreprises, comment allez-vous faire la différence, sortir du lot ?

Chez Connecting startups nous pensons qu’il est capital pour un entrepreneur de ne pas perdre de temps et de disposer de la bonne information rapidement.

Il existe de nombreux sites et blogs produisant et proposant des articles sur la création d’entreprise et les startups. Et certains font de très bonnes choses. Mais, ils sont nombreux, très nombreux et il devient très chronophage pour un startuper de tous les consulter et de faire le tri parmi tous ces articles pour savoir ceux qui méritent le plus d’être lus.

Connecting Startups, c’est avant tout un agrégateur de contenus. Chaque jour, nous consultons de nombreux sites francophones et anglo-saxons pour fournir un « digest » quotidien des meilleures publications web sur l’entrepreneuriat et les startups. Nous relayons ensuite les meilleures informations sur notre site et sur les réseaux sociaux.

 

Quelles étapes de développement as-tu identifiées pour ton entreprise ?

A mon avis, cela commence par ce que j’appellerais les préparatifs : c’est le moment vrai unique et passionnant où tout bouillonne dans la tête de l’entrepreneur, où tout est encore possible et où l’on définit pour la première fois les bases de sa future entreprise : l’idée, le business model, le Business Plan, les éléments préparatoires aux travaux de mise en œuvre du produit (pour moi, de développement de notre site).

Arrive ensuite l’étape de l’immatriculation : c’est une étape fastidieuse car en soi beaucoup moins passionnante que la première et que celles qui suivent. Néanmoins, pour tout entrepreneur qui souhaite assumer les responsabilités de CEO, il est important de mener cette étape pleinement car de nombreux éléments liés à la gestion future de la société en découlent. ATTENTION : cette étape peut arriver plus tard si l’on possède, au sein de la société, les ressources nécessaires pour réaliser l’étape suivante sans aide extérieure.

Pour moi la troisième étape est la réalisation : c’est ici que l’on met les mains dans le cambouis, que l’on passe les premières nuits blanches à assembler les briques de ce qui sera son produit, son offre. Souvent, on comprendra ici le développement de son site, logiciel, service, mais ça comprend également, à mon sens, mettre en place les éléments qui le supportent comme des partenariats stratégiques par exemple.

Enfin, la commercialisation ou comment tester son business model. Ici, l’unique but est de savoir si le produit plait, si l’offre et le modèle économique prennent et si on réussit à faire d’une idée un service ou un produit qui se vend suffisamment bien et qui rende heureux son client.

Et puis souvent, on repart à certains éléments de la première étape car on tombe rarement du premier coup sur le bon mélange des ingrédients… La boucle est bouclée et c’est reparti pour une nouvelle itération avec son entreprise ou peut-être avec une nouvelle.

Qu’est ce qu’entreprendre pour toi ?

C’est savoir prendre des risques. Mais également savoir les calculer pour les minimiser. C’est se donner la possibilité de travailler pour soi et à sa manière. C’est la satisfaction de pouvoir faire changer les choses dans une certaine mesure. En fait, je crois que c’est là ma première vision, celle que les entrepreneurs ont et partagent avant même de se lancer.

Après avoir entamé l’aventure, je pense que ma vision se complète. Entreprendre, c’est aussi plus large. C’est rencontrer des entrepreneurs aussi passionnés que soi. Certains deviendront peut-être de bons amis ou de futurs associés. Je crois que beaucoup de gens ignorent à quel point l’écosystème entrepreneurial est soudé. Il n’est pas vraiment difficile de trouver un autre startuper prêt à donner un coup de main quel que soit le sujet. C’est d’ailleurs sur ce principe que se positionne notre annuaire. Moi le premier, je recommande fréquemment les prestataires de qualité avec lesquels j’ai travaillé.

Quelles aptitudes sont utiles pour entreprendre selon toi ?

La première des choses, c’est d’avoir les reins solides. D’une part, car la vie d’entrepreneur est loin d’être rose mais aussi car il faut pouvoir survivre jusqu’au jour où l’entreprise produira le fruit de son travail et permettra de se rémunérer. Ce qui n’est pas une mince affaire. Ici, être bien entouré et être soutenu par sa famille et ses amis aident pas mal.

La deuxième chose est sans doute de ne pas s’autolimiter, il est important de garder les yeux grands ouverts afin de bien percevoir ce qui nous entoure mais aussi de ne pas avoir de complexe à voir grand.

Une autre chose importante est d’être ouvert aussi bien à l’aide que l’on peut nous apporter, aux occasions qui s’offrent à nous sans prévenir et qu’il faut savoir saisir, mais également aux critiques car elles peuvent éviter d’aller droit dans le mur.

Enfin, je crois qu’un entrepreneur doit être flexible car on dispose rarement d’une situation idéale. Il faut savoir évoluer pour faire avec les ressources dont on dispose (et qui sont rarement suffisantes), s’adapter aux besoins des clients et rester réactif.

Un conseil à partager pour nous aider dans notre aventure entrepreneuriale ?

Je ne vais pas faire dans l’original mais j’aimerais rappeler aux startupers combien il est important pour chacun de partager son expérience et son projet avec un maximum de personnes. Rester planquer dans son coin n’amène rien de bon alors que s’ouvrir aux conseils et aux critiques des autres permet souvent d’éviter certaines erreurs, de faire une rencontre clé ou simplement de galvaniser les troupes. C’est d’ailleurs avec cette idée en tête que nous proposerons notre annuaire. Que les startupers y partagent leurs expériences sur les prestataires avec lesquels ils ont travaillé. Bonnes ou mauvaises, ce n’est pas l’important. Le but est de permettre aux suivants de capitaliser sur l’expérience des précédents, pour ne pas se tromper et travailler avec des gens de confiance.

Connecting Startups est fait pour les entrepreneurs de tous horizons. Qu’ils s’approprient notre plateforme et qu’ils y contribuent en proposant leurs retours dans l’annuaire mais également en nous soumettant des propositions d’articles ou d’événements que nous n’aurions pas vues. Nous sommes loin d’être infaillibles mais avec leur participation Connecting Startups deviendra peut être le point d’entrée vers l’information entrepreneuriale.

 

 

Article proposé par le blog entrepreneuriat Pourquoi Entreprendre : plus que créer son entreprise, un état d’esprit