Interview de Jean-François Carlotti sur la gestion de carrière

Jean-François Carlotti s’exprime sur la gestion de carrière et la recherche d’emploi via son blog. Découvrez dans cette interview ses conseils sur le sujet !

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Jean-François Carlotti du blog Ma carrière en main – mais tout le monde me surnomme « Jeff » – et j’aide les personnes à faire un métier qui les fait vibrer !

Si ces personnes ne savent pas quel métier faire, je les aide d’abord à identifier les verbes d’action qui les enthousiasment et pour lesquels elles font preuve de talent. Puis, je continue avec l’identification de leurs valeurs (respect, autonomie, rigueur, etc.) et de leur environnement de travail idéal.

Tous ces éléments leur permettent de savoir ce qui est « bon » pour elles professionnellement, d’avoir des idées de métiers et de pouvoir juger si un métier donné peut leur correspondre ou non.

Si ces personnes savent déjà quel métier les fait vibrer, mais ne réussissent pas leurs processus de recrutement – qu’elles soient en poste ou non -, je les accompagne sur :

  • leur stratégie de recherche d’emploi ;
  • la réalisation d’un CV et d’une lettre de motivation ;
  • et la prise de parole en entretien d’embauche.

Mais je les accompagne en leur donnant des conseils atypiques pour les aider à sortir du lot en allant chiner des astuces dans le monde de la communication et du marketing. Mais chuuut ! C’est un secret 😉

Quelle est votre vision de la gestion de carrière ?

La société tend à nous imposer une certaine vision de la réussite : un poste à responsabilité dans une grande entreprise avec un haut salaire, etc. Or, cela ne correspond pas aux envies de tout le monde, ce qui peut conduire à un burn-out.

En effet, si vous suivez un chemin qui ne vous correspond pas, vous risquez de souffrir jusqu’à ce que vous mettiez votre ego de côté et que vous preniez le temps de vous demander ce que vous aimeriez réellement faire professionnellement.

À ce titre, le livre Real Ambition de Psychologies Magazine propose une nouvelle définition de ce que sont la réussite et l’ambition. Pour les auteurs, la réussite, c’est de faire ce que l’on aime et, l’ambition, c’est de vouloir faire ce que l’on aime.

Je dirais donc que, selon moi, bien gérer sa carrière revient à, constamment, identifier et suivre ses envies. Cela demande alternativement de l’introspection et de l’action.

Quel est le futur de l’emploi selon vous ?

Malheureusement, je ne suis pas Dieu. Je ne peux pas prédire l’avenir :). Je vais donc répondre à cette question en vous faisant part de quelque chose que j’ai découvert grâce à Lexane Sirac du blog Réussir mes Études et que j’aimerais bien voir se développer davantage dans le futur.

Il s’agit des entreprises qui forment en interne les personnes qu’elles recrutent. Car, de cette manière, on s’affranchit de l’une des quatre dictatures du marché de l’emploi dont parle Hervé Bommelaer dans son livre Trouver le bon job grâce au réseau : « Vous voulez changer de métier ? Votre candidature devient aussitôt louche, marginale et non recommandable. »

Tenez, au moment où j’écris ces lignes, je me rappelle avoir entendu Olivier Roland – un entrepreneur français – dire que l’Amérique avait quelques années d’avance sur la France. Et, du côté des États-Unis, Roy Spence nous apprend dans son livre It’s Not What You Sell, It’s What You Stand For: Why Every Extraordinary Business Is Driven by Purpose, que les entreprises pérennes sont celles qui ont un but visant le bien de l’humanité. Car, grâce à cette finalité, elles arrivent à la fois à motiver leurs clients et leurs salariés.

Personnellement, je rêve d’un monde où les gens réfléchissent à ce qu’ils aiment faire et ciblent des entreprises dont ils partagent les valeurs et la finalité. Je rêve d’un monde où les entreprises savent identifier les talents de leurs salariés et leur proposent des postes leur permettant de mettre en oeuvre ces talents en faisant ce qu’ils aiment.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes voulant bien gérer leur carrière, que ce soit en tant que salarié ou en tant qu’indépendant ?

J’inviterais ces personnes à oser payer le prix de leur épanouissement professionnel. Je m’explique. Lorsque l’on réalise un travail qui ne nous permet pas d’être épanoui la grande majorité du temps, nous sommes face à un choix :

  • ne rien faire ;
  • ou bien changer quelque chose.

Cela semble anodin en apparence, pourtant les conséquences sur la gestion de notre carrière peuvent être bien différentes. Dans le premier cas, nous sommes passifs, spectateur de notre vie. Tandis que dans le deuxième, nous devenons acteurs, nous prenons notre carrière en main !

Cependant, faire quelque chose de différent nous oblige à sortir de notre zone de confort et cela peut être déplaisant. Sauf qu’il s’agit d’une souffrance passagère visant à un mieux-être à moyen et long terme.

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