Mieux vaut partir du besoin plutôt que de l’idée

Avoir trop d’idées : voilà un problème auxquels de nombreux entrepreneurs font face.

Dans cet article, je parlerai de ce problème (que je vis régulièrement à titre personnel), et une bonne pratique à adopter pour éviter de tomber dans cet écueil.

Pourquoi trop d’idées est un problème ?

Parce que lorsque l’on est dans un état d’esprit entrepreneur, le principe est de matérialiser ses idées en réalisations concrètes (j’en parle dans mon ouvrage « L’Aventure Entrepreneuriale »). Mais la matérialisation d’une idée en projet puis en résultat concret demande du temps et de l’énergie, les deux ressources précieuses de l’entrepreneur.

Imaginez que vous soyez un entrepreneur indépendant dans le domaine de la formation. Vous vous lancez avec un programme innovant pour les managers des entreprises du BTP. Au fil des missions et des rencontres vous découvrez que ce programme intéresserait fortement les managers du domaine de l’automobile également ! Sentant l’opportunité commerciale, vous décidez d’aller démarcher des clients potentiels dans ce domaine. Mais cela vous épuise car vous n’avez pas de réseau dans ce milieu contrairement au BTP dans lequel vous vous sentez comme un poisson dans l’eau. Vous passez des journées à trouver les bons interlocuteurs, à vous présenter et à tenter de décrocher des rendez-vous. Vous comprenez maintenant le principe de prospects chauds et de prospects froids…

Au final plusieurs semaines se seront écoulées avant de décrocher le premier entretien. Et pendant ce temps, votre activité du BTP a fortement ralenti.

Ici, je vous présente un cas de figure simplifié avec une seule idée supplémentaire par rapport au projet de départ. Parfois ce n’est pas une mais 5 ou 6 qui peuvent disperser l’énergie et le temps de l’entrepreneur. Et cela est encore plus fort si vous êtes comme moi, un « slasher » (par exemple je suis coach/auteur/formateur/consultant/conférencier).

Comment éviter le piège de l’idée et rester efficace ?

La clef c’est de partir du besoin, en vous assurant de répondre à un besoin fort, vous vous assurez d’être écouté et entendu par les personnes concernées, surtout si ce besoin n’a pas encore été traité.

Prenons un exemple : celui de la résiliation de contrat. C’est quelque chose d’ennuyeux et dont l’on aimerait bien se passer. Lorsque vous déménagez à l’étranger par exemple, résilier l’abonnement téléphonique n’est pas la priorité #1 de votre liste, et pourtant, cela reste important. Une entreprise a décidé de traiter ce besoin avec https://www.sepastop.eu/fr-fr/.

Le concept est assez simple : simplifier la résiliation de contrat et mettre fin aux prélèvements automatiques, à travers un outil en ligne facile d’utilisation. En envoyant des lettres personnalisées selon la demande de résiliation, ce service fait gagner du temps aux familles.

Dans ce cas de figure, l’offre est centrée sur le besoin et donc sur le client. Cela permet de rester simple et surtout d’éviter de tomber dans « l’egocentrisme » lorsque l’on pense que l’idée que l’on a eu est géniale (et du coup que nous sommes un génie). De plus, vous mettez vraiment le client au centre, pas l’idée en elle-même. Or, quel est le rôle d’un entrepreneur si ce n’est rendre service aux autres (en répondant aux besoins) ?

Mon message ici n’est pas de dire qu’il ne faut pas avoir d’idées, mais qu’il est beaucoup plus sain et efficace de partir du besoin pour bâtir son idée. Tout le monde en bénéficiera, le client, votre entreprise, et vous.

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