Entrepreneur : gérez-vous les risques ?

risk et risques

Boostez votre cerveau

Comme je le précise dans l’état d’esprit entrepreneurial, l’entrepreneur possède cette capacité à prendre des risques. Mais est-ce que cela veut dire qu’il ne les mesure pas ? Qu’il ne les gère pas ?

« N’allez pas où le chemin vous mène. Allez là où il n’y a pas de chemin et laissez une trace ». –

Ralph Waldo Emerson

Ralph Waldo Emerson

Voici une citation qui illustre bien l’état d’esprit de l’entrepreneur. Et pas uniquement le créateur d’entreprise, ou le repreneur. Mais aussi la personne qui partage cet état d’esprit tout en travaillant dans une organisation (privée ou publique), ou qui mène un projet personnel ou associatif qui lui tient à coeur. L’entrepreneur aime sortir des sentiers battus : c’est ce qu’il fait lorsqu’il veut « innover« . Il veut trouver sa propre voie. Mais dans ce cas, il s’agit d’une prise de risque : avancer dans l’inconnu et donc être exposé à un danger est la définition même du « risque ».

Fait de s’engager dans une action qui pourrait apporter un avantage, mais qui comporte l’éventualité d’un danger : Avoir le goût du risque. selon le Larousse.

Cette tendance de l’entrepreneur l’expose à un certain nombre de risques qui peuvent certes stimuler, mais aussi inquiéter.

Pourquoi est-ce important de gérer le risque ?

Mettez-vous tous vos oeufs dans le même panier ? Connaissez-vous l’expression ? La question implicite est « et si votre parier tombe par terre, que mangerez-vous ? ».

Mais encore faudrait-il savoir quels sont ses oeufs et quels sont nos paniers.

Si par exemple vous vous dites que vous allez diversifier votre activité de formation en vous positionnant sur deux spécialités différentes, avez-vous changé de panier ? Pas sûr à moins que le business model soit différent.

Si l’on reste sur cette analogie des oeufs et du panier, je pense que les oeufs correspondent à un projet, et que le panier correspond à un business model, ou autrement dit, du « qui paye ? », « d’où vient la rémunération ? ». Si tous vos projets reposent sur le même business model, c’est à dire si c’est la même catégorie de clients ou de personnes qui payent, serez-vous protégé dans le cas où leur secteur soit en grave crise ? C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses entreprises ont des offres BtoC (Business to Consumer ou autrement dit vente aux particuliers) et des offres BtoB (Business to Business ou encore vente aux professionnels).

Adopter ce recul me semble être important pour savoir si l’on a pris un risque ou pas dans ses projets entrepreneuriaux pour éviter de se retrouver à nu en cas de problème. L’entrepreneur peut savourer cette sensation de risque qui augmente l’adrénaline, mais peut-être qu’en avoir conscience est important…

Comment gérer le risque ?

Pour répondre à cette question, je propose que nous observons les experts dans le domaine : les assureurs (les groupes d’assurances ou encore des comparateurs comme Les Furets). J’ai pu réaliser l’interview d’un fondateur d’un des groupes d’assurances les plus connus en France, et un article sur une autre assurance également sur YesYouDo.

Les conseillers en gestion de patrimoine vont par exemple vous conseillez de ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier. En somme, diversifiez vos placements et investissements, surtout en temps de crise. Les groupements d’assurances suivent rigoureusement ce conseil : ils ont considérablement diversifié leurs offres d’assurance. C’est ainsi que vous pouvez souscrire à une assurance habitation comme celle de la Banque Nationale, une assurance vie, une assurance voiture, une mutuelle santé… Et pas uniquement en tant que particulier ! En tant qu’entreprise privée ou publique, et même l’Etat… Bref les assurances ont aussi bien diversifié leurs oeufs que leurs paniers. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles elles sont moins affectées que les banques pour la crise.

De même, lorsqu’ils font un diagnostic, ils arrivent à créer diférents scénarios qui peuvent se dérouler : les bons et les mauvais. Ils anticipent ! Cette capacité de visualisation, de vision, leur permet d’être préparé en cas de mise en danger. C’est le concept même des assurances habitation par exemple, le scénario catastrophe ou votre maison prend feu… Difficilement concevable, mais cela peut arriver tout de même.

En tant qu’entrepreneur, dresser une liste des possibles, positifs comme négatifs, peut être utile pour s’armer contre des situations complexes.

Pour ma part, j’utilise les mindmaps et le backcasting pour organiser de manière visuelle ces risques. Ces risques sont organisés par projets et familles de projets. Cela permet donc de voir dans quels paniers on met ses oeufs.

Et vous, que faites vous pour gérer les risques ?

Si cet article obtient plus de 20 commentaires détaillés sur vos techniques et astuces pour gérer les risques entrepreneuriaux, je créerai un livre numérique compilant les réponses (avec un maximum de visibilité aux participants), avec un article détaillé par la suite et enfin une surprise que je vous dévoilerai plus tard.

AUTEUR

Jérôme HOARAU

Fondateur de Pourquoi-Entreprendre.fr, co-fondateur de La-Semaine.com et de creapreZent.fr, coach Efficacité Professionnelle et Parler en Public. Je suis l'auteur de plusieurs ouvrages dans le domaine de l'efficacité professionnelle et du leadership que vous pouvez retrouver ici : Livres Efficacité Professionnelle et Leadership.

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6 commentaires
  • Ecrire et s’enrichir

    Merci pour ce très bon article.
    Je viens de me lancer dans l’entreprenariat, la gestion des risques est un domaine que je dois encore travailler. Je vais ainsi approfondir tes tuyaux, mindmaps et backcasting.
    Toujours est-il que cela devient compliqué de diversifier son business si l’on est spécialisé dans un niche spécifique au périmètre limité. Sauf à se lancer dans une nouvelle niche…
    A bientôt, Fred

  • Fabien HENON

    Article intéressant !
    Pour ma part lorsque je créerai mon entreprise je compte faire comme mon prof de sécurité m’avait appris lorsque j’étudiais au Mexique:
    On étudie tous les risques possibles (incendies, vols, séismes, crash, etc…) et on leur attribut à chacun un coefficient de probabilité que ça arrive. Ensuite pour chaque catastrophe on indique le cout si jamais cela arrivait. Finalement on fait le calcul entre le coefficient et le cout et ça nous donne l’argent qu’il faut consacrer à ce type de catastrophe.
    Cela permet de répartir intelligemment l’argent dans la sécurité de notre entreprise en fonction des différents risques, de leur cout et de leur probabilité d’apparition.

  • Fabien HENON

    Mmh, disons qu’elle n’est pas plus « matheuse » à mettre en place qu’un business plan dans lequel on fait des calculs pour étudier le marché et faire des prévisions 🙂

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