Touff-e-Book, première maison d’édition d’e-books gratuits.

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Fini le rat de bibliothèque aux cheveux luisants collés au visage tel une serpillère collée au carrelage ! Le geek avide de savoir moderne s’est refait un look grâce à Touff-e-Book Jeune maison d’édition de livres numériques, elle offre la possibilité à tout auteur potentiel de publier son ouvrage, gratuitement. Une idée détonante à l’heure du « cloud reading » et de l’essor des tablettes et autres liseuses numériques. Karim, monsieur Touff-e-book en personne, nous explique tout. Bonne lecture !

Je m’attendais à rencontrer une touffe capillaire, un jeune homme cool et littéraire. Je n’ai pas été déçue ! Ainsi, afin de lever le voile sur ce suspense superficiel quoique intéressant d’un point du vue marketing, Karim ressemble bel et bien à l’avatar du site internet de sa marque. Tel un personnage de BD qui sort de sa vignette ! Quand bien même il m’avoue, timidement, que tout cela n’a été que concours de circonstances, moi j’adhère déjà.

Touff-e-Book : né d’un besoin par un étudiant… qui devient entrepreneur !

En 2008 Karim fait des études de géologie et d’astronomie dans l’espoir de décrocher la lune. Mais son rayon de soleil sera finalement le droit où il entreprend une licence puis un master. C’est un jeune homme soigné, cultivé et mature. Il adore lire. Beaucoup. Trop pour pouvoir transporter sa bibliothèque avec lui en vacances, trop pour pouvoir partager facilement avec ses amis. Il aime les jeux de rôles, les BDs, les ouvrages en plusieurs volumes mais sa bourse d’étudiant ne lui permet pas de satisfaire sa soif de lecture. Il surfe sur le net et découvre le triste réseau de piratage de livres en tout genre. Dès lors, il comprend. Le livre est en train de subir le sort des CD et des DVD, il faut une solution !

Ce n’est qu’en avril 2012 qu’il concrétise son idée, après mûres réflexions, démarches, calculs et lectures personnelles. Ses connaissances notamment dans les domaines du droit et de la finance l’aident à pousser les portes de l’aventure, non sans obstacles… Il est épaulé aujourd’hui dans cette aventure par une associée, Aurélie Coutel, rencontrée sur les bancs de la fac.

Touff-e-Book : plateforme socio-littéraire à portée de tous

Karim, pourrais-tu nous expliquer comment cela fonctionne concrètement ?

« Des auteurs potentiels nous transmettent leurs écrits. Après lecture de l’ouvrage par notre comité de lecture, nous prenons une décision collégiale. Si l’ouvrage est retenu, sa forme finale se peaufine pour être ensuite confiée à un studio qui génère le travail sous le format EPub, lequel nécessite un codage spécial mais permet une lecture adaptée à l’écran de l’utilisateur. Une fois l’ouvrage prêt, il repasse au contrôle qualité de Touff-e-Book puis il est mis à disposition gratuitement sur une plateforme qui sera disponible dès septembre 2012. L’accès à cette banque de savoir se fera en 3 clics maximum. Pas d’inscription préalable, ni d’obligations quelconques, il s’agira d’une interface de téléchargement simple et interactive. Un forum permettra à nos «lectonautes » de partager à chaud leurs réactions, d’échanger leurs points de vues et de réécrire les histoires. »

Quel est le secret de la gratuité de ce service ?

« La publicité et les sponsors. Comme pour les journaux papiers gratuits distribués en ville, nos livres numériques seront financés par de la publicité légèresous forme de bandeau latéral lors de la phase de téléchargement. Puis, une fois téléchargé, l’e-book sera dépourvu de celle-ci et consultable à vie par son lecteur. »

Quels sont vos objectifs ?

« Avant tout, nous voulons créer cette plateforme pour le partage, mais également pour lutter contre le piratage. Nous aspirons aussi à devenir éco-responsable avec un site 0 pollution. »

Quel public visez-vous avec cette nouvelle forme de lecture virtuelle et gratuite ?

« Des études statistiques montrent que les femmes entre 25 et 35 ans ainsi que les jeunes cadres dynamiques sont les plus intéressés par la lecture virtuelle. Toutefois, au vu de la diversité des œuvres que nous souhaitons proposer et de la gratuité du service, nous visons un public très large. »

Quel type de livre allez-vous proposer ?

« On cantonne trop souvent l’e-book au roman, mais il peut s’agir de tout genre littéraire, j’ai récemment évalué une pièce de théâtre par exemple. Nous avons aussi des carnets de voyage, des intrigues policières, de la science fiction ou autre. Notre avenir va se tourner également vers la bande dessinée, la vidéo, le roman photo. Notre premier auteur fut une véritable première victoire pour nous. Antonin Atger, auteur du blog Amanalat, avait déjà reçu des prix lors de ses débuts dans l’écriture, aujourd’hui c’est un écrivain amateur talentueux très prolifique ! »

Touff-e-Book : au cœur du numérique.

Le livre est parfois considéré comme une expérience sensorielle On peut le sentir, le toucher, le contempler, le feuilleter, s’endormir avec, y laisser des larmes, des tâches de café ou des miettes de biscuits. On y fait des annotations, des ratures, on y cache un marque page sentimental, un billet étranger, une feuille séchée, du sable des dernières vacances, un mot d’amour.. Le livre est un compagnon de chaque instant de lecture, il vit avec son possesseur, c’est une expérience sensuelle au fond…Qu’en penses-tu ?

« Ah ! Ah ! Oui je vois où tu veux en venir, j’aime beaucoup le romantisme dans tout ça mais le livre c’est aussi nos mains moites qui maintiennent l’ouvrage, dont l’encre noire se fond sous nos doigts humides, c’est la tasse entière de café sur un livre prêté par un amis, une corne qui empêche le livre de bien se refermer, une tâche qui te vaut une amende à la bibliothèque municipale, c’est la page qu’on a perdue et qu’on ne retrouve plus. »

Quels supports numériques visez-vous et pourquoi avoir choisi le numérique ?

« Les supports principaux sont la tablette et la liseuse. Principales différences : leur conception et  leur prix. La première possède un écran type celui de l’ordinateur, quant à la liseuse, elle ne fatigue pas les yeux, mais elle est monochrome et ne peut lire de vidéo. »

« Dans un avenir proche et lointain, comme cela l’a été pour la musique et les films, nous devrons passer par le numérique. Il est encore tant de prendre les devants contre le piratage et d’inventer une nouvelle forme de partage. Il faut recréer la lecture. Contrairement à ce que beaucoup de libraires pensent, ce n’est pas le numérique qui doit s’adapter aux livres mais les livres qui doivent se recréer et s’adapter au numérique. Le lecteur pourrait, par exemple, d’un clic, choisir une fin alternative à l’histoire en cours, les possibilités sont bien plus nombreuses que nous l’imaginons. Il pourrait également écouter le livre ou encore regarder une pièce de théâtre en suivant le script. Nous en sommes qu’aux balbutiements de cette technologie. Bientôt, et j’en suis convaincu, nous aurons la possibilité de proposer des livres en couleur sur liseuses ! »

De la collection de clichés de vacances sur le disque dur de l’ordinateur familial à l’impression par le virtuel, les « photos papier » sont de nouveau convoitées sous la forme de calendriers, d’albums souvenirs personnalisés, de cartes postales ou autre. Un retour au livre papier dans quelques années ?

« J’avoue que j’apprécie également l’odeur de l’objet, la relation avec celui-ci etc. c’est pourquoi nous avons imaginé un lien à partir de la plateforme vers un partenaire, prestataire d’impression d’ouvrages personnalisés . Nous possédons, dans tous les cas, que les droits numériques de nos auteurs. Je ne serais pas étonné d’un retour au livre papier si nous passions tout au numérique, c’est même certain. »

Quel futur pour le monde de l’Edition selon toi ?

« Auparavant les éditeurs donnaient des conseils, possédaient les techniques, liaient les contacts et réalisaient la diffusion. Désormais, avec le numérique, les trois derniers ont disparu et le conseil s’effectue entre les « lectonautes » sur un forum par exemple. Nous n’avons pas vocation à promouvoir la technique littéraire à court terme car nous voulons toucher le public le plus large possible. Je suis convaincu que le phénomène de l’auto édition va prendre de l’ampleur et nous ne deviendrons plus qu’un simple distributeur. »

Touff-e-Book : l’aventure entrepreneuriale

Qu’est-ce que « entreprendre » pour toi ?

« Une aventure !  Je me lance dans un voyage, c’est un besoin d’évasion. »

Un conseil à ceux qui aimeraient se lancer ?

« Bien penser son projet. Regarder la concurrence, sans en avoir peur. Croire en soi. Il faut oser. Ce n’est pas parce que les grands n’y ont pas pensé que ce n’est pas faisable. Les grands réfléchissent en termes de rentabilité, ils sont orientés affaires, nous sommes orientés lecteurs avant tout. Il faut également apprendre à déléguer et contrôler sa visibilité personnelle sur internet. »

Un mot pour résumer cette belle aventure ?

« Le plaisir »

 

Vous êtes motivé par le concept novateur de Touff-e-Book ? Vous souhaitez  sponsoriser ce projet, investir et encourager l’entrepreneuriat ? pour en savoir plus, consultez http://www.blog.touff-e-book.fr/mettre-sa-pub-dans-un-ebook/ ou contactez Touff-e-Book à contact@touff-e-book.fr
Vous êtes un auteur potentiel ? rendez-vous sur http://www.blog.touff-e-book.fr/etre-publie-en-ebook/ et publiez vos écrits !
Vous êtes un lecteur potentiel ? soyez à l’affût ! en 3 clics vous pourrez bientôt vous évader gratuitement depuis la plateforme de Touff-e-Book !  http://www.blog.touff-e-book.fr/

Keep in touff !

Clémentine

Ma formation : traductrice – interprète.
Mon credo : si volo possum (« quand on veut on peut »)
Mon activité : la curiosité du monde qui m’entoure et l’ouverture à l’autre.
Mon état d’esprit : enthousiaste

  • Clémentine

    Conclusion à cette belle initiative : c’est un triplet gagnant ! Le publicitaire accède à une visibilité des plus larges et accessibles, l’auteur reçoit un à valoir sur les retours de téléchargements futurs et le lecteur se procure un moment d’évasion facilement et gratuitement !