Miara-Mita, une association pour le développement rural à Madagascar

image1 - Miara-Mita

Cet article sur mon voyage à Madagascar arrive un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais. Comme précisé dans cet article, j’ai eu la chance de côtoyer André RAKOTORAHALAHY, musicien de renom à Madagascar et fondateur de l’association Miara-Mita. Il s’agit ici d’un véritable entrepreneur social.
Voici comment nous pouvons traduire Miara-Mita : miaraka= ensemble; MITA= TRAVERSER, VAINCRE. Miara-Mitra, c’est vaincre ensemble la pauvreté. Cette association a pour but de faire toute action en faveur du développement social dans le village de Bekisoa (à l’ouest de Betafo). Ils ont pu ainsi construire un pont et une école dans le village, et aussi obtenir des fournitures scolaires pour la centaine d’élèves scolarisés. Voici quelques photos illustrant la construction du pont, première action symbolique de l’association. Pont symbolisant d’ailleurs la traversée des épreuves, ensemble, pour développer la communauté.

Miara-Mitra a été fondée par André RAKOTORAHALAHY (président de l’association), quelques villageois et d’autres sympathisants français. L’association est financée par l’organisation de concerts de musiques variées (traditionnelles, classiques ou modernes) suivants les circonstances et les les lieux. L’organisation de fêtes traditionnelles aux villages aide également à financer et réaliser les grands travaux. Voici un extrait d’une musique traditionnelle malgache réalisée par le président de Miara-Mita.
Musique Malagasy – André RAKOTORAHALAHY

Les bénéficiaires directs ou indirects des actions de l’association sont le village de Bekisoa et les alentours, où l’école sert de lieu de consultation médicale par un médecin ambulant une fois par semaine. Il s’agit de bien plus qu’une école, il s’agit d’un vrai centre de solidarité et d’aide.
Voici comment l’idée lui est venue de faire cette association :
« En 1971 où j’ ai passé mon brevet, j’étais le seul candidat sur 30 villages aux alentours. En 1975 où j’ai passé le Bac, j’étais le seul bachelier de la région, soit sur plus de 25 km aux alentours. Les gens sont si pauvres et analphabètes.
Un peu de chiffres (2010) pour illustrer mes propos :
Le salaire journalier d’un paysan est d’environs 1 500 ar (0,5 euro)
Le kilo de riz coûte actuellement: 1 000 ar (0,33 euro), alors que c’est presque la seule source de revenu… » Il fallait donc faire quelque chose pour les aider, pour traverser et vaincre ensemble la pauvreté. Il commença par la construction du pont, afin de construire les bases de son projet de vaincre la pauvreté ensemble. Ensuite, il fit construire l’école afin de réduire les problèmes analphabétisme et d’augmenter le niveau d’éducation des enfants du village.Cet entrepreneur n’en restera pas là. En effet, André souhaite diversifier les activités de son association afin d’aider les entrepreneurs ruraux à développer leur activité, et donc d’améliorer leur niveau de vie. Je prépare un prochain article sur ce sujet qui me tient beaucoup à cœur, car en plus d’aider la population, ce futur projet permettra de stimuler l’entrepreneuriat dans cette région.
Couplé à la construction du pond qui permet d’améliorer les échanges et l’école améliorant l’éducation et la formation des jeunes, ce futur projet permettra de créer un cercle vertueux de développement dans le village. En espérant que les actions de Miara-Mitra feront écho et que d’autres suivront ce modèle.
Il vous est possible de les aider à remplir leurs objectifs. Vous pouvez contacter le fondateur pour de plus amples renseignements.

AUTEUR

Jérôme HOARAU

Fondateur de Pourquoi-Entreprendre.fr, co-fondateur de La-Semaine.com et de creapreZent.fr, coach Efficacité Professionnelle et Parler en Public. Je suis l'auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de l'efficacité professionnelle et du leadership que vous pouvez retrouver ici : Livres Efficacité Professionnelle et Leadership.

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