Scandles, gérer la complexité du web par Arnaud Boscher

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Aujourd’hui, créer sa boutique en ligne est devenue simple grâce au Web. Mais entreprendre via Internet nécessite tout de même de la réflexion ainsi qu’une étude précise de son projet en amont. En effet, le choix est vaste et il existe une abondance de solutions à des coûts variables. Arnaud Boscher, de Scandles, nous fait part de son aventure entrepreneuriale dans la vente en ligne de bougies parfumées de luxe malgré la complexité d’Internet.

Pourquoi et comment votre entreprise est-elle née ?

Scandles est partie d’une idée familiale. Mon père et moi même savions que le E-commerce était en pleine croissance depuis quelques années. Nous avons estimé qu’il était important pour nous de se lancer dans cette activité passionnante. L’idée des bougies parfumées est venue de ma mère, passionnée de bougies parfumées. Seulement, avoir une affinité pour le produit n’est pas suffisant sur le Web, il faut être en mesure de diffuser notre passion également. Nous nous sommes donc lancés dans une longue aventure de création, référencement et bon fonctionnement du site.
La boutique en ligne de bougies parfumées Scandles est née ainsi le 28 Août 2012, qui plus est jour d’anniversaire de ma mère (petit clin d’œil), car c’est en partie grâce à elle que les bougies sont là aussi !

Quel est le plus gros challenge auquel vous avez du faire face ?

Apprendre la complexité du Web. En effet, créer une boutique en ligne n’est pas si facile que ça. Je dirais même que pour se lancer dans le E-commerce, il faut prendre conscience de plusieurs choses. Mais si je n’avais à en retenir qu’une, la plus importante : il faut y passer du temps, à vrai dire quasiment tout son temps, normal c’est ça la création d’entreprise. Et cela se justifie encore plus sur le Web. Votre site doit vivre, proposer régulièrement du contenu, être populaire. Et tout cela en tenant compte de la concurrence qui en fait autant sur votre secteur d’activité. Donc, pour se lancer dans la création d’un site marchand, il faut être passionné.

Quelle a été votre première réaction face à ce défi ?

Whaw, c’est génial. Ma première réaction a été surtout la polyvalence du métier que nécessitait un tel défi. Être gestionnaire, toucher à l’informatique, animer une communauté sur les réseaux sociaux, être livreur…bref faire un peu tout et ça c’est super. Je me suis dit qu’en quelques mois de start-up, j’allais apprendre beaucoup plus que des années dans n’importe quelle entreprise. La vie prend tout de suite un sens car c’est notre projet, notre vision de l’entreprise, nos objectifs, nos idées. Un peu de narcissisme ne fait pas de mal de temps en temps.

Comment avez-vous fait pour analyser la situation avant d’y faire face ?

La question ne se pose pas. Pour réussir, il faut travailler, être sérieux, s’imposer un rythme. Comme c’est une toute nouvelle expérience pour moi, je m’investis pleinement afin d’espérer voir la boutique Scandles vivre encore d’ici les prochaines années.

Quelles décisions avez-vous prises pour mettre en exécution des actions concrètes ?

Cela fait à peine un an que l’entreprise Scandles vie, 7 mois pour être précis. En 7 mois, il a fallu faire des choix d’ordre technique (serveur, hébergement, ergonomie du site), commercial (fournisseur, livraison, système de paiement) et de notoriété (animation réseaux sociaux, blogs). Ces choix ont suivi simplement l’idée que l’on souhaite se faire de notre marque, à savoir des bougies parfumées de luxe.

Quelle méthode avez-vous utilisée ?

Une des clés de notre réussite est l’aspect communautaire, mais je ne vous dévoilerai pas tout nos secrets. La philosophie de l’entreprise est « le client est ROI ». Je pense qu’en disant ça, j’ai tout dit. Le relationnel existe aussi dans le Web 2.0.

Qu’avez-vous retenu de cette situation aujourd’hui ?

Créer son entreprise n’est pas une opération à prendre à la légère. J’ai 25 ans et j’ai pu vivre cette expérience. J’ai appris énormément.
Je vois autour de moi beaucoup d’autres personnes de mon âge ayant des bonnes idées, mais il y a un gap entre « avoir des idées » et mettre en place ses idées. Ce gap, c’est l’argent à investir au départ. Seriez-vous prêt à investir dans votre idée ? Je pense que toute idée est bonne à prendre, tout dépend de comment sera mise en place cette idée.

AUTEUR

Audrey Hoarau

Chargée de projets évènementiels et audiovisuels sur Pourquoi Entreprendre, je travaille également en tant que responsable partenariats de la Troupe du 3ème Acte (la référence du théâtre sénior).

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