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Portrait d’une entrepreneure dans le domaine du vin avec Vineabox

Rebecca Mativet-George fait partie de ces femmes qui osent quitter leur emploi salarié pour vivre leur passion en entreprenant. Vineabox, une entreprise d’abonnement vin sur Internet, est la recette du parfait cocktail pour elle en mélangeant Internet, passion du vin et entrepreneuriat. Elle témoigne sur son parcours d’entrepreneure sur Pourquoi-Entreprendre.

NB : vous pouvez gagner une délicieuse Vineabox vous aussi en participant au concours décrit en fin de cet article.

DSC_0331De salariée à entrepreneure : le parcours de Rebecca Mativet-George

Bonjour Jérôme. C’est tout simple. Le contexte : ça faisait 10 ans que j’étais salariée, je venais d’avoir une petite fille et mon mari est entrepreneur depuis 5 ans. J’ai eu envie de liberté, et de changement de travail. Je travaillais avant dans l’audit et le conseil, j’avais envie de travailler enfin sur un sujet qui me passionnait !

Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer à votre compte plutôt que de chercher un nouvel emploi suite à votre licenciement ?

Ne parlons pas de licenciement mais plutôt d’un accord !
Comme je vous le disais précédemment, j’avais envie de travailler en toute liberté, et surtout sur un sujet qui me passionne enfin. C’est quand même plus agréable d’associer le travail au plaisir ! Et lorsqu’on devient parent, on commence à voir le monde différemment.
Plus envie de se prendre la tête, et de rentrer tard chez soi !
Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir un bureau à domicile, et donc ne pas perdre de temps dans les transports parisiens !

Pourquoi une entreprise spécialisée dans le vin ?

Je cherchais une idée d’entreprise qui puisse associer à la fois l’utile à l’agréable ! Je suis une grande passionnée de vin depuis… Oufff… longtemps. En fait, mon grand-père a commencé à me faire goûter de bons petits vins depuis l’âge de 17 ans. Je me suis donc intéressée au vin très vite, et c’est devenu un loisir de rencontrer les vignerons, de découvrir de nouveaux vins et de prévoir des week-end dans des régions viticoles. Je ne me considère pas experte, car je n’ai aucun diplôme dans le vin (heureusement Franck est là pour travailler avec moi ! 🙂 ) mais plutôt une grande amatrice.

Comment fonctionne Vineabox ?

Vineabox

Vous vous abonnez pour recevoir 2 bouteilles (19,99€ hors frais de port) ou 3 bouteilles (29,99€ hors frais de port) chaque mois, chez vous ou dans un point relais. Vous avez plusieurs abonnements proposés : sans engagement avec un prélèvement mensuel, 3, 6 ou 12 mois.
Vous recevez donc votre VINEABOX tous les mois, entre le 5 et le 15, les bouteilles étant accompagnées d’un dépliant expliquant les caractéristiques du vin, du domaine et des accords mets-vin.
Ensuite, tous les vins présents dans notre coffret sont disponibles dans notre boutique en ligne, avec 15% de réduction automatique pour tous les abonnés. Notre sélection des vins est minutieusement faite en collaboration avec Franck THOMAS, Meilleur sommelier 2000. Je ne mettrai jamais un vin dans ma box, que je ne pourrai moi-même proposer à des amis !

Comment vous organisez-vous pour travailler ?

Heureusement je ne suis pas toute seule! Nous sommes 5 associés. Je suis la seule à travailler sur le projet à temps plein mais nous sommes tous les 5 des amateurs de vins, et sommes tous les 5 très impliqués sur le projet. Nous faisons tous partis du comité de dégustation. En fonction des compétences de chacun, ils m’aident sur différents sujets. Par exemple, Mathieu, que vous connaissez bien, car il est le propriétaire du site Portail des PME, m’aide énormément pour le référencement naturel, et trouver de nouveaux partenariats. Moi ce que j’aime avant tout c’est le contact avec les vignerons et trouver de nouvelles petites pépites !

Quel est l’entrepreneur qui vous inspire le plus ? Pourquoi ?

Je ne peux pas passer à côté de Steeve Jobs ! Il m’a toujours fasciné. C’était un grand visionnaire, comme il y en a peu. Et oui, je fais partie de toutes ces personnes qui ont un I-phone ! 😉

Quelles sont les compétences qui vous sont les plus utiles dans votre quotidien ?

La relation clients, fournisseurs (vignerons) et partenaires. Elle est, d’après moi, très importante pour se développer, mais surtout pour le long terme. Nous devons toujours être à l’écoute de nos clients, garder de bonnes relations avec les vignerons, et développer notre réseaux de partenaires.

Avez-vous un conseil à partager avec nos lecteurs ?

Avant toute décision d’entreprendre, il faut, je pense, bien penser son projet, mais surtout bien s’entourer ! Il faut savoir en discuter avec les bonnes personnes, autour de soi, afin de ne pas écouter les mauvaises langues qui n’auront jamais le courage de se lancer dans une nouvelle aventure, et savoir écouter les conseils. C’est comme ça que nous grandissons.

Merci Rebecca pour ce beau témoignage !

 

Avez-vous envie de gagner une Vineabox ?

J’ai pu essayer à la Vineabox et j’ai été ravi ! Grâce à leur belle box, comme vous pouvez le voir sur les photos, j’ai pu découvrir trois belles bouteilles accompagnées d’un petit guide afin d’acquérir quelques notions d’oenologie.

Vineabox

L’équipe Vineabox propose généreusement aux lecteurs de Pourquoi-Entreprendre.fr de gagner une box d’une valeur de 29,99 euros. Pour tenter de la gagner, c’est très simple : il vous suffit de « twitter » en cliquant sur le lien suivant :

Je participe au concours !

Tweet: Je participe au #concours #PEvineabox organisé par @vineabox (coffret de vins) et @jero974 sur http://ctt.ec/vRDpf+

Une ou un gagnant(e) sera tiré(e) au sort le mercredi 12 mars à minuit parmi celles et ceux qui auront twitter grâce au lien ci-dessus.

Cécile Real : finaliste Cartier Women’s Initiative Awards

Endométriose… Une maladie chronique peu connue qui touche pourtant 176 millions de femmes dans le monde. Sa particularité ? Elle touche les parties génitales et son diagnostic nécessite une intervention chirurgicale. Une solution ? EndoDiag fondée par Cécile Real, finaliste de Cartier Women’s Initiative Awards.

Après mon premier article « Encourager l’esprit d’entreprise des femmes avec Cartier Women’s Initiative Awards » et l’interview de Michèle Boisdron-Celle, je vous propose de découvrir la deuxième finaliste de ce concours entrepreneuriat : Cécile Real, fondatrice de Endodiag.

Le parcours de Cécile Real

Ingénieur de formation, Cécile n’en est pas à sa première entreprise créée. Au début de sa carrière, elle a travaillé pour Cogema (devenue Areva NC aujourd’hui) qui a décidé en 1999 d’arrêter l’activité dans laquelle Cécile travaillait. Cependant, elle ne souhaitait pas abandonner de cette manière. C’est alors qu’elle s’est entourée de partenaires financiers pour racheter la branche de l’activité qui la concernait. Elle devient alors dirigeante de cette société en 1999 (elle n’a alors que 26 ans à ce moment). Elle va développer son activité grâce à une première levée de fonds en 2001, avec une construction d’une usine en 2004 pour finalement revendre l’entreprise à un groupe californien en 2005. Cette expérience avec les américains fut d’ailleurs enrichissante bien que pas très confortable…

En 2007, Cécile Real devient consultante pour des startups dans le domaine médicale.

Mais elle s’ennuie… elle a besoin d’action !

C’est ainsi qu’elle découvre une maladie dont souffre une grand partie des femmes : l’endométriose. Cette maladie ne fait pas seulement souffrir, mais elle peut provoquer une infertilité (30 à 40% des femmes touchées développent une infertilité suite à cette maladie). Pourquoi une telle maladie n’est pas plus connue et peu soignée ?

Car il s’agit de l’appareil génitale de la femme (sujet qui peut être tabou) et qui nécessite une opération chirurgicale lourde avec anesthésie générale pour effectuer le diagnostic. Il fallait faire quelque chose pour améliorer la situation !

C’est alors qu’elle se lance dans le projet Endodiag (entourée d’experts).

Voici la vidéo de son interview en anglais pour le Cartier Women’s Initiative Awards

 

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Qu’est ce que Endodiag ?

Cécile n’a pas fondé seule Edodiag. Elle est entourée de trois co-fondateurs qui participent à l’aventure entrepreneuriale à temps partiel pour certains. (un médecin chirurgien, un biologiste scientifique et un marketeur).

Ils ont pu relever 3 constats :

Premier constat : il n’existe pas de méthode chez les médecins. Il faut donc améliorer les process avec une standardisation pour diagnostiquer et traiter cette maladie

Deuxième constat : les diagnostics ne sont pas efficaces

Troisième constat : les récidives de la maladie (même une fois traitée, il existe un risque de récidive)

 

La première étape de son projet consiste alors à créer un diagnostic efficace et un process de traitement pour la France, l’Allemagne et les Etats-Unis.

La deuxième étape sera de faire du dépistage par prise de sang (il s’agit d’une phase de recherche et de validation pas encore déployée aujourd’hui). Ce diagnostic sera beaucoup moins lourd que la solution chirurgicale actuelle (gros impact économique et social ici). De plus, le suivi se fera sans opération pour éviter les récidives.

 

Leur entreprise est incubée au pôle d’Evry avec une première levée de fonds depuis 2011. Ils ont été lauréat Oséo avec 200 000 euros de subventions et une autre levée de fonds de 750 000 euros pour la commercialisation et la recherche.

Autant dire que j’ai été très impressionné par son parcours ! Très inspirant.

Inès Jacquemet : entreprendre grâce au marketing de réseau

Connaissez-vous le Marketing de Réseau (MLM) ?

Pour en savoir plus sur cette manière d’entreprendre, je vous propose de lire l’interview d’Inès Jacquemet, jeune entrepreneure passionnée tenant un blog sur l’entrepreneuriat et le marketing de réseau : Entreprendre-MLM

Bonne lecture et merci à Inès pour ses réponses.

Bonjour Inès. Pouvez-vous vous présenter et votre parcours ?

Je m’appelle Inès Jacquemet, j’ai 26 ans. Je suis originaire d’un petit village de l’Ain, près de Lyon. Pour vous décrire mon parcours, je suis en fait ingénieure de formation,  dans le domaine de la sécurité et de l’environnement. J’ai donc exercé pendant deux ans au sein de cette fonction dans différentes entreprises. Je me suis rapidement aperçu que je ne m’épanouissais pas dans mon travail : sensation de perdre mon temps, d’être enfermée dans une routine, de ne pas être à ma place, je m’ennuyais ! En tant que cadre, la perspective de ma carrière ne me réjouissait guère non plus : gagner en responsabilités et donc travailler de plus en plus… pour gagner de plus en plus, certes… mais à quel prix ? Mon expérience m’avait déjà montré que pour cela, je devais considérablement mettre ma vie privée de côté. Un sacrifice que je n’ai jamais consenti à faire. Consciente qu’on a rien sans rien, j’étais prête à beaucoup travailler, mais à ce moment là, je me suis dit « autant le faire pour moi et à ma façon : crée ton entreprise ». Plus qu’une simple idée, c’était devenu un vrai besoin. Le moment était donc venu de me prendre en mains et de tenter l’aventure entrepreneuriale. J’ai à ce moment là choisi une voie alternative : le marketing de réseau.

Qu’avez-vous entrepris et comment (vous pouvez présenter la notion de marketing de réseau) ?

Entreprendre, on est beaucoup à en rêver, mais peu à oser le faire. Et je n’ai pas dérogé à la règle en fait. Quand je me suis penchée sur mon projet de création d’entreprise, j’ai  comme été prise de vertige. J’ai simplement pris peur face à l’ampleur du projet, à l’ampleur des investissements, et face aux risques que j’allais prendre pour moi et ma famille. Je n’étais pas totalement prête à sauter le pas. C’est en cherchant un moyen qui me permettrait de créer mon affaire sans m’endetter ni prendre de risques trop importants que j’ai découvert le Marketing de Réseau (ou MLM pour l’abréviation anglophone). Pour expliquer brièvement le concept  du MLM, c’est un mode de distribution qui est apparu aux Etats-Unis dans les années 40. Les entreprises se sont en fait simplement rendues compte du pouvoir marketing de leurs consommateurs et du bouche à oreille. Naturellement, nous recommandons régulièrement à nos amis un bon restaurant, telle marque de shampoing, etc. Le MLM est basé sur ce « bouche à oreille » qui s’avère être en réalité un outil marketing très puissant. Développer son affaire dans le MLM, c’est ainsi contribuer à étendre le réseau de consommateurs (aspect vente/commercial) et de distribution (formation/accompagnement de nouveaux distributeurs) d’une marque au travers de la vente directe.

Plus concrètement, créer son affaire en MLM est très simple par rapport à une entreprise classique, notamment au point de vue administratif du fait que l’on débute généralement avec un statut mixte, celui de VDI (Vendeur Indépendant à Domicile). On est à ce titre reconnu en tant que salarié d’un point de vue social (charges sociales payées par la société partenaire), mais d’une micro-entreprise d’un point de vue fiscal. Ce statut est temporaire : une fois des revenus fixes, stables et conséquents, le statut évolue vers un statut de type SARL. Pour ma part, les formalités ont été très simples, ma société partenaire mettant à disposition un cabinet juridique et comptable qui s’occupe des démarches administratives.

En quoi cette solution a été la meilleure pour entreprendre pour vous ?

Je crois que si je n’ai pas osé me lancer dans un entreprenariat classique, c’était parce que je ne me sentais pas assez sécurisée. Tout me semblait compliqué et risqué. C’est en cela que le MLM a été pour moi une bonne solution pour finalement répondre à mes blocages et à mes peurs : un statut simple pour débuter (VDI), peu d’investissements nécessaires (150€ pour ma part), pas besoin de local, un concept « clé en mains » qui a fait ses preuves (là où j’avais des dizaines d’idées et où j’avais du mal à faire le tri) etc.

Par ailleurs, j’ai été très sensible au fait qu’en MLM, comme finalement en franchise, vous n’êtes pas seul, mais vous vous appuyez sur tout votre réseau d’indépendants, tant au point de vue des outils mis à disposition qu’au point de vue conseil, formation et coaching. Quand on choisit bien son réseau, on bénéficie d’un réel accompagnement tout au long du développement de son affaire, de personnes sur qui s’appuyer en cas de doutes ou de difficultés. Le fait finalement de ne pas être seule dans ma « galère entrepreneuriale » m’a permis de me sécuriser.

Le MLM était dans ce sens, pour moi, l’opportunité d’apprendre à devenir entrepreneur, à mon rythme, sans trop avoir de pression. C’est comme apprendre le vélo avec les petites roues. Le MLM peut être ces « petites roues » pour un entrepreneur débutant. Le MLM, qu’on souhaite simplement en tirer un complément de revenu ou créer son entreprise, n’est souvent qu’un tremplin. Un tremplin pour améliorer ses conditions de vie, pour réaliser d’autres projets professionnels, ou d’autres projets de vie. Pour ma part, il s’agit d’un projet qui va me permettre de financer d’autres projets professionnels de création d’entreprise par la suite. Le MLM permet non seulement d’acquérir des ressources financières supplémentaires, mais également d’apprendre énormément sur soi en apprenant, petit à petit, à adopter un état d’esprit « d’entrepreneur de sa vie ».

Vous avez également lancé un blog sur l’entrepreneuriat. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est un blog qui a pour but de faire le pont entre entrepreneuriat et MLM. Le MLM est encore très mal connu en France, avec tous les préjugés qui vont avec : activité précaire réservée aux compléments de revenu, voire illégale suite aux stigmates des scandales aux arnaques pyramidales des années 90.  Peu ont conscience du potentiel du MLM en tant que tremplin d’accès à l’entrepreneuriat. Je pense d’ailleurs que c’est une activité qui correspond beaucoup mieux à des entrepreneurs en herbe, qu’à des personnes qui recherchent un simple travail à domicile, et encore moins un travail à domicile « facile »… Il y a souvent d’ailleurs des erreurs de communication à ce sujet, ce qui attire vers le MLM des personnes qui ne sont pas prêtes à devenir indépendantes et qui n’ont pas l’esprit entrepreneurial nécessaire. Le blog Entreprendre-MLM est donc un mélange d’informations relatives au MLM, à l’entrepreneuriat, à l’entrepreneuriat via le MLM, au développement personnel etc. Informer, échanger, tordre le cou aux préjugés sont mes trois objectifs. Par ailleurs, c’est un blog qui est encore tout jeune, je dois donc encore beaucoup l’améliorer et l’enrichir !

Qu’est ce qu’entreprendre pour vous ?

Pour moi, Entreprendre ne se limite pas à créer son entreprise, mais c’est une véritable philosophie de vie. Créer son entreprise, c’est bien, mais entreprendre dans sa vie de tous les jours, c’est encore mieux ! Entreprendre signifie pour moi être acteur de sa vie, se prendre en mains, et créer la vie dont on rêve. Je crois que tous les entrepreneurs sont guidés par leurs rêves, alors que beaucoup passent leur vie à les refouler. Les entrepreneurs sont simplement des personnes qui n’acceptent pas de s’asseoir sur leurs rêves, et qui mettent tout en œuvre pour les atteindre.

Un dernier conseil à partager avec nous ?

Mon conseil ? Persévérance, confiance et énergie positive. Le travail fera le reste. On a tendance à croire que le succès dépend uniquement de la qualité d’un projet. Je crois que c’est faux. Vous pouvez avoir le meilleur projet du monde, si vous ne croyez ni en votre projet, ni en vous, ce sera perdu d’avance. La réussite dépend grandement de notre état d’esprit. J’ai l’habitude de dire « on est ce qu’on pense ». Pour réussir, il faut donc avant tout penser que l’on va réussir !


Voulez-vous vous lancer dans le MLM ? J’ai une opportunité à vous présenter :

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Participez au Prix Entrepreneure Responsable 2013 par EuropeanPWN

Sur Pourquoi Entreprendre, je vous propose régulièrement des actualités concernant des concours ou challenge entrepreneuriaux qui vous permettent de développer des compétences, votre réseau, votre expérience, et surtout de pouvoir gagner des prix qui vont booster votre projet.

Aujourd’hui mon article est destiné aux femmes entrepreneures, car ce concours pas comme les autres n’est réservé qu’à mesdemoiselles et mesdames : Le prix entrepreure 2013 par European Professional’s Women Network (PWN).

Qu’est ce que le Prix Entrepreneure Responsable 2013 par EuropeanPWN ?

EuropeanPWN est un réseau de femmes Entrepreneures et cardres supérieurs. Le PER (Prix Entrepreneure Responsable) souhaite aider les femmes entrepreneures dans le développement de leur entreprise. L’entreprise doit avoir moins de 5 ans et évoluer dans une démarche RSE ou responsable. En effet on constate qu’à partir de 3 ans les entrepreneures sont isolées et c’est une période clef pour prendre des bonnes décisions en terme de développement :
– faut-il embaucher ?
– faut-il une lever de fond ?
– faut-il revoir ses contrats juridiquement ?
– faut-il adapter son offre  ?
– faut-il revoir le marketing produit ? ….
EuropeanPWN propose pour la lauréate de gagner un an de coaching et de conseils par une équipe de bénévoles du réseau, expertes dans les domaines choisis. Par exemple, la lauréate de l’an passé, a bénéficié d’un accompagnement dans le montage de son dossier pour une levée de fond avec des expertes du réseau sur les aspects juridique et fiscale, résultat elle a levé 200 000€ sans les tracas administratifs et avec plus d’assurance. Elle doit solliciter des expertes sur d’autres sujets.

Comment y participer ?

La participation est simple, il faut télécharger le dossier en ligne sur www.prixentrepreneureresponsable.epwn.net
2013 sera la 3ème édition de ce prix.

Les  4 principaux critères de sélection

• La solidité du business modèle et sa dimension novatrice
• La démarche et l’impact sociétal, social et/ou environnemental du projet ou de l’entreprise, que ce soit dans son objet (santé, environnement, commerce équitable, éducation, lutte contre la pauvreté ou contre les discriminations), ou dans sa stratégie (management de la diversité, dialogue social, gestion du cycle de vie du produit, économies d’énergie…) ;
• La viabilité financière du projet ;
• Le besoin en accompagnement et en réseau de la candidate, afin de répondre aux défis de son entreprise.

Le Processus de sélection

• Novembre 2012 : sélection de 6 à 8 semi-finalistes par un comité de membres d’EuropeanPWN-France
• Janvier  2013 : vote en ligne par l’ensemble des membres d’EuropeanPWN-France
• Fin février : grand oral des 3 finalistes devant le jury présidé par Margaret Milan

Le Jury

• Marie-Christine MAHÉAS, co-présidente d’European-PWN-Paris
• Frédérique CLAVEL, présidente de Paris Pionnière
• Anne-Catherine HUSSON-TRAORÉ, DG de Novethic
• Viviane de BEAUFORT, directrice du cursus Entreprendre au Féminin à l’Essec
• Agnès FOURCADE, présidente de Femmes Business Angels
• Eve MAGNANT, VP Directrice de la RSE de Publicis Groupe

Un conseil pour optimiser ses chances :

Un bon dossier, une candidate motivée avec un projet viable plein d’ambitions et de perspectives de développement avec une approche responsable.

 

Pourquoi ce sont les entrepreneurs qui arriveront à relancer la France

La France n’est pas morte ! Il existe encore un futur que nous citoyen pouvons entreprendre. Voici l’interview d’Aude de Thuin qui nous rappelle grâce à son initiative Osons la France, à quel point les français sont encore plein de ressources pour avancer et construire l’avenir.

La crise, le chômage, des dirigeants et artistes qui fuient le pays en changeant de nationalité (en référence à Bernard Arnault)… Avec un tel contexte, on pourrait croire que le navire France est à abandonner au plus vite ! En plus, vu les taxes qui nous tombent dessus, il existe plein d’autres « eldorados » sur Terre pour recommencer sa vie.

Pourtant, même si nous nous plaignons de cette France, il existe de nombreux points positifs et optimistes dont il ne faut pas oublier. C’est justement pour remettre de l’optimisme, du positif, de l’envie, de l’énergie et de l’état d’esprit entrepreneurial qu’Aude de Thuin a créé en 2012 le forum Osons La France. Une initiative noble, menée par cette serial entrepreneure que j’ai eu l’honneur d’interviewer.

Voici sans attendre son témoignage !

Son parcours

Aude de Thuin a le virus de l’entrepreneuriat : elle en est à sa cinquième société créée et développée aujourd’hui. D’ailleurs elle est partie sur un rythe d’une société par décennie avec le parcours suivant :

  1. Un journal pendant la 20 aine
  2. Du marketing direct dans la trentaine
  3. Arts du Jardin ensuite
  4. Women’s Forum
  5. Le Forum Osons la France

Sa première entreprise fut plutôt une expérience entrepreneuriale qu’une vraie entreprise au sens juridique du terme. Mais ses autres expériences ont eu beaucoup plus d’ampleur. L’art du jardin fut sa première expérience avec un « échec » commercial. Elle a du revendre sa société dans ce contexte.

Sa vie pris un véritable tournant lorsqu’elle a assité au forum de Davos : ce forum réunissant les personnes les plus puissantes et influentes de la planète n’est composé que de 3% à 5% de femmes ! Pourquoi les femmes sont-elles si peu représentées ? Alors pourquoi ne pas faire un forum uniquement pour les femmes ? C’est ainsi qu’elle créa le Women’s Forum. Une vraie bénédiction pour elle, en plus d’avoir une activité utile au niveau sociétal (une des sphères du développement durable) elle c’est créé un métier qui la passionne tous les jours. Cependant cette aventure n’a pas pu continuer comme elle le souhaitait car en 2008 arrive la crise. Couplée à la visite du DalaiLama en France alors que le forum se passe à Shanghai, elle a du revendre son projet à Publicis pour que ce dernier survive. Elle sacrifia son métier pour sauver sa société.

Mais elle ne s’avoue pas vaincue pour autant. Après avoir beaucoup voyagé elle fut une découverte surprenante pour nous français. Saviez-vous quels sont les deux pays les plus « attirants » du monde ? Les Etats-Unis et la France ! Oui la France reste un pays très attractif dans le monde. C’est alors qu’en 2012, elle libère son côté « fou » de l’entrepreneur pour lancer une nouvelle initiative en France: le forum Osons La France.

Pourquoi lancer l’initiative Osons La France ?

« Les français ont un rôle à jouer ». Aude de Thuin complète son propos :

Nous vivons dans une société assistée, dans laquelle nous pensons n’avoir que des droits mais pas de devoirs. Or nous sommes dans une crise et nous ne pouvons plus vivre dans le monde d’hier. Il faut construire le monde de demain.

Il existe de nouveaux business models à développer, de nombreuses possibilités à exploiter. La situation est grave mais ça peut encore bouger. Nous avons une obligation d’agir

Elle précise d’ailleurs que le site sera en français et en anglais pour montrer au monde que la France ose.

D’ailleurs pour elle, une entrepreneur est :

  • un créateur d’entreprise
  • une personne à l’intérieur d’une entreprise qui a envie de la faire bouger, de la faire avancer

Dans une entreprise, en temps de crise, il existe deux types de réactions :

  • repli sur soi (on ne bouge pas car on a peur)
  • prise de risque pour faire évoluer les choses

C’est sur ce dernier point que le forum Osons la France agit. Car l’entrepreneur n’a pas le choix : soit il avance, soit il meurt.

En quoi consiste le forum Osons la France ?

Il s’agit d’un forum dont les politiques n’ont pas le droit de parole. Ils peuvent écouter mais pas parler. Pourquoi ? Car nous les entendons suffisamment à la télé et que le forum Osons la France a pour but de donner la parole à ces personnes qui agissent, quoi font bouger les choses mais dont nous n’entendons pas parler. C’est ainsi que 90% des speakers sont inconnus du grand public. Son rôle est donc de dénicher ces personnes discrètes et de les encourager à témoigner.

Voici le programme des conférences qui tournent autour du mot oser :

  • ils ont osé avant les autres
  • ils osent (prennent des risques et pensent différemment)
  • il faudrait oser (par exemple, il faudrait oser être heureux)
  • ailleurs ils osent (témoignages d’initiatives étrangères)

Il s’agira de conférence avec une seule personne qui parelra 15 min (un peu comme TED) ou de tables rondes lorsqu’il y aura des débats.

Quelles sont les nouveautés de Lille par rapport à la première édition de Paris ?

L’édition de Lille aura lieu le 27 septembre à Euratechnologies. Le mot clé de cette édition sera « mutation », ou « muter ». Un choix en accord avec Lille car cette région qui a été totalement dévastée a réussi à muter pour retrouver une nouvelle dynamique.

Les conférences et les conférenciers seront choisis par rapport à ce mot clé (comme avec par exemple un astrophysicien spécialisé sur le changement de paradigme).

Il y aura 4 forums par an en France : 1 sur Paris et les 3 autres en province.

Quels ont été les résultats de la première initiative à Paris ?

Tout d’abord, ils ont été surpris pour le nombre de participants : 2000 au lieu des 600 prévus initialement. S’en est suivi d’une myriade de mails et de courriers de remerciement pour toute cette énergie et motivation partagée lors de cet évènement. Ensuite, a été créé un fond de dotation pour aider les entrepreneurs qui auront passé le speed dating Osons la France. Enfin, les organisateurs vont imprimer et mettre à disposition en ligne un carnet des tendances issu de cet évènement (très utile pour ceux qui ne pourront pas y assister).

Un dernier message aux entrepreneur

« Essayez d’être solidaires entre entrepreneurs. Nous sommes isolés et souvent attaqués alors que ce sont nous qui créons les emplois. Nous avons raz-le-bol d’être attaqué et pour aller de l’avant, nous avons besoin de nous entre-aider ».

 

credit photo : le monde